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Dégât des eaux - prévention, assurance et indemnisation |
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Le dégât des eaux est normalement
couvert par toutes les multirisques-habitation. Vérifiez tout de même que c'est
bien le cas avant de souscrire votre contrat, car c'est un sinistre fréquent (de
500.000 à un million de cas chaque année en France). La
notion de dégât des eaux n'est pas extensible aux autres liquides.
Le dégât des eaux peut avoir de multiples origines, de la fenêtre laissée
ouverte jusqu'à la rupture de canalisation. Il peut toucher les biens mobiliers
ou immobiliers, et met souvent en cause deux logements ou plus : une inondation
chez l'un se transforme en plafond trempé chez l'autre. |
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Comment
prévenir un dégât des eaux ? |
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Sachez où se trouve les robinets
d'alimentation en eau de votre logement. Ils doivent être accessibles à tout
moment.
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Chez vous : inspectez les conduites
d'eau, vérifiez qu'elles ne cheminent pas dans des endroits inaccessibles. Des
trappes amovibles doivent en permettre l'accès (sous la baignoire, etc...).
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Dans les parties communes :
l'entretien des conduites communes incombe au syndic. A titre de précaution, il
doit conserver les plans de l'installation hydraulique de l'immeuble, et tenir à
jour le relevé écrit des interventions d'entreprises sur cette installation. Les
travaux lourds sont normalement garantis pour dix ans par l'entreprise qui les a
réalisés.
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Ne quittez jamais votre domicile en
laissant une fenêtre même entrouverte, un changement de temps peut survenir dans
la journée.
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Attention à l'état de votre toiture
et en automne ne laissez pas les feuilles obstruer les gouttières
(dans une copropriété, la commande des travaux incombe au syndic).
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Interrompez la circulation générale
de l'eau en cas d'absence même de courte durée ( 8 jours). En hiver, maintenez la chaudière en
position hors-gel. La formation de glace à l'intérieur d'une conduite entraîne
un risque majeur de rupture pouvant occasionner un sinistre important.
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Les tuyaux passant à proximité de
l'air extérieur (soupirail etc...) doivent être protégés par une gaine, pour
éviter le risque de formation d'un bouchon de glace.
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Votre logement doit être
correctement ventilé, isolé et chauffé : les dégâts des eaux par condensation,
insidieux, qui pourrissent lentement les murs, ne sont en général pas garantis
par les assurances.
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Surveillez votre compteur d'eau, une
consommation injustifiée peut correspondre à une fuite.
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Surveillez l'état des joints autour
des sanitaires (baignoire).
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Etes-vous
couvert par votre assurance ? |
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Les exclusions
Certains dégâts des eaux ne sont pas couverts par votre assurance.
Notamment, le ruissellement à l'intérieur
d'un logement d'eaux
"venant du sol" n'est généralement pas garanti. La loi oblige néanmoins
l'assureur à intervenir dans le cas de ruissellement dû à une catastrophe
naturelle (crue...). De même, certains assureurs ne remboursent pas les
dégâts dus à un "défaut de
réparation" ou "défaut d'entretien caractérisé et connu de l'assuré".C’est
souvent le cas, par exemple, de ceux qui sont dus à l’humidité ou à la
condensation dans un logement, qui sont la conséquence d’une fuite sur une
canalisation enterrée, due à un défaut d’entretien. Certains contrats
excluent aussi les infiltrations d’eau dans la façade ou par les fenêtres.
Il vous faut donc impérativement lire ou relire le paragraphe "exclusions de la
garantie" du chapitre "dommage aux biens " de votre contrat.
