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Textes officiels

Code de la Construction et de l’Habitation
Dispositions générales applicables aux bâtiments d’habitation - Article R111-9 :
" Les logements doivent bénéficier d'un renouvellement de l'air et d'une évacuation des émanations tels que les taux de pollution de l'air intérieur du local ne constituent aucun danger pour la santé et que puissent être évitées les condensations, sauf de façon passagère.
Un arrêté conjoint du ministre chargé de la construction et de l'habitation, du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de l'industrie précise les modalités d'application du présent article."

Arrêté du 2 août 1977 modifié relatif aux règles
techniques et de sécurité applicables aux installations de gaz combustible ou d’hydrocarbures liquéfiés situés à l’intérieur des bâtiments d’habitation ou de leurs dépendances

Circulaire du 9 août 1978 modifiée relative à la révision du règlement sanitaire départemental
(RSDT) - section II Ventilation des locaux,

Arrêté du 24 mars 1982 modifié relatif aux dispositions relatives à l’aération des logements
JO198200942 arrêté 24-03-82 1.pdf
JO198200943 arrêté 24-03-82 2.pdf

Circulaire 82-52 du 7 juin 1982 relative à l’aération des logements

Arrêté du 25 avril 1985 modifié relatif à la vérification et à l’entretien des installations collectives de ventilation mécanique contrôlée gaz

Arrêté 25 Avril 1985 - Article 1 En vigueur
Modifié par Arrêté du 30 mai 1989

Arrêté 25 Avril 1985 - Article 3 créé par Arrêté du 25 avril 1985

Arrêté 25 Avril 1985 - Article 4 créé par Arrêté du 25 avril 1985

Circulaire du 17 mars 1986 relative à la sécurité collective des installations de ventilation mécanique contrôlée gaz et portant envoi d’un cahier des charges

Arrêté du 30 mai 1989 modifié relatif à la
sécurité collective des installations nouvelles de
ventilation mécanique contrôlée auxquelles sont raccordés des appareils utilisant le gaz combustible ou les hydrocarbures liquéfiés

Décision du 15 avril 1991 relative à la sécurité
collective des installations nouvelles de ventilation mécanique contrôlée gaz (VMC gaz)

Loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine (dite loi BORLOO)

Décret 2004-1442 du 23 décembre 2004 : décret pris pour l'application de l'article 18 de la loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine et relatif à la sécurité des immeubles collectifs à usage principal d'habitation.
L’article 18 a introduit la possibilité pour le Maire - au cas où un équipement (ascenseurs, chauffage…) serait défaillant dans une copropriété mais aussi un immeuble locatif - de faire une injonction de travaux.

Recommandations

Commission des consommateurs
Avis relatif aux intoxications provoquées par des appareils à gaz raccordés à des ventilations mécaniques contrôlées (V.M.C.)

Avis de la Commission de la sécurité des consommateurs
relatif aux dispositifs de redistribution d’air chaud

Adresses utiles

ADEME
27 rue Louis Vicat
75737 Paris cedex 15
Tél. 01 47 65 20 00
www.ademe.fr

Syndicat du Génie Climatique
270 Boulevard Clémenceau
59700 MARCQ EN BAROEUL
Tél : 03 20 72 80 58
www.genie-climatique.org

Observatoire de la qualité de l’air intérieur
84, av. Jean Jaurès
Champs sur Marne
77447 Marne la vallée Cedex 2

Tél : 01 46 47 79 62
www.air-interieur.org

La réglementation thermique des constructions neuves (RT2000)
www.rt2000.net

XPAIR
Le portail Expert du Génie Climatique
www.xpair.com

UNICLIMA
Union Syndicale des Constructeurs de Matériel Aérauliques, Thermiques et Frigorifiques.

www.uniclima.org

Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
www.cstb.fr

CETIAT
Centre Technique des Industries Aérauliques et Thermiques
www.cetiat.com

Les guides

Guide de l'ADEME sur la ventilation

Guide de l'ANAH : fiche n°36 - aération du logement

Guide PROMOTELEC - la ventilation dans le neuf et l'existant

Guide ALDES -VMC et la maison respire !

Guide LEROY MERLIN -VMC

 

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La Ventilation Mécanique Contrôlée (V.M.C.)

