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Tout savoir sur l'A.N.C.C (Association Nationale de la Copropriété Coopérative)

Tout savoir sur l' A.R.C. (Association des Responsables de Copropriété)

   

Textes officiels

Décret n° 2004-479 du 27 mai 2004 modifiant le décret n° 67-223 du 17 mars 1967 pris pour l'application de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis

Décret n°67-223 du 17 mars 1967 pour application de la loi n°65-557

Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis rectifiée par la loi S.R.U. du 13 décembre 2000

Adresses utiles

A.N.C.C. (Association Nationale de la Copropriété Coopérative)
13, rue Littré 75006 Paris Tél. 01 42 22 14 14
Fax. 01 42 22 69 69
Conseil et assistance aux gestionnaires bénévoles et coopératifs de copropriété. Assurance de leur responsabilité, formation, édition de guides et d'un bulletin d'informations.
www.copropriete-cooperative.com

A.R.C. (Association des Responsables de Copropriété)
29, rue Joseph Python 75020 Paris
Tél. 01 40 30 12 82
Fax. 01 40 30 12 63
www.unarc.asso.fr

FSCC (Fédération des Syndicats Coopératifs de Copropriété)
20 ter, rue de Bezons app.1276 - 92400 COURBEVOIE
Tél. : 01.47.88.82.64
Fax. : 01.47.88.34.06
www.fscc.fr.st

UCOOP (Union Coopérative)
Tél. 01 42 52 70 42

USCPACA (Union des Syndicats de Copropriété de la région Provence Côte d'Azur)
Tél. 04 91 33 77 03

USRP (Union des Syndicats de la Région Parisienne)
Tél. 01.47.32.45.67

Etudes

Les copropriétés vues par les copropriétaires Enquête ANIL - novembre 2001

 

  Accueil > Dossiers > Syndic et syndicat  
     
 

Autogestion : syndicat bénévole ou coopératif

 

 

Sommaire

 

1.Le syndicat bénévole

2.Le syndicat coopératif

3.Le compte bancaire séparé

4.La responsabilité civile

5.Organisation et aide à la gestion

 

6.Les avantages de l'autogestion

     
 

Les copropriétaires peuvent organiser eux-mêmes la gestion de leur copropriété en désignant un syndic bénévole ou en adoptant la forme de syndicat coopératif. Une enquête de l'ANIL en 2001 a révélé que ce choix était celui de plus de 15% des copropriétaires car  l'autogestion  permet une diminution du montant des charges de 20 à 30%. Ce mode de gestion s'adapte aux petites copropriétés (moins de dix lots)  mais aussi aux très grandes copropriétés (500, 1000, 1500 lots) c'est le cas pour la résidence "Elysée II" à la Celle-Saint-Cloud.

 
     
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 Le syndicat bénévole

 
 

La fonction de syndic peut être exercée par les copropriétaires eux-mêmes, selon l'art. 28 du décret du 17 mars 1967 : "les fonctions de syndic peuvent être assumées par toute personne physique ou morale". le syndic non professionnel doit être propriétaire ou conjoint du propriétaire, il doit posséder un lot dans l'immeuble qu'il gère même s'il ne s'agit pas d'un lot principal.

  • Les compétences du syndic bénévole : Il doit posséder quelques compétences juridiques et des notions comptables.

    • Il faut connaître les lois régissant la copropriété (loi du 10 juillet 1965, décret du 17 mars 1967, loi SRU du 13 décembre 2000).

    • dans le cadre d'un recrutement de personnel de la copropriété, gardien ou employé de l'immeuble, connaître la convention collective des gardiens et employés d'immeuble.

    • Il faut connaître quelques règles comptables et en matière de recouvrement des charges.

    • Il faut être capable d'assurer le suivi technique de l'immeuble (carnet d'entretien), connaître les obligations en matière de sécurité.

    • négocier les contrats des prestataires.

    Il vaut mieux ne pas se lancer avant d'avoir acquis une expérience sérieuse de plusieurs années comme membre actif au sein du conseil syndical. Vous pouvez développer vos compétences en vous formant sur le terrain à condition d'être disponible et d'accorder un temps considérable à cette nouvelle fonction. Mais lorsqu'il s'agit de traiter des problèmes plus complexes, vous pouvez faire appel à des experts de votre choix : avocats, architecte, comptable (art.42 du décret du 17 mars 1967).

