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Syndic et
syndicat |
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Autogestion
: syndicat bénévole ou coopératif |
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Les
copropriétaires peuvent organiser eux-mêmes la gestion de leur copropriété en
désignant un syndic bénévole ou en adoptant la forme de syndicat coopératif. Une
enquête de l'ANIL en 2001 a révélé que ce choix était celui de plus de 15% des
copropriétaires car l'autogestion permet une diminution du montant
des charges de 20 à 30%. Ce mode de gestion s'adapte aux petites copropriétés
(moins de dix lots) mais aussi aux très grandes copropriétés (500, 1000,
1500 lots) c'est le cas pour la résidence "Elysée II" à la Celle-Saint-Cloud. |
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Le
syndicat bénévole |
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La fonction de
syndic peut être exercée par les copropriétaires eux-mêmes, selon l'art. 28 du
décret du 17 mars 1967 : "les fonctions de syndic peuvent être assumées par
toute personne physique ou morale". le syndic non professionnel doit
être propriétaire ou conjoint du propriétaire, il doit posséder un lot dans
l'immeuble qu'il gère même s'il ne s'agit pas d'un lot principal.
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Les compétences
du syndic bénévole : Il doit posséder quelques compétences juridiques et
des notions comptables.
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Il faut connaître
les lois régissant la copropriété (loi du 10 juillet 1965, décret du 17 mars
1967, loi SRU du 13 décembre 2000).
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dans le cadre d'un
recrutement de personnel de la copropriété, gardien ou employé de l'immeuble,
connaître la convention collective des gardiens et employés d'immeuble.
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Il faut connaître
quelques règles comptables et en matière de recouvrement des charges.
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Il faut être
capable d'assurer le suivi technique de l'immeuble (carnet d'entretien),
connaître les obligations en matière de sécurité.
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négocier les
contrats des prestataires.
Il vaut mieux ne
pas se lancer avant d'avoir acquis une expérience sérieuse de plusieurs années
comme membre actif au sein du conseil syndical. Vous pouvez développer vos
compétences en vous formant sur le terrain à condition d'être disponible et
d'accorder un temps considérable à cette nouvelle fonction. Mais lorsqu'il
s'agit de traiter des problèmes plus complexes, vous pouvez faire appel à des
experts de votre choix : avocats, architecte, comptable (art.42 du décret du
17 mars 1967).
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Le mode
de fonctionnement : l'assemblée générale désigne un
syndic parmi les copropriétaires à la majorité absolue de l'art. 25 de la loi
du 10 juillet 1965. Dans le cas où l'on n'obtient pas cette majorité absolue
mais au moins le tiers des voix de l'ensemble des copropriétaires, on peut
faire appel à l'art. 25-1, un nouveau vote peut avoir lieu au cours de cette
même assemblée et cette fois à la majorité simple des présents et représentés
de l'art.24. L'assemblée élit également un conseil syndical. Ce mode de
fonctionnement n'exige aucune modification à apporter au règlement de
copropriété. Les membres du conseil syndical demeure un organe de contrôle.
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La rémunération
: le syndic bénévole
peut être rétribué, c'est à dire percevoir des honoraires en sus du
remboursement de ses frais. Du point de vue fiscal, le syndical bénévole qui
exerce une activité occasionnelle n'est pas commerçant, il est imposé à
l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. Il est
admis qu'un retraité ou un salarié remplissant la fonction de syndic bénévole
dans un immeuble où il est copropriétaire ne serait pas recherché en paiement
de la TVA. Le syndic bénévole rémunéré peut s'acquitter des cotisations
sociales sur les sommes perçues .
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Le
syndicat coopératif |
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Le mode de
fonctionnement : l'assemblée générale doit décider de transformer le
syndicat des copropriétaires en syndicat coopératif et doit constituer
obligatoirement un conseil syndical à la majorité de l'art. 25 et le cas
échéant de l'art.25-1. Ces deux questions doivent être inscrites à l'ordre du
jour. Le conseil syndical est chargé de choisir parmi ses membres le syndic.
Il exerce de plein droit les fonctions de président de conseil syndical d'où
son appellation de "président-syndic". Il est recommandé d'élire un
vice-président qui remplacera le syndic en cas d'empêchement de celui-ci. Le
conseil syndical peut les révoquer à la majorité de ses membres et procéder à
une nouvelle élection sans convoquer d'assemblée générale.
Dans un syndicat de forme
coopérative, les actes et documents établis au nom du syndicat doivent
préciser sa forme coopérative. En aucun cas, le syndic et le vice-président,
s'il existe, ne peuvent conserver ces fonctions après l'expiration de leur
mandat de membre du conseil syndical (Décret n°2004-479 du 27 mai 2004 –
article 29).
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Le contrôle des
comptes
: le conseil syndical est l'organe de contrôle des
comptes de la copropriété mais dans ce mode de gestion le "président-syndic"
appartient au conseil syndical. Pour préserver le principe d'indépendance
entre contrôleur et contrôlé, la loi SRU a introduit un nouvel article 17-1
qui précise : "l'assemblée générale désigne (à la majorité de l'article 24)
une ou plusieurs personnes physiques ou morales qui peuvent être des
copropriétaires ou des personnes extérieures qualifiées pour assurer le
contrôle des comptes du syndicat".
Le syndic
peut, comme le Président et les membres du Conseil syndical, se faire assister
par un technicien de son choix dans les conditions de l'article 27 du décret
du 17 mars 1967. Celui-ci peut, en outre, sous sa responsabilité,
confier l'exécution de certaines tâches à une union coopérative ou à d'autres
prestataires extérieurs.