 

 

Sommaire

 

1.Historique de la ventilation mécanique

5.Produits proposés

2.Utilité de la ventilation mécanique

6.Installation d'une V.M.C.

3.Principe général

7.Entretien

4.Règlementation

 

 

     
 

Chaque habitation bénéficie d’un système de ventilation correspondant à la date de sa construction. Avant 1958, le renouvellement de l’air ne se faisait que par l’ouverture des portes et des fenêtres. Dans les années 60, la ventilation était assurée par les grilles d’aération. A partir de 1970, on parle de ventilation mécanique contrôlée (V.M.C.). Le ventilateur est placé sur le toit et chez vous, une petite bouche au-dessus des fenêtres arrête les poussières. Aujourd’hui, pour des raisons d'économie d'énergie et dans un souci de meilleur confort, les constructions sont étanches et le renouvellement de l'air se fait essentiellement par des systèmes de ventilation mécanique.
La conception, l'installation et la mise en oeuvre de cette ventilation mécanique dite contrôlée, plus couramment appelée V.M.C., doivent être conformes à la réglementation si on veut éviter tout accident. Une ventilation mécanique contrôlée mal conçue ou mal installée peut contribuer à la pollution de votre air intérieur au lieu de la réduire.

 
     
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 Historique de la ventilation mécanique

 
 

Avant 1937, aucun texte définissait des dispositions concernant la ventilation des logements. On ne parlait pas encore de renouvellement d'air mais d'aération du logement qui s'effectuait en général par les défauts d'étanchéité des menuiseries et par l'ouverture des ouvrants.

En 1937, le règlement sanitaire de la ville de Paris fixait des conditions minimales de ventilation dont l'application a pu dépasser les limites de la capitale. La notion de ventilation permanente par pièce apparaît.

A partir de 1958, les dispositions de l'aération doivent respecter les dispositions de l'arrêté du 14 novembre 1958 pris en application du décret du 22 octobre 1955. Ce dernier généralise la notion de ventilation permanente par pièce.

L'arrêté du 22 octobre 1969 pris en application du décret de la construction du 14 juin 1969 introduit le fait que la ventilation devient générale et permanente avec circulation des pièces principales vers les pièces de services. La ventilation naturelle est toujours possible mais la V.M.C. devient réglementaire.

Les logements construits à partir du 1er juin 2001 sont soumis aux exigences de la réglementation thermique 2000 (RT 2000) définies par l'arrêté du 29 novembre 2000 et entériné par le décret n°2000-1153 du 29 novembre 2000. La RT 2000 s'applique à tous les projets dont le dépôt de permis de construire est postérieur au 1er juin 2001.

 
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 Utilité de la Ventilation Mécanique

 
 

La ventilation mécanique désigne tous les dispositifs comportant au moins un équipement motorisé d'évacuation ou d'insufflation forcée d'air frais.

On désigne communément par "ventilation mécanique", tous les systèmes où les mouvements d'air qui sont assurés par un ou plusieurs ventilateurs aspirant ou soufflant ou, aspirant et soufflant entraîné(s) par un moteur électrique. Elle n'est pas sensible aux variations des conditions climatiques et les dispositifs de réglages permettent à l'occupant de mieux maîtriser le renouvellement d'air de son logement.

La tendance actuelle est plutôt à une isolation optimum du logement, permettant ainsi des économies de chauffage. Mais, la maison devient alors étanche et donc imperméable à l’arrivée comme à la sortie de l’air. Les éléments polluants restent ainsi à l’intérieur : fumées, poussières, humidité… et les odeurs et les bactéries trouvent alors un terrain idéal de développement.

La ventilation mécanique contrôlée a pour vocation de faciliter l'aération des locaux en favorisant le renouvellement de l’air de votre logement par l’évacuation de l'air vicié et le renouvellement de l'air frais et ce, pour un plus grand confort. L'essor de la V.M.C. se justifie par l'obtention d'une aération générale et permanente bénéficiant d'un débit de renouvellement stable et indépendant des conditions climatiques. De nos jours, plus de 90% des logements neufs sont équipés de ce système. L'air circulant à travers le logement se trouve ainsi renouvelé toutes les 3 heures environ.