  • Le mode de fonctionnement : l'assemblée générale désigne un syndic parmi les copropriétaires à la majorité absolue de l'art. 25 de la loi du 10 juillet 1965. Dans le cas où l'on n'obtient pas cette majorité absolue mais au moins le tiers des voix de l'ensemble des copropriétaires, on peut faire appel à l'art. 25-1, un nouveau vote peut avoir lieu au cours de cette même assemblée et cette fois à la majorité simple des présents et représentés de l'art.24. L'assemblée élit également un conseil syndical. Ce mode de fonctionnement n'exige aucune modification à apporter au règlement de copropriété. Les membres du conseil syndical demeure un organe de contrôle.

  • La rémunération : le syndic bénévole peut être rétribué, c'est à dire percevoir des honoraires en sus du remboursement de ses frais. Du point de vue fiscal, le syndical bénévole qui exerce une activité occasionnelle n'est pas commerçant, il est imposé à l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. Il est admis qu'un retraité ou un salarié remplissant la fonction de syndic bénévole dans un immeuble où il est copropriétaire ne serait pas recherché en paiement de la TVA. Le syndic bénévole rémunéré peut s'acquitter des cotisations sociales sur les sommes perçues .

 
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 Le syndicat coopératif

 
 
  • Le mode de fonctionnement : l'assemblée générale doit décider de transformer le syndicat des copropriétaires en syndicat coopératif et doit constituer obligatoirement un conseil syndical à la majorité de l'art. 25 et le cas échéant de l'art.25-1. Ces deux questions doivent être inscrites à l'ordre du jour. Le conseil syndical est chargé de choisir parmi ses membres le syndic. Il exerce de plein droit les fonctions de président de conseil syndical d'où son appellation de "président-syndic". Il est recommandé d'élire un vice-président qui remplacera le syndic en cas d'empêchement de celui-ci. Le conseil syndical peut les révoquer à la majorité de ses membres et procéder à une nouvelle élection sans convoquer d'assemblée générale. Dans un syndicat de forme coopérative, les actes et documents établis au nom du syndicat doivent préciser sa forme coopérative. En aucun cas, le syndic et le vice-président, s'il existe, ne peuvent conserver ces fonctions après l'expiration de leur mandat de membre du conseil syndical (Décret n°2004-479 du 27 mai 2004 – article 29).

  • Le contrôle des comptes : le conseil syndical est l'organe de contrôle des comptes de la copropriété mais dans ce mode de gestion le "président-syndic" appartient au conseil syndical. Pour préserver le principe d'indépendance entre contrôleur et contrôlé, la loi SRU a introduit un nouvel article 17-1 qui précise : "l'assemblée générale désigne (à la majorité de l'article 24) une ou plusieurs personnes physiques ou morales qui peuvent être des copropriétaires ou des personnes extérieures qualifiées pour assurer le contrôle des comptes du syndicat". Le syndic peut, comme le Président et les membres du Conseil syndical, se faire assister par un technicien de son choix dans les conditions de l'article 27 du décret du 17 mars 1967. Celui-ci peut, en outre, sous sa responsabilité, confier l'exécution de certaines tâches à une union coopérative ou à d'autres prestataires extérieurs.
    L'assemblée générale désigne, à la majorité de l'article 24 de la loi du 10 juillet 1965, le ou les copropriétaires chargés de contrôler les comptes du syndicat, à moins qu'elle ne préfère confier cette mission à un expert-comptable ou à un commissaire aux comptes.
    Le ou les copropriétaires désignés, l'expert-comptable ou le commissaire aux comptes rendent compte chaque année à l'assemblée générale de l'exécution de leur mission.
    Le mandat du ou des copropriétaires désignés pour contrôler les comptes du syndicat ne peut excéder trois ans renouvelables. Il ne donne pas lieu à rémunération.
    Le ou les copropriétaires désignés ne peuvent être le conjoint, les descendants, ascendants ou préposés du syndic ou d'un des membres du conseil syndical ou être liés à eux par un pacte civil de solidarité.
    Les syndicats de forme coopérative peuvent, même si les immeubles ne sont pas contigus ou voisins, constituer entre eux des unions coopératives ayant pour objet de créer et gérer des services destinés à faciliter leur gestion.
    Ces unions coopératives sont soumises aux dispositions de la section VIII du présent décret.
    Chaque syndicat décide, parmi les services proposés par une union coopérative, ceux dont il veut bénéficier.
    (Décret n°2004-479 du 27 mai 2004 – article 30).

