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Optez
pour la construction saine : l'architecture bioclimatique
(1ère partie) |
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Les bâtiments participent pour 43
% à l’énergie consommée en France et contribuent de manière non négligeable (22
%) à l’émission des gaz à effet de serre (GES). Pour limiter leurs incidences
des décisions ont été prises lors du Grenelle de l’Environnement : d’ici à 2050,
les pouvoirs publics veulent diviser par 4 la consommation énergétique totale du
parc de bâtiments. Une conception globale des bâtiments aboutit à des modes de
construction moins énergivores. Cette démarche est de plus en plus répandu pour
les maisons individuelles : confortables, économes à l’usage et plus
respectueuses de l’environnement, elles offrent un triple bénéfice pour leurs
habitants. |
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Les
enjeux de l'habitation écologique |
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La construction devient
écologique, l'habitat devient durable et constitue un investissement pour
l'avenir. Mais les changements de comportements et l'avancée technologique
concernent aussi le chantier de la rénovation. Sur ce marché, l'enjeu
touche l'ensemble du parc résidentiel existant soit
18 millions de maisons individuelles et 13 millions de logements collectifs
dont il faudra améliorer les performances thermiques et énergétiques. La
Capeb (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment)
a estimé le coût de ce chantier pour un total d'environ 600 milliards
d'euros. |
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Quelques
données |
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En 2006, 78 % des Français déclaraient accepter de payer plus pour une
construction respectant les principes du développement durable (matériaux
écologiques, récupération des eaux de pluie, capteurs solaires ....).
La dépense moyenne par logement a été en hausse de 4,7 % en 2006
(9 200 €/an/ménage). Cette augmentation concerne les budgets consacrés
au loyer et à l’énergie.
En 2006, les dépenses d’énergie dans les logements représentaient 16 %
des dépenses courantes (chauffage : 53 % ; électricité : 25 % ; cuisson
10 %, production d’eau chaude : 12 %).
Déjà en 2000, 93 % des Français considéraient important le fait d’avoir des
garanties certifiant la qualité sanitaire et environnementale de leur
logement.
Sources : CREDOC, MEDAD, FFB, FNAIM |
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L'architecture
bioclimatique |
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Redécouverte au début des années
70, l'architecture bioclimatique recherche une synthèse harmonieuse entre la
destination du bâtiment, le confort de l'occupant et le respect de
l'environnement, en faisant largement appel aux principes de l'architecture.
Il s'agit de profiter des avantages du terrain, de sa situation , de sa
végétation pour réduire les besoins énergétiques de la maison et créer un
climat de bien être avec des températures agréables, une humidité contrôlée
et bénéficier d'apports solaires gratuits. |
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La
circulation de l'air |
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Pour un meilleur
confort à l'intérieur du logement, il faut favoriser la circulation de l'air par
convection. Sur un terrain en pente, il faut profiter des circulations
naturelles de l’air : l’implantation y est plus favorable que dans le fond d’une
cuvette. |
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Stockage
de la chaleur |
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En pente, mais aussi sur terrain
plat, on peut envisager une construction semi-enterrée profitant des apports de
chaleur et de fraîcheur relatifs du sol, en hiver et en été, limitant ainsi les
variations de températures. Les apports solaires sont à valoriser en priorité
par le choix de l’orientation et l’emplacement sur la parcelle. Une façade
principale au sud, dégagée en hiver des ombres de bâtiments voisins ou d’arbres
persistants, permet de profiter au mieux du rayonnement solaire.
On utilise des matériaux naturels comme le bois, la paille, la pierre, la terre
cuite ... qui selon leur densité jouent un rôle d'isolant ou d'accumulateur de
chaleur. Les matériaux de forte inertie, qui fonctionnent comme des masses
d'accumulation de chaleur, servent à retenir l'énergie incidente reçue pendant
la journée pour la restituer la nuit.
Pour réaliser l’enveloppe d’un bâtiment, on distingue :
Les systèmes à isolation répartie en terre cuite alvéolée ou en béton cellulaire
qui, pour des épaisseurs importantes et dans les conditions actuelles de la
réglementation énergétique des bâtiments (RT 2005), ne nécessitent pas l’ajout
d’un isolant. L’isolation répartie est intégrée au mur lui-même et suppose
l’utilisation de matériaux particuliers, qui assurent à la fois la tenue
mécanique et l’isolation (pierre, briques à alvéoles multiples, blocs de béton
cellulaire, panneaux de bois isolés, etc.).
Les systèmes à isolation rapportée (béton, parpaings, bois et acier) qui
nécessitent en plus du matériau utilisé pour les murs l’ajout d’un isolant.
Il est préférable de concevoir une isolation par l'extérieur (« mur-manteau »)
plutôt que par l'intérieur. Afin de limiter les déperditions, il faut minimiser
les surfaces en contact avec l'extérieur, l'enveloppe du bâtiment doit être donc
la plus compacte possible.