Ainsi les odeurs et les fumées sont évacuées, et on limite l'humidité et les dégradations liées à la condensation.

La ventilation est aussi une sécurité face aux appareils de combustion, en renouvellement l'air qui assure l'alimentation des appareils de combustion et en contribuer ainsi à la sécurité des personnes face aux émanations de gaz toxiques.

Un système de ventilation est indispensable si l'on se base sur les premiers résultats de l'Observatoire de l'Air Intérieur (rapport Avril 2002) qui met en évidence que l'air que nous respirons à l'intérieur des bâtiments est plus pollué que l'air extérieur (activité des occupant, émission de polluants par les matériaux…).

 
     
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 Principe général

 
 

Le principe général consiste à prévoir des entrées d'air frais dans les pièces principales ou sèches (séjour, chambre) et d'évacuer l'air vicié par les pièces humides (cuisine, salle de bains, W.C.).

La prise d’air frais dans les pièces principales se fait généralement au niveau des menuiseries à l’aide de bouches auto réglables. Pour assurer une bonne entrée d’air, les bouches d’entrée d’air seront donc situées en partie haute (environ à 2 mètres de hauteur).

L’air circule ensuite vers les pièces techniques grâce à des passages d’air laissés sous les portes intérieures (1 à 1,5 cm impérativement).

L’extraction de l’air vicié se fait au moyen de bouches situées sur les murs ou au plafond, raccordées au moyen de conduits à un extracteur motorisé souvent installé dans les combles de l’habitation. Un chapeau installé sur la toiture rejette vers l’extérieur cet air vicié.

Selon le type de V.M.C. choisi (simple ou double flux), la chaleur de l’air expulsé peut aussi être récupéré puis redistribué dans le logement.

Cette circulation d’air est lente et silencieuse. Cette ventilation fonctionne en permanence. Elle peut néanmoins être à deux vitesses : réduite pour les usages courants, accélérée pour évacuer buées et odeurs.

L'arrêté du 24/03/82 donne les valeurs de débits types suivants (applicables en cas de V.M.C. gaz) :

  • Entrées d'air :

    30 m3/h par pièce principale (si < 18 m²)
    60 m3/h par pièce principale (si > 18 m²)

  • Extractions d'air :

    Cuisine :
    3 pièces principales : 45 à 90 m3/h
    + 3 pièces : de 60 à 120 m3/h :

    Salles d'eau et WC :
    15 à 30 m3/h selon la taille du logement
    60 m3/h si la salle d'eau comporte un séchoir raccordé à la V.M.C.

 
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 Règlementation

 
 
  • Arrêté du 24 mars 1982 et du 28 octobre 1983 :
    Ces arrêtés précisent les modalités d'application de l'article R.111.9, du code de la construction et de l'habitation, qui lui même spécifie les débits entrants et sortants à mettre en oeuvre afin de renouveler suffisamment l'air des locaux. Ce renouvellement d'air peut être réalisé de manière naturelle ou mécanique.

    Les principaux volets de ces arrêtés :
     

    • L'aération est générale et permanente au moins pendant la période de chauffage (fenêtres généralement fermées)

    • Circulation d'air des pièces principales vers les pièces de service

    • Entrées d'air dans chaque pièce principale

    • Positionnement des entrées d'air de manière à éviter tout inconfort

    • Entrée d'air non obturable

    • Entretien possible des entrées et sorties d'air

    • Cas des appareils à combustion dans le logement : ventilation suffisante pour assurer les débits de fonctionnement

    • Rejet d'air en toiture interdisant tout refoulement vers les logements

    • En cas de panne de l'extracteur, arrêt des appareils de combustion raccordés à la V.M.C.