L'assemblée générale désigne, à la majorité de l'article 24 de la loi du 10
juillet 1965, le ou les copropriétaires chargés de contrôler les comptes du
syndicat, à moins qu'elle ne préfère confier cette mission à un
expert-comptable ou à un commissaire aux comptes.
Le ou les copropriétaires désignés, l'expert-comptable ou le commissaire aux
comptes rendent compte chaque année à l'assemblée générale de l'exécution de
leur mission.
Le mandat du ou des copropriétaires désignés pour contrôler les comptes du
syndicat ne peut excéder trois ans renouvelables. Il ne donne pas lieu à
rémunération.
Le ou les copropriétaires désignés ne peuvent être le conjoint, les
descendants, ascendants ou préposés du syndic ou d'un des membres du conseil
syndical ou être liés à eux par un pacte civil de solidarité.
Les syndicats de forme coopérative peuvent, même si les immeubles ne sont
pas contigus ou voisins, constituer entre eux des unions coopératives ayant
pour objet de créer et gérer des services destinés à faciliter leur gestion.
Ces unions coopératives sont soumises aux dispositions de la section VIII du
présent décret.
Chaque syndicat décide, parmi les services proposés par une union coopérative,
ceux dont il veut bénéficier.
(Décret n°2004-479 du 27 mai 2004 – article 30).
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La rémunération
: le "président-syndic"
ne peut pas toucher de rémunération car il est d'abord conseiller syndical.
art. 27 du décret du 17 mars 1967 "les fonctions de président et de membre
du conseil syndical ne donnent pas lieu à rémunération". Il est bien
entendu admis que les membres du conseil syndical peuvent se faire rembourser
les frais exposés dans l'exercice de leur mandat. Ce remboursement d'effectue
sur justificatifs ou de manière forfaitaire.
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Le
compte bancaire séparé |
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L'article 38 du décret du 17 mars 1967 précise : "Dans la cas
où l'immeuble est administré par un syndic qui n'est pas soumis aux dispositions
de la loi n°70-9 du 2 janvier 1970 et des textes pris pour application, toutes
sommes ou valeurs reçues au nom et pour le
compte du syndicat doivent être versées sans délais à un compte bancaire ou
postal ouvert au nom du syndicat."
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La
responsabilité civile |
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Le syndic
non professionnel n'est pas tenu de souscrire une assurance. Mais il est
fortement recommandé d'assurer la responsabilité civile et les accidents du
syndic et des membres du conseil syndical. Les frais de ces assurances sont
prises en charge par la copropriété. Des assurances de ce type sont comprises
dans l'adhésion aux unions syndicales et associations de syndics non
professionnels.
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Organisation
et aide à la gestion |
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Les commissions
de travail : les
syndicats non professionnels d'une certaine taille fonctionne selon un système
de commissions : ravalement, finance, ascenseur, droit ... Elles ont pour rôle
d'instruire un dossier et de préparer les décisions du conseil syndical,
éventuellement d'en contrôler l'exécution.
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L'adhésion à
une association de syndics non professionnels : les syndicats autogérés
sont la plupart du temps membres d'une association comme l'ANCC, la FSCC (pour
les syndicats coopératifs) ou bien l'ARC. Ces trois associations dispensent
des conseils, une assistance, des formations et de nombreux services.
L'adhésion consiste en une cotisation annuelle pour l'immeuble qui varie selon
le nombre de lots, cette cotisation comprend une assurance responsabilité
civile couvrant les bénévoles et les salariés du syndicat.
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L'adhésion à une union syndicale
: les unions syndicales contribuent à améliorer la
gestion des copropriétés par la mise en commun de certains services :
centralisation de la gestion comptable et informatique, services techniques,
centrale d'approvisionnement (art. 29 de la loi du 10 juillet 1965).
L'adhésion est décidée par l'assemblée générale à la majorité absolue de
l'art.25 moyennant un forfait annuel.
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Recrutement de
personnel :
pour les grandes copropriétés (plus de 200 lots) on peut
envisager de recruter du personnel : secrétaire-comptable, jardinier,
personnel d'entretien et de sécurité.
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Les
avantages de l'autogestion |
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Incitation des copropriétaires à participer à la gestion de
leur patrimoine commun :
on constate qu'en la matière la communication joue un rôle
essentiel, les copropriétaires sont souvent mieux informés, les relations plus
conviviales entre copropriétaires, les parties communes mieux entretenues.
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Moins de
charges impayées : dû à une vigilance accrue des responsables qui vont
pouvoir plus facilement faire la part entre le débiteur de bonne foi et celui
de mauvaise foi. Les problèmes de gestion trouvent vite des solutions, on
évite la plupart du temps les situations de blocage. Les actions sont adaptées
et rapides.
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Economie de charges : la
motivation essentielle réside dans la recherche d'économie et
la réduction des dépenses indirectes grâce à un meilleur contrôle des prix
pratiqués sur les contrats de prestations de services, des fournisseurs et des
entreprises. Il faut pour cela lancer régulièrement des appels d'offres pour
mettre en concurrence les marchés. On réduira également les frais de gestion.
La collégialité
des décisions et de la responsabilité est un gage de bonne gestion. On
constate en règle générale une meilleure maîtrise des programmes de travaux,
un traitement rapide des problèmes techniques, des prix mieux négociés, des
assemblées générales plus largement fréquentées.
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Dernière modification :
14/06/2007
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