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La malfaçon
Un dégât des eaux peut avoir une malfaçon pour origine, ou facteur
aggravant. Dans ce cas, le lésé est indemnisé par sa compagnie, qui
demandera ensuite à l'entrepreneur de remettre aux normes l'installation
défectueuse, au titre de la garantie "recours-protection juridique" (si
toutefois elle a été souscrite). En effet, l'assureur ne rembourse jamais la
réparation de la cause du sinistre, qui incombe à l'assuré. Mais, dans ce
cas de malfaçon, l'assuré n'a pas lui non plus à assumer l'incompétence de
l'entrepreneur. Il se retourne donc contre lui, aidé de son assureur. Si
l'entrepreneur refuse d'agir, l'assuré devra, avant d'entreprendre lui-même
les travaux, faire constater la malfaçon par un expert judiciaire. Dans ce
cas, et dans ce cas seulement, le recours contre l'entrepreneur pourra se
poursuivre. L'intervention de l'expert judiciaire (à ne pas confondre avec
expert d'assurances) peut éventuellement, selon le contrat souscrit, être
remboursée à l'assuré.
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Qui rembourse ?
Si vous êtes victime d'un dégât des eaux, vous serez indemnisé, quel que
soit le responsable, à condition que la cause du sinistre soit garantie par
votre contrat. Exemple : certains assureurs ne garantissent pas les dégâts des
eaux dus à une fenêtre laissée ouverte. Nous vous incitons une nouvelle fois à relire le paragraphe "exclusions de
garantie" du chapitre "dommage aux biens" de votre contrat.
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En
cas de sinistre - les premières mesures à prendre |
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La première chose à faire est
d'identifier l'origine du dégât. Elle peut tout aussi bien se trouver chez vous
que chez un voisin ou dans les parties communes. Une fois l'origine déterminée,
agissez en conséquence : fermez l'arrivée d'eau, au besoin en appelant le
concierge ou un plombier à la rescousse. Si l'origine d'un dégât important est
dans un appartement inaccessible, vous pouvez en appeler à la force publique.
Les pompiers sont habilités à entrer de force dans un logement, si la situation
le justifie.
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Si vous
pataugez dans l'eau, appelez une entreprise spécialisée, ou les pompiers : ils
sont équipés pour épuiser et assécher les logements inondés, gratuitement ou non
selon les départements.
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Faites sécher les locaux (aération,
chauffage...) et les biens endommagés. S'il s'agit de vêtements, faites-les
nettoyer si nécessaire et conserver les factures du pressing.
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Ne jetez pas les objets endommagés
avant que l'expert les ait examinés (y compris les rouleaux de moquette etc...)
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Comment
utiliser le
constat amiable ? |
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Tout comme pour les accidents de la
circulation, il existe un constat amiable de dégâts des eaux, disponible chez
votre assureur. Chaque lésé doit remplir les deux pages du constat avec l'auteur
du sinistre.
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De plus en plus d'assureurs
acceptent les déclarations de sinistre par téléphone. Mais comme on vous
demandera, par oral, les renseignements qui auraient été consignés dans le
constat amiable, mieux vaut remplir le document écrit, ne serait-ce qu'à titre
d'aide-mémoire.
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Obtenez et indiquez le nom de la
compagnie d'assurances du tiers avec qui vous remplissez le constat (la seule
mention du nom de l'agent ou du courtier d'assurances fera perdre son temps au
rédacteur). Le nom de la compagnie assurant l'immeuble en dégât des eaux est
disponible auprès du syndic ou du propriétaire. Pensez à le demander, sans
attendre la survenue d'un sinistre.
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A la case "nature de l'immeuble",
cocher "immeuble locatif" s'il appartient à un propriétaire unique et
copropriété s'il appartient à plusieurs copropriétaires.
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Si vous n'avez pas de constat
amiable, vous pouvez envoyer à votre assureur une déclaration sur papier libre,
en précisant la date, les causes et circonstances du sinistre, la nature et
l'importance approximative des dommages (les vôtres comme ceux des tiers),
éventuellement les coordonnées du ou des présumés responsables, et celles de son
assureur.
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Envoyez le constat (ou votre
déclaration) par pli recommandé à votre assureur au plus tard dans les 5 jours
après la constatation du sinistre. La date de constatation du sinistre est celle
où vous apercevez qu'il y a véritablement préjudice. Pour éviter les mauvaises
surprises avec votre assureur, n'inscrivez pas, sur le constat, de phrases du
type "Depuis un mois, j'étais témoin d'une auréole au plafond, qui est allée en
grandissant". Votre assureur serait alors en droit de se demander s'il a subi un
préjudice du fait de votre déclaration tardive, ce qui le pourrait légalement le
conduire à ne pas vous indemniser. Le principe général :
l'assuré est profane (il n'est pas expert, il peut de bonne foi s'être trompé
sur l'importance du sinistre), mais il est vigilant et diligent. Mieux vaut donc avertir son assureur au plus tôt.