    • Interdiction de raccorder à la V.M.C., une hotte de cuisine équipée d'un ventilateur

    Les dispositifs de ventilation doivent pouvoir extraire les débits indiqués dans le
    tableau suivant :

 

Débit à extraire en petite vitesse (m³/h)

Débit à extraire en grande vitesse (m³/h)

Nombre de pièces principales du logement

Global mini

Cuisine mini

Cuisine
maxi

Salle de bains ou de douches communes ou non avec cabinet d’aisance

Autres salles d’eau

Cabinet d’aisances

Unique

Multiple

1

35

20

75

15

15

15

15

2

60

30

90

15

15

15

15

3

75

45

105

30

15

15

15

4

90

45

120

30

15

30

15

5

105

45

135

30

15

30

15

6

120

45

135

30

15

30

15

7

135

45

135

30

15

30

15

  • DTU 68.1 - NORME XP50-410 :
    Le Document Technique Unifié (DTU) définit les critères de conception et de dimensionnement des installations de ventilation mécanique contrôlée (V.M.C. et V.M.C. gaz) dans les bâtiments d’habitation et permet le calcul d’installation permettant d’assurer une ventilation des logements conforme aux exigences de la réglementation française.

  • DTU 68.2 :
    Le présent cahier des clauses techniques (CCT) définit les conditions d’exécution des installations d’extraction mécanique d’air vicié dans les bâtiments à usage d’habitation, tant en construction neuve quand réhabilitation ou rénovation.

  • La nouvelle règlementation acoustique (NRA) :
    La N.R.A. est relative aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation. L’arrêté du 30 juin 1999 est relatif aux modalités d’application de la réglementation acoustique. Les dispositions de cet arrêté sont applicables à tout bâtiment d’habitation ayant fait l’objet d’une demande de permis de construire ou d’une déclaration de travaux relative aux surélévations de bâtiments d’habitation anciens et aux additions à de tels bâtiments, déposée à compter du 1er janvier 2000 (Art.8 de l’arrêté du 30 juin 1999).

  • La réglementation thermique (R.T. 2000) :
    La R.T. 2000 s’applique à tous les projets dont le dépôt de permis de construire est postérieur au 1er juin 2001 (Art R11-7 du décret n° 2000-1153). La R.T. 2000 est applicable d’une manière générale à tout type de bâtiment neuf (habitat et tertiaire).

  • Règlementation V.M.C. gaz :
    La sécurité des installations de V.M.C. GAZ induit le fait que les chaudières à gaz raccordées à la V.M.C. doivent s’arrêter de fonctionner en cas d’arrêt de l’extracteur.

    Elles doivent ainsi répondre à deux exigences de sécurité :

  • la sécurité individuelle : elle fait partie intégrante de l’appareil, et est mise en place par le constructeur. Elle garantie le risque individuel de refoulement des produits de combustion dans le local où est installé l’appareil. Le dispositif le plus utilisé pour les générateurs classiques (chaudières et chauffe-bains) est le klixon (détecteur thermique). Il met le générateur en sécurité lorsqu’il il y a refoulement des produits de combustion dans le logement. il est placé dans le coupe-tirage, généralement en partie haute.

  • la sécurité collective : ce dispositif vient en complément de la sécurité individuelle. sa mise en place est liée au risque que peut constituer le tirage naturel. En effet, lorsque l’extracteur est arrêté suite à un incident, le risque de remise en marche des générateurs est d’autant plus grand que la hauteur de l’immeuble est importante, et que la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur du logement est grande (tirage thermique important). Le dispositif de sécurité collective comprend les éléments suivants : un détecteur de défaut d’extraction, un système de transmission d’ordre, un organe assurant la mise à l’arrêt de chaque chaudière, un dispositif de signalisation de cet arrêt.

    Le dispositif de sécurité collective est obligatoire pour toutes les installations de V.M.C. gaz postérieures au 31 juillet 1989 (arrêté du 30 mai 1989). Les installations antérieures à cette date doivent être soumises à un test vérifiant l’arrêt des chaudières en cas d’arrêt de l’extracteur. Si le test est négatif, il faut équiper la V.M.C. gaz de ce dispositif.

 
     
Aller vers le haut de la page   Produits proposés  
 

La gamme des produits proposés aujourd’hui par les fabricants est très diversifiée et répond à des normes précises garantissant une hygiène idéale et un minimum de bruit. On peut retrouver ces dispositions réglementaires dans le Code de la Construction et de l'Habitation.

