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Sécurité
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Les
assurances de la copropriété |
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La copropriété est exposée à un
certain nombre de risques qu'il est prudent de garantir. Légalement, la
souscription d’un contrat d’assurance couvrant la copropriété n’est pas
obligatoire et ne s'imposent pas aux copropriétaires qui n'ont aucune obligation
légale en la matière (excepté en cas de travaux relevant de l'assurance
obligatoire de dommages ouvrages). Elle est cependant indispensable. D'ailleurs,
la plupart des règlements de copropriété imposent au syndicat des
copropriétaires de souscrire une telle assurance couvrant les parties communes
de l'immeuble et la responsabilité civile du syndicat vis à vis des tiers. À
défaut, en cas de sinistre endommageant ou détruisant l’immeuble, ou en cas
d’accident imputable à celui-ci et engageant de ce fait la responsabilité du
syndicat des copropriétaires, ces derniers devraient en supporter la charge
financière. Les sommes à débourser pouvant être considérables, il est de leur
intérêt de veiller à ce que la copropriété soit bien assurée. |
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Les
obligations
du syndic |
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En tant que
mandataire de la copropriété, le syndic se charge de souscrire un contrat
d'assurance pour le compte du syndicat.
Avant d'assurer un immeuble, les compagnies demandent la plupart du temps un
état des sinistres sinistres survenus et indemnisés au cours des trois
dernières années. Elles étudient également la présence de risques
aggravants : situation dans des zones sensibles, commerce installé au
rez-de-chaussée (garage, supermarché...) qui peuvent aggraver le risque
d'incendie ou d'explosion et entraîner une majoration du coût de l'assurance.
La majoration de la cotisation de l’assurance collective sera supportée par l’ensemble des copropriétaires, sauf
si le règlement de copropriété prévoit une mention contraire où seul le copropriétaire des
locaux dans lesquels s’exerce le commerce prendra à sa charge la surprime.
Dans le cadre de la copropriété, la déclaration de risque est faite par le
syndic. Si la copropriété devait subir les conséquences d'une fausse déclaration
de a part, il pourrait être envisagé de rechercher sa responsabilité.
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Calcul
du montant de la cotisation |
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Le montant de la cotisation dépend du risque couvert. Le calcul est basé sur la
surface développée de l'immeuble, en général elle est égale au total des
superficies prises à l'extérieur des murs (hors oeuvre)de chaque niveau. La
surface des caves, combles et greniers est compté pour 50%. Vous pouvez réduire
la cotisation en installant des équipements pour la prévention et la limitation
des risques (système de surveillance, détection des incendies...).
Vérifiez l'indexation de votre contrat, le montant de la prime
est révisée chaque année en fonction de l'indice du coût de la construction.
Mais l'augmentation peut aussi résulter d'un accroissement de l'ensemble des
sinistres indemnisés.
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L'immeuble
est-il assuré pour une valeur suffisante ? |
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L'indemnisation tient compte au minimum de la valeur réelle de
l'immeuble, c'est à dire déduction faite de la vétusté pour tenir compte de sa
dépréciation par l'usage. Cette formule de garantie est appelée "valeur de
reconstruction vétusté déduite", il s'agit du coût de reconstruction à neuf
moins un pourcentage de vétusté qui tient plus compte de l'état d'entretien et
de la qualité des matériaux que de l'âge des bâtiments. Ce remboursement peut
être insuffisant si le taux de vétusté dépasse 25% ou 30% selon les contrats
(seuil à partir duquel la vétusté est prise en compte dans le calcul de
l'indemnité), et la somme remboursée par l'assureur peut s'avérer bien en
dessous des sommes nécessaires à financer les travaux de remise en état des
biens endommagés.
Certains contrats peuvent prévoir un plafond de garantie et en
cas de sinistre l'indemnisation ne pourra pas dépasser un montant fixé à
l'avance.
Les assureurs proposent des garanties supplémentaires :
-
Valeur à neuf :
Il s'agit de la valeur de
reconstruction vétusté déduite à laquelle on ajoute un pourcentage précisé dans
le contrat (ne dépassant pas 25% de la valeur de reconstruction). Vous devez
alors reconstruire au même endroit et dans un délai de deux ans.
-
Pertes indirectes
: Il s'agit de la valeur de reconstruction vétusté déduite à laquelle on
ajoute un pourcentage de celle-ci (10 ou 20%) en règlement des frais
accessoires, sur justificatifs.
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La
portée du contrat |
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Le plus souvent, la police de
l'immeuble couvre les dégâts matériels affectant la totalité des bâtiments (parties communes et privatives), ainsi que
la responsabilité civile des copropriétaires pour les dommages causés à
autrui.
Elle garantit alors, en général, les aménagements apportés par chaque copropriétaire dans son
appartement : cloison, plâtres,
électricité, parquet, placard, papier peint...) Mais elle se limite parfois aux seules parties communes
et à la responsabilité encourue pour celles-ci (par exemple, un accident d’ascenseur).