Il faut réduire les ponts thermiques. Les ponts thermiques sont, dans une
construction, des discontinuités de la barrière isolante par laquelle la chaleur
s’échappe : ils sont responsables de déperditions importantes. Ils sont à
l’origine de zones froides dans la maison et sont donc sources d’inconfort. À
leur niveau, on constate souvent la condensation de l’humidité, l’apparition de
moisissures ou le décollement des papiers peints. |
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Les
ouvertures |
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Il faut les répartir judicieusement
tout d’abord (de l’ordre de 50 % des surfaces vitrées au sud, 20 % à l’est et à
l’ouest, 10 % au nord), les protéger des rayons directs du soleil estival
ensuite. Les vitrages doivent être dotés d'une isolation renforcée. Les
menuiseries extérieures possédant une étanchéité parfaite et une très bonne
isolation thermique : le bois et le PVC offrent de bonnes performances. D’où une
récupération maximale de la chaleur et de la lumière du soleil en hiver tout en
évitant les surchauffes estivales. Certains vitrages dits « thermo-acoustiques »
réduisent également les nuisances sonores. |
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Aménagement
de zones tampons |
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Des « espaces tampons » non chauffés
(office, buanderie, garage, cellier) du côté Nord se comportent comme une
isolation thermique et diminuent les pertes de chaleur. Une maison solaire doit
largement s'ouvrir au Sud et privilégier les surfaces vitrées dans le secteur
SE-SO. Une véranda en façade sud permet de valoriser les apports solaires en
hiver et en demi-saison. Pour éviter les surchauffes très inconfortables en été,
on peut s'équiper d'une couverture opaque, de menuiseries en bois d'essence
locale, de doubles vitrages (isolants et peu émissifs) et de protections
nocturnes (volets, stores internes ou externes). |
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Un
système de chauffage performant |
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Le chauffage basse température
(chaleur douce), notamment par le sol, associé à une régulation performante,
contribue à limiter la consommation d'énergie et apporte un confort appréciable.
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Des
Plantes |
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La végétation offre un excellent
isolant phonique et thermique. Des plantes disposées aux endroits appropriés de
la maison contribuent à régler le degré d'humidité de l'air intérieur. Des
arbres et des haies denses de persistants plantées du côté Nord protègent des
vents froids. Des haies plus légères et plus basses (feuillus, arbustes à fleurs
et à fruits) vers le sud. Des arbres à feuilles caduques du côté Sud ne limitent
la pénétration du soleil qu'en été. |
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Le
coût de construction d'une maison écologique |
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Faire construire une maison
écologique par un maître d'œuvre occasionne un surcoût à l'achat de l'ordre de 3
à 8%.
Les surcoûts de construction d’une maison basse consommation sont sensibles (de
l’ordre de 15 à 20 %) car le marché n’est pas encore très développé. Mais les
économies de fonctionnement réalisées sont importantes et les surcoûts
s’amortissent dans tous les cas en quelques années.
Un exemple positif
Une maison située en Mayenne construite en bois massif allie une conception
bioclimatique et la mise en place de solutions énergétiques efficaces et
écologiques : pompes à chaleur air-eau pour le chauffage, capteurs solaires pour
l'eau chaude et 36 m2 de modules photovoltaïques pour la production
d'électricité.
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Coût total de la construction :
225 000 €/TTC hors terrain pour une surface de 172 m2 habitables et un
sous-sol de 92 m2
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Consommation pour le chauffage :
2180 kWh/an soit 240 €
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Consommation pour l'eau chaude
sanitaire : 1175 kWh/an soit 129 €
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Consommation domestique annuelle
moyenne : 3087 kWh/an soit 340 €
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Vente annuelle moyenne de
l'électricité produite : 4197 kWh/an à 0,15 € le kWh soit 639 €
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Les
aides |
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Vous trouverez toutes les aides à l'habitat sur le site
www.habitatdeveloppement.fr qui
collecte, traite et met en ligne l'essentiel des aides en faveur de votre projet
habitat (acquisition, construction, amélioration), nationales et locales. Ce
travail, actualisé régulièrement, est soutenu par l'Agence Nationale de
l'Habitat et le Ministère des Transports, de l'Equipement, du Tourisme et de la
Mer.
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Crédit
d'impôt sur les équipements d'économie d'énergie les plus performants
Le crédit d'impôt s'applique aux dépenses d'équipements
effectuées par l'occupant - propriétaire, locataire ou à titre gratuit - d'une
résidence principale, en faveur des économies d'énergie et du développement
durable. Il concerne des équipements performants au plan énergétique, en
particulier les équipements qui utilisent les énergies renouvelables.