  •  La V.M.C. simple flux :

    • La V.M.C. simple flux auto-réglable :

      Le débit de l’extraction de l’air ainsi que le débit de l’air neuf distribué est assuré de façon automatique, quelles soient les conditions atmosphériques et climatiques extérieures et quel que soit le nombre d’occupants de la pièce. L'air vicié est évacué par des bouches d'extraction situées dans les pièces de service (cuisine, salle de bain, WC…) et adaptées aux besoins de ces pièces.

      Le débit est constant et autorégulé et il est possible de passer en seconde vitesse par commutateur pour une vitesse plus rapide.

    • La VMC simple flux hygroréglable :

      Les bouches d’extraction d’air situées dans les pièces humides sont équipées de capteurs d’humidité, permettant ainsi de réguler le débit d’air entrant et sortant en fonction du taux d’humidité de la pièce. Ce système permet de maintenir les débits d’air nécessaires à une hygiène et un confort de vie optimums.

      Quel que soit le nombre d’occupants dans les différentes pièces, le taux d’humidité ajustera le bon débit d’air entrant et sortant. Les systèmes hygroréglables font l'objet d'Avis Techniques qui précisent les débits spécifiques moyens à prendre en compte pour le calcul thermique réglementaire. Il existe deux types de ventilation hygroréglable A et B.

      Au delà de l’aspect qualité de l’air et confort de vie, ce système permet d’ajuster la ventilation aux besoins et permet ainsi des économies d’énergie.

    • La V.M.C. simple flux gaz :
      Elle permet d'extraire en même temps l'air vicié et les produits de combustion d'une chaudière gaz. La mise en œuvre d'une V.M.C. gaz nécessite des bouches d'extraction assurant le surcroît de débit à extraire lorsque la chaudière fonctionne ainsi qu'un dispositif de sécurité (interrupteur thermique pour les chaudières classiques ou pressostatiques pour les chaudières à condensation). En logement collectif, d'autres dispositifs de sécurité sont à prévoir afin d'éviter un refoulement aux étages supérieurs.


    En maison individuelle : le caisson d'extraction se situe généralement dans les combles. La régulation du débit d'air extrait est assurée sur le piquage du groupe d'extraction.

    En logement collectif : le caisson d'extraction se situe généralement sur la toiture terrasse ou dans les combles. La régulation du débit d'air extrait est assurée par la bouche d'extraction (exemple : volet rigide régulation..)

    Ce système en simple flux est le plus répandu car son coût est moindre comparé à d'autres systèmes de V.M.C.

     

  • La V.M.C. double flux :

  • Le système dit de simple flux est ici doublé pour permettre une récupération de chaleur de l’air expulsé.

    L’air chaud expulsé des pièces humides traverse un échangeur de chaleur avant d’être rejeté vers l’extérieur.

    L’air froid neuf venant de l’extérieur traverse cet échangeur et récupère environ 60 à 65% de la chaleur de l’air expulsé avant d’être redistribué dans les pièces de vie. L’air vicié et l’air neuf sont alors contrôlés par 2 ventilateurs au lieu d’1.

    Ce système permet une économie de chauffage d’environ 15% par rapport à une simple flux classique, et environ 8% par rapport à une simple flux hygrorégulée.

    Si le système est équipé en outre d’une pompe à chaleur, les économies d’énergie sont plus importantes et l’air entrant est rafraîchi l’été ce qui permet de réduire de quelques degrés la température de votre logement pendant l’été.

Dans le cas d’un logement existant, il est plus difficile d’installer le système V.M.C. Il est alors possible d’installer un système de ventilation mécanique répartie. Dans ce cas, un ventilateur de petite taille est installé dans la cuisine, la salle de bains et les toilettes.
 

 
   
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 Installation dune V.M.C. en habitat collectif

 
 
  • Lecture du Cahier des Clauses Techniques Particulières :

    • Choix du type de ventilation: autoréglable ou hygroréglable

    • Classement acoustique des façades

     

  • Ouverture des plans :

  • A partir des plans par étage de l’immeuble collectif étudié : repérer la taille des logements (nombre de pièces principales) et les gaines techniques.

  • Sur chaque plan d’étage : noter les piquages sur les conduits (on ne peut raccorder sur un même conduit, 2 pièces techniques faisant parties de 2 logements différents) et sur ces piquages les débits d’extraction correspondants ( selon la réglementation de ventilation de mars 1982). Il faudra noter également les entrées d’air.