  • La rémunération : le "président-syndic" ne peut pas toucher de rémunération car il est d'abord conseiller syndical. art. 27 du décret du 17 mars 1967 "les fonctions de président et de membre du conseil syndical ne donnent pas lieu à rémunération". Il est bien entendu admis que les membres du conseil syndical peuvent se faire rembourser les frais exposés dans l'exercice de leur mandat. Ce remboursement d'effectue sur justificatifs ou de manière forfaitaire.

 
   
Aller vers le haut de la page   Le compte bancaire séparé  
 

L'article 38 du décret du 17 mars 1967 précise : "Dans la cas où l'immeuble est administré par un syndic qui n'est pas soumis aux dispositions de la loi n°70-9 du 2 janvier 1970 et des textes pris pour application, toutes sommes ou valeurs reçues  au nom et pour le compte du syndicat doivent être versées sans délais à un compte bancaire ou postal ouvert au nom du syndicat."

 
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 La responsabilité civile

 
 

Le  syndic non professionnel n'est pas tenu de souscrire une assurance. Mais il est fortement recommandé d'assurer la responsabilité civile et les accidents du syndic et des membres du conseil syndical. Les frais de ces assurances sont prises en charge par la copropriété. Des assurances de ce type sont comprises dans l'adhésion aux unions syndicales et associations de syndics non professionnels.

 
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 Organisation et aide à la gestion

 
 
  • Les commissions de travail : les syndicats non professionnels d'une certaine taille fonctionne selon un système de commissions : ravalement, finance, ascenseur, droit ... Elles ont pour rôle d'instruire un dossier et de préparer les décisions du conseil syndical, éventuellement d'en contrôler l'exécution.

  • L'adhésion à une association de syndics non professionnels : les syndicats autogérés sont la plupart du temps membres d'une association comme l'ANCC, la FSCC (pour les syndicats coopératifs) ou bien l'ARC. Ces trois associations dispensent des conseils, une assistance, des formations et de nombreux services. L'adhésion consiste en une cotisation annuelle pour l'immeuble qui varie selon le nombre de lots, cette cotisation comprend une assurance responsabilité civile couvrant les bénévoles et les salariés du syndicat.

  • L'adhésion à une union syndicale : les unions syndicales contribuent à améliorer la gestion des copropriétés par la mise en commun de certains services : centralisation de la gestion comptable et informatique, services techniques, centrale d'approvisionnement (art. 29 de la loi du 10 juillet 1965). L'adhésion est décidée par l'assemblée générale à la majorité absolue de l'art.25 moyennant un forfait annuel.

  • Recrutement de personnel : pour les grandes copropriétés (plus de 200 lots) on peut envisager de recruter du personnel : secrétaire-comptable, jardinier, personnel d'entretien et de sécurité.

 
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 Les avantages de l'autogestion

 
 
  • Incitation des copropriétaires à participer à la gestion de leur patrimoine commun : on constate qu'en la matière la communication joue un rôle essentiel, les copropriétaires sont souvent mieux informés, les relations plus conviviales entre copropriétaires, les parties communes mieux entretenues.

  • Moins de charges impayées : dû à une vigilance accrue des responsables qui vont pouvoir plus facilement faire la part entre le débiteur de bonne foi et celui de mauvaise foi. Les problèmes de gestion trouvent vite des solutions, on évite la plupart du temps les situations de blocage. Les actions sont adaptées et rapides.

  • Economie de charges : la motivation essentielle réside dans la recherche d'économie et la réduction des dépenses indirectes grâce à un meilleur contrôle des prix pratiqués sur les contrats de prestations de services, des fournisseurs et des entreprises. Il faut pour cela lancer régulièrement des appels d'offres pour mettre en concurrence les marchés. On réduira également les frais de gestion.

La collégialité des décisions et de la responsabilité est un gage de bonne gestion. On constate en règle générale une meilleure maîtrise des programmes de travaux, un traitement rapide des problèmes techniques, des prix mieux négociés, des assemblées générales plus largement fréquentées.
 

 
 

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Dernière modification : 14/06/2007
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