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Dégâts
matériels et immatériels |
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Un dégât des eaux produit en
général des dégâts matériels (au mobilier ou à l'immobilier), et parfois des
dégâts immatériels (pertes de revenu, pertes de jouissance). Ces deux types
de dégâts sont comptabilisés séparément.
Exemple : si une
pièce est rendue inhabitable pendant la durée des travaux réparant le
dégât, certains assureurs calculent la valeur locative de la pièce au
prorata du loyer total et de la durée d'inoccupation, et indemnisent
l'assuré du montant ainsi obtenu.
En plus des dégâts matériels
proprement dits, l'assureur rembourse également les frais occasionnés
par le dégât, à l'exclusion de la remise en état du matériel ou de
l'installation qui a causé le sinistre. Sont notamment pris en charge
les frais de recherche des fuites, d'assèchement, de déplacement des
meubles, et de nettoyage. Certains contrats remboursent l'excédent de
facture d'eau occasionné par la rupture d'une canalisation.
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Plus
ou moins de 1600 € de dégâts ? |
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Les sinistres occasionnant moins de
1.600 € hors TVA de dégâts matériels ou moins de
800 € de dégâts immatériels (perte de loyers,
perte d’usage…) entrent dans le champ d'une convention
passée entre les compagnies d'assurance exerçant en France, dite Cidre,
qui raccourcit les délais d'indemnisation. Dans ce cas,
la franchise ne s’applique pas (sauf sinistres répétitifs), et la vétusté des
embellissements est réduite de 30 % à seulement 5 % du coût des travaux.
Pour les sinistres qui n'entrent pas dans ce cadre, le processus de
remboursement peut être assez long. En effet, les textes veulent que la réunion
contradictoire des experts ait lieu au moins 21 jours après la date de lancement
des invitations à cette réunion. Ce délai est destiné à permettre au
destinataire de la convocation d'organiser sa participation. |
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Quel est le rôle de l'expert
? |
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L'expertise est systématique en cas
de dégât des eaux supérieur à 1600 €. Un expert désigné par votre société
d’assurances viendra évaluer les dommages. Il relate les
causes et conséquences du dégât, chiffre le dommage, et propose un montant
d'indemnisation. Il est important que vous soyez là pour lui
donner des explications et défendre votre point de vue. A charge ensuite
au gestionnaire de la compagnie d'assurances de déterminer les responsabilités,
fixer le montant de l'indemnisation, et régler le sinistre.
L'expert est payé par celui
qui le commandite, en général l'assureur du lésé.Si votre contrat comporte la garantie « honoraires
d’expert » ou le cas échéant « frais de recherche des fuites », votre assureur paiera alors tout ou partie de ses honoraires. |
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Les
travaux de réparation |
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L'indemnisation d'un dégât des eaux
peut se faire en valeur à neuf des biens endommagés, si votre contrat le
garantit. Sinon, un coefficient de vétusté est appliqué. La clause "expert de
l'assuré" permet à un assuré de se faire assister d'un expert contradictoire
lors de l'examen du dégât.
Les travaux sont effectués après accord de l'assureur sur le devis. |
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La
franchise |
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Certains contrats prévoient une
franchise, c’est-à-dire une somme d’argent qui ne vous est pas remboursée en cas
de sinistre. Le dégât des eaux entrant dans le
cadre de la convention Cidre n'entraîne pas de paiement de franchise.
Par ailleurs, l’indemnisation est calculée en tenant
compte de l’état de vos peintures, moquettes et autres papiers peints.
De nombreuses compagnies déduisent du coût prévisionnel
des travaux un coefficient de "vétusté", estimé par l’expert ou déterminé en
fonction de la date des travaux. |
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Dernière modification :
15/06/2007
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