  • Élévation schématique :

  • Noter les repères de chaque colonne d’extraction.

  • Noter à chaque étage, les piquages avec les débits d’extraction correspondants.

  • Noter les dévoiements ainsi que les longueurs de gaines et les nombres de coudes qu’ils nécessitent.

  • Noter les parasitages de gaines.

  • Noter les longueurs de trainasses utilisées.

  • Pour chaque colonne, calculer le débit d’extraction total (mini et maxi).

  • Déterminer le diamètre des conduits pour une vitesse de l’air maximale de 4 m.

  • Plan de terrasse :

  • Tracer le réseau terrasse.

  • Déterminer le diamètre des conduits pour une vitesse de l’air maximale de 5 m/s.

  • Déterminer le débit d’extraction total de l’installation.

  • Calcul des pertes de charges :

    Calculer les pertes de charges de la bouche la plus défavorisée aérauliquement : la plus loin de l’extracteur, dont la gaine est la plus accidentée (dévoiements...) ou dont le débit dans le conduit est le plus important.

  • Détermination de l’extracteur :

    • Sélectionner le ventilateur à partir du débit total d’extraction de l’installation ( sans oublier le débit de fuite ) et de la perte de charge totale de la bouche la plus défavorisée.

    • Vérifier qu’au débit d’extraction minimal, la perte de charge de la bouche est bien située dans sa plage de fonctionnement (50 -150 Pa pour les bouches Alizé autoréglables et 80 -160 Pa pour les Alizé hygroréglables).

  •  Détermination de la liste de matériel

 
     
Aller vers le haut de la page   Entretien  
 

La V.M.C. peut être une source de nombreux sinistres découlant principalement d'un défaut d'usage ou d'entretien. Il faut contrôler et entretenir l'installation afin d'éviter toute dépression susceptible de freiner le rendement de la ventilation. Il est donc recommandé de nettoyer les bouches d’aération et les filtres en début et fin de saison de chauffage. cet entretien est important, car la présence de "graisse" dans les conduits peut aussi être un facteur de propagation rapide d'incendie.

  • Les parties communes sont généralement explorées et nettoyées environ tous les dix ans par des entreprises agrées et spécialisées, la réalisation des travaux et le budget sont soumis au vote de l'assemblée générale.

  • Les parties privatives sont constituées des entrées d'air au niveau des fenêtres, des bouches d'aération présentes dans les pièces "humides" : cuisine, kitchenette, salle de bains, W.C. …et des conduits privatifs branchés sur la colonne commune.

    Les parties privatives sont traitées selon les principes suivants :

  • Les entrées d'air : généralement obstruées par des débris végétaux extérieurs. Ces éléments souvent en plastique sont démontables en cas de nécessité. Le nettoyage doit se faire régulièrement par aspiration et une fois par an par le démontage et le nettoyage à l'aide d'un produit dégraissant (liquide vaisselle par exemple) puis séchage et remontage.

  • Les bouches d'aération : obstruées par des poussières souvent grasses (cuisine), ces bouches sont démontables. Le nettoyage s'effectue une fois par an. Il faudra démonter les bouches, les faire tremper dans de l'eau chaude complétée de liquide dégraissant.

  • Les conduits privatifs connectés sur colonne : parties privatives desservant uniquement votre appartement, elles prolongent les bouches d'aération. et sont accessibles après démontage de ces dernières.
    Le nettoyage doit être réalisé une fois tous les trois ans au maximum. (démonter les bouches d'aération, aspirer et vérifier l'aspect intérieur.

Il ne faut jamais obstruer les bouches d'aération car le manque d'aération provoquerait de la condensation et des dégâts des eaux non pris en charge par l'assurance habitation. De plus,  le calcul de la puissance du débit d'air étant réalisé pour l'ensemble de l'immeuble, le bouchage provoquerait une augmentation des flux d'air dans les autres appartements et éventuellement une inversion de ce flux avec un renvoi d'odeurs de cuisine par exemple. Pour les mêmes raisons il est formellement interdit de brancher des hottes aspirantes sur la V.M.C.

 
 

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Dernière modification : 15/06/2007
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