Le crédit d'impôt porte sur le prix des matériaux et équipements, hors main
d'œuvre, fournis par les entreprises et artisans ayant réalisé les travaux (se
calcule subventions déduites).
Pour les équipements solaires thermiques, le matériel doit avoir une
certification CSTBat ou Solar Keymark.
Pour les équipements solaires photovoltaïque, le matériel doit respecter les
normes EN 61215 ou NF EN 61646.
Pour les équipements bois énergie et biomasse, le matériel
doit avoir un rendement inférieur ou égal à 65% et respecter les normes
suivantes:
- Poêles: normes NF EN 13240 ou NF D 35376
- Foyers fermés, inserts: normes NF EN 13229 ou NF D 35376
- Cuisinières: normes NF EN 12815 ou NF D 32301
- Chaudières inférieur à 300 kW: normes NF EN 303.5 ou EN 12809
Les pompes à chaleur
doivent avoir les caractéristiques
suivantes:
- Pompes à chaleur géothermales ou air/eau: coefficient de performance (COP)
supérieur ou égal à 3,
- Pompes à chaleur air/air de type multisplit: COP supérieur ou égal à 3,
centralisé sur une unité extérieure, puissance restituée supérieure ou égale à
5kW à 7 degré , installation finale contrôlée par un organisme d'inspection
selon normes NF EN 45004.
Taux s'appliquant aux dépenses effectuées entre le 1er
janvier 2006 et le 31 décembre 2009 (les dépenses effectuées l'année N étant
portées sur la déclaration de revenus, qui est établie pour cette année N, à
l'année N + 1) :
· 15 % : chaudières à basse température, individuelles ou collectives, utilisées
pour le chauffage ou la production d'eau chaude, dans des habitations
principales achevées depuis plus de deux ans
· 25 % : matériaux d'isolation thermique - chaudières à condensation,
individuelles ou collectives, utilisées pour le chauffage ou la production d'eau
chaude - appareils de régulation de chauffage et de programmation des
équipements de chauffage, dans des habitations principales achevées depuis plus
de deux ans
· 25 % : équipements de raccordement à un réseau de chaleur lorsque celui-ci est
alimenté soit majoritairement par des énergies renouvelables, soit par une
installation performante de chauffage utilisant la technique de la cogénération,
dans des habitations principales neuves ou anciennes.
· 40 % : le taux de 25 %, pour les habitations principales achevées depuis plus
de 2 ans, est porté à 40 % si le logement a été achevé avant le 01/01/1977 et si
les travaux d'économies d'énergie sont réalisés au plus tard le 31 décembre de
la 2ème année qui suit celle de l'acquisition du logement (l'installation dans
le logement s'avérant être la période la plus propice à la réalisation de
travaux d'économies d'énergie)
· 50 % : équipements utilisant une source d'énergie renouvelable (solaire
thermique, bois, biomasse, éolien, photovoltaïque, microhydraulique) - pompes à
chaleur géothermales, pompes à chaleur air/eau et air/air, dans des habitations
principales neuves ou anciennes.
Plafonds de dépenses
Seules ouvrent droit au crédit d'impôt les dépenses
d'équipement effectivement supportées par le contribuable, déduction faite de
toute prime ou subvention, calculée au prorata du prix hors taxes de
l'équipement par rapport au montant total hors taxes de la facture établie par
l'entreprise).
Pour un même contribuable et une même habitation, le montant des dépenses ne
peut excéder, pour l'ensemble de la période du 1er janvier 2005 au 31 décembre
2009, la somme de 8 000 euros pour une personne seule, 16 000 euros pour un
couple marié ou lié par un PACS soumis à imposition commune. Cette somme est
majorée de 400 euros par personne à charge.
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Taux réduit
de la TVA (5,5%) pour les équipements d'économie d'énergie
Cela concerne les équipements solaires thermiques, solaires
photovoltaïques, bois énergie et biomasse, pompes à chaleur, éolien domestique.
Dans les locaux à usage d'habitation achevés depuis plus de 2 ans (résidence
principale ou secondaire). Mesure valable jusqu’en 2010.
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Les aides des collectivités locales
Certaines collectivités locales (Conseils généraux ou régionaux, communes)
attribuent des aides aux particuliers qui font installer des équipement
utilisant les énergies renouvelables.
De l'Anah, lorsque le logement a plus de 15 ans, sous
conditions de ressources, pour l'installation d'un chauffe-eau solaire. De
l'Ademe dans certains cas ou d'EDF et du Face (Fonds d'amortissement des
charges d'électrification), en zone rurale.
Renseignez-vous au cas par cas auprès de
l’Espace Info-Énergie le plus proche de chez vous.
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Optez pour la construction saine : le chauffage : énergies traditionnelles ou
renouvelables ? (2ème partie) |
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info@mon-immeuble.com
Copyright © 2008 MON-IMMEUBLE,
Dernière modification :
17/07/2009
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