Dans ce cas, vous
devez assurer les parties privatives et votre responsabilité pour ce qui les concerne.
La meilleure solution consiste à choisir un contrat global multirisque
collectif couvrant les parties tant communes que privatives de l’immeuble.
Cela présente en outre l’avantage d’éviter les conflits qui surviennent
quand un sinistre contraint à déterminer ce qui est commun et ce qui est
privatif alors que le règlement de copropriété et le contrat d’assurance
n’en ont pas la même définition.
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Quels
risques le contrat de la copropriété couvre-t-il ? |
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Divers
risques pèsent sur la copropriété, l'objet des garanties étant plus ou moins
large, il est important de vérifier que les événements couverts
contractuellement correspondent bien aux besoins de la copropriété.
-
Les dommages à l’immeuble
Les dommages matériels assurés
par la quasi totalité des contrats sont ceux causés par l'incendie, les
explosions, la foudre, la tempête, les dégâts des eaux, les bris de glace et
le vol... Seuls les dommages accidentels et ayant une origine connue sont
garantis, ce qui élimine le défaut permanent d'entretien.
• L’incendie, la foudre, l’explosion, y compris les
dommages provoqués par la fumée et les pompiers. Concernant
les dommages électriques, ils sont pris en charge sous condition qu'ils soient
causés aux câbles électriques non enterrés. Comprend assez souvent la recharge
des extincteurs.
• Les dégâts des eaux : ruptures, débordements, fuites
accidentelles de canalisations non souterraines ou d’appareils à effet d’eau,
infiltrations à travers les toitures, gel des canalisations intérieures, débordements ou versements
de récipients.
Il faut vérifier si le contrat inclut les frais de recherche de fuites. Ce qui
n'implique pas pour autant que l'assureur paiera la réparation de la fuite
elle-même. Il peut également être utile de prévoir la couverture
des dégâts causés par infiltration d'eau par les façades ainsi que des coûts
engagés en cas d'engorgement de canalisations.
• La tempête, la grêle et la
neige sur les toitures : assuré contre l’incendie, vous bénéficiez
automatiquement d’une garantie contre la tempête (art. L. 122-7
Code des assurances, loi du 25 juin 1990). Sont exclus les dommages causés aux
volets, persiennes et vérandas.
• Les catastrophes naturelles (inondation, tremblement
de terre, avalanche...) et actes de terrorisme : (loi
du 13 juillet 1982) Tous les contrats d’assurance de biens couvrent obligatoirement
les dommages matériels dus à ces événements.
Cette
garantie ne jouera qu'après la publication au journal officiel d'un arrêté
interministériel constatant le caractère de catastrophe naturelle de l'évènement
intervenu dans la commune considérée. De même, l'indemnisation des actes de
terrorisme et d'attentats est régie par la
loi
du 9 septembre 1986.
• Le vol : les détériorations immobilières causées par les
cambrioleurs et, parfois, les conséquences du vol des clés confiées au gardien par un copropriétaire.
• Le bris de glaces :
vitres, glaces des parties communes de l’immeuble, parois vitrées qui servent de séparation entre les balcons mitoyens...
Vérifier dans votre contrat que
l’assureur de l’immeuble "renonce à recours" contre les
copropriétaires (sauf malveillance) mais pas contre les autres occupants,
locataires ou à titre gratuit, qui doivent garantir leurs risques locatifs . En
cas de sinistres indemnisés par l'assureur celui-ci ne se retournera ni contre
le syndic ni contre les copropriétaires responsables.
-
Garanties annexes
En complément des garanties incendie et dégâts d’eau, les assureurs accordent
souvent les garanties suivantes :
-
la privation de jouissance : remboursement des frais
nécessaires pour se reloger si, après un sinistre, il est impossible de continuer d’habiter les lieux ;
-
le paiement des honoraires de l’expert choisi par
l’assuré (généralement à concurrence d’un pourcentage, indiqué dans le
contrat, du montant des dommages) ;
-
les dommages électriques causés aux
appareils par une surtension ;
-
les frais de déblais des décombres ;
-
les frais de recherches de fuites d’eau.
-
La responsabilité
civile du syndicat
La responsabilité civile de la copropriété
(c’est à dire de l’ensemble des copropriétaires) se trouve engagée vis-à-vis des tiers et de chaque copropriétaire
en cas de sinistre provoqué par :
-
les bâtiments
(art. 1384 al.1 du code civil) : chute d’une tuile sur un passant,
glissade d’un locataire sur une marche d’escalier usée. Ne pas oublier de faire mentionner dans le contrat
l’existence d’un ascenseur ou d’installations extérieures (antenne, clôture, jardin) ;
-
les personnes affectées au service de l’immeuble (un
gardien oublie de fermer, conformément au règlement, la porte d’entrée de l’immeuble et laisse ainsi la voie libre
à des cambrioleurs). (art. 1384, al. 5 du code civil).
Si
au lieu d'être un visiteur la victime est un copropriétaire, ce dernier ne
sera indemnisé que si les copropriétaires sont aux termes du contrat
considérés comme des tiers entre eux et vis-à-vis du syndicat.
-
Les garanties des
copropriétaires
Il est possible que l’assurance collective garantisse chaque copropriétaire contre son risque personnel
de responsabilité :
-
sa responsabilité de chef de
famille pour les actes de la vie courante, non limités au logement et
susceptibles d’engager sa responsabilité ou celle de ses enfants mineurs.
-
sa responsabilité envers les voisins et les tiers,
pour les dommages matériels dus à un
incendie, une explosion, un dégât d’eau
ayant pris naissance chez lui ;
-
sa responsabilité envers ses locataires éventuels
lorsqu’un sinistre qui a pour origine la
vétusté de l’immeuble ou un défaut d’entretien
endommage leurs biens personnels.
Il convient de vérifier
attentivement les limitations ou suppressions de garanties contractuelles
concernant la protection des parties privatives : les
objets précieux, les
protections des portes et fenêtres particulièrement lorsqu’il s’agit de
locaux facilement accessibles ( rez de chaussée...), les
suppressions de la garantie vol en période d’inhabitation...
Le plus simple pour le copropriétaire
occupant est de souscrire à une assurance complémentaire du type "multirisque
habitation-vie privée", même si certaines garanties peuvent parfois faire
double emploi avec celles du contrat de la copropriété. Les assureurs ont
d’ailleurs signé entre eux un certain nombre de conventions pour le règlement
des sinistres dans lesquels apparaît une situation de double assurance. Votre
cotisation sera fixée en fonction de votre part de copropriété (exprimée en
millièmes) et du risque qui reste à couvrir.
-
L'assurance du syndic
et du syndicat de copropriété
L’assurance multirisque de la copropriété garantit en
général la responsabilité civile du syndicat. Le syndic doit cependant le vérifier, car un défaut d’assurance du
syndicat constitue une faute dans l’exécution de son mandat. Seuls les syndics professionnels, par opposition aux
syndics bénévoles, sont soumis à l’obligation d’assurance. Mais le syndicat a le droit de subordonner
le choix du syndic à la justification d’une assurance de responsabilité civile professionnelle.
-
L'assurance de protection
juridique
Cette assurance a
pour objet de couvrir les frais engagés par la copropriété pour résoudre les
litiges dans lesquels elle est impliquée. Elle garantit également la défense de
la copropriété auprès des tribunaux, si un tiers met sa responsabilité en cause.
Cette garantie ne joue pas
contre un copropriétaire, un litige opposant la copropriété à
l'un des copropriétaires ne peut être garanti à l'exception du cas où les
occupants de l'immeuble sont considérés comme tiers entre eux.
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Que
faire en cas de sinistres ? |
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La première personne qui
constate un sinistre portant sur les parties communes doit en avertir le syndic,
qui fera au plus vite une déclaration à l'assureur de la copropriété.
Il est conseillé de demander au syndic d'informer aussitôt le
conseil syndical afin que celui-ci vérifie si le sinistre relève bien de
l'assurance de la copropriété. Si il
y a des répercutions sur les parties privatives, le copropriétaire comme le
locataire doit déclarer le sinistre à son propre assureur dans les cinq jours
ouvrés (deux jours ouvrés en cas de vol), article L113-2, 4e du
code des assurances.
En cas de
vol ou de vandalisme, vous devez également déposer
plainte aux autorités de police dans les 48 heures.
Adressez une lettre recommandée avec accusé de
réception au siège de la société et une copie à votre courtier ou à votre agent d’assurances.
Si vous avez subi des dommages, un expert de la société d’assurances viendra les évaluer. En cas de
dégâts importants, vous pouvez charger un autre expert (expert d'assuré) de défendre vos droits. Beaucoup de multirisque
habitation comportent la garantie «honoraires d’expert», qui rembourse ces honoraires dans une limite variable
selon les contrats.
Pour un dégât des eaux, remplissez un constat amiable
spécial, analogue à celui qu’on utilise pour les accidents de la
circulation.
Ne
pas réparer les parties dégradées avant le passage de l’expert de la
compagnie d’assurance (en cas de remise en état urgente, garder les parties
remplacées comme pièces à conviction ainsi que les justificatifs des
interventions et prenez des photos ). Transmettre à son assureur toutes
convocations à des rendez vous d’expertise émanant d’autres assureurs, d’éventuels
experts judiciaires et toutes assignations et autres pièces de procédure...
fournir des devis détaillés ( quantités et prix unitaires).
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La
résiliation du contrat |
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Dans le cas
où le syndicat des copropriétaires souhaite changer
d'assureur, le conseil syndical doit soumettre la
décision au syndic qui devra pour sa part envoyer une
lettre recommandée simple à l'assureur au moins deux
mois avant l'échéance annuelle du contrat d'assurance
(art. L. 113-12, code des assurances). |
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Dernière modification :
14/06/2007
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