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Impôts
2008 : déclaration des revenus fonciers et plus-values immobilières |
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La loi de
finances pour 2008 du 24 décembre 2007 comporte un nombre limité de mesures
défiscalisantes. On peut citer principalement, le nouveau crédit d'impôt sur les
intérêts d'emprunts immobiliers liés à l'acquisition de l'habitation principale. Vous trouverez
dans ce dossier fiscal des précisions sur la déclaration de vos revenus
fonciers. D'une manière générale les loyers perçus en contrepartie de la
location d’un logement doivent être ajoutés à vos autres revenus pour être
soumis au barème progressif mais plusieurs régimes d’imposition sont
susceptibles de s’appliquer. Certains investissements locatifs bénéficient de
régimes spéciaux. |
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Les
réformes de l'année 2008 |
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Le nouveau barème de
l'impôt
Ce nouveau
barème s'applique aux revenus 2007. Les tranches du barème instaurées
par la loi de finances 2008, sont relevées de la hausse moyenne des prix
hors tabac soit 1,3%.
Le nouveau barème est le suivant : - 0% pour la fraction inférieure à 5.687 € - 5,50% pour la fraction supérieure à 5
688 € et inférieure à 11 344 € - 14% pour la fraction supérieure à 11 345 € et inférieure à 25195 € - 30% pour la fraction supérieure à 25196 € et inférieure à 67546 € - 40% pour la fraction supérieure à 67546 €.
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Crédit d'impôt au titre des
intérêts d'emprunt payés pour l'acquisition de la résidence principale
Dispositif existant :
La loi TEPA (loi en
faveur du Travail, de l’Emploi et du Pouvoir d’Achat) du 21 août 2007 a
instauré un crédit d'impôt au profit des personnes physiques fiscalement
domiciliées en Fvance qui souscrivent un emprunt auprès d'un
établissement financier pour l'acquisition ou la construction de leur
résidence principale.
Ce crédit d'impôt est égal à 20 % du montant des intérêts payés au titre
des 5 premières annuités de remboursement, retenus dans la limite
annuelle de 3 750 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et
7 500 € pour un couple soumis à imposition commune, majorés de 500 € par
personne à charge (250 € pour un enfant en garde alternée). Ces montants
sont portés à 7 500 € pour une personne handicapée célibataire, veuve ou
divorcée et 15 000 € pour un couple soumis à imposition commune dont
l'un des membres est handicapé.
Apports de la
loi de Finances pour 2008 :
Elle
porte le taux de ce crédit d’impôt à 40% du montant des intérêts payés
au titre de la première annuité de remboursement. Elle précise le point
de départ du délai des cinq premières annuités : il s’agit de la
première mise à disposition des fonds empruntés. Toutefois, en cas de
construction ou d’acquisition en l’état futur d’achèvement, la loi
prévoit la possibilité de fixer le point de départ du délai à la date de
livraison ou d’achèvement du logement.
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Revenus
fonciers |
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Le revenu foncier imposable est
déterminé en retranchant des recettes foncières le total des frais et
charges supportés au cours de l’année.
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Les revenus
fonciers à déclarer
Les revenus des immeubles
loués
Toutes les sommes provenant des locations non meublées sont imposables en
revenus fonciers, quelle que soit leur dénomination : loyer, supplément de
loyer, c'est-à-dire la valeur des avantages en nature prévus dans le bail,
pas de porte, droit d’entrée…, peu important la nature de l’immeuble donné
en location (maison, appartement, local commercial, garage, terrain nu…).
De plus, vous devez procéder à la déclaration de tous les loyers perçus en
2007, quelle que soit la période à laquelle ils se rapportent (arriérés de
loyers, loyers réglés d’avance) mais également procéder à la déclaration des
loyers échus en 2007 et non perçus (par négligence ou volontairement).
Par contre vous n'avez pas à déclarer les loyers échus en 2007 mais que vous
n'avez pas pu recevoir du fait de la défaillance du locataire.
En ce qui concerne les remboursements de charges, vous n’avez pas à déclarer les
remboursements de charges locatives que vous avez reçus de votre locataire.
En contrepartie, vous ne pouvez plus déduire les avances que vous avez
faites à ce titre. Ces avances constitueront une charge
déductible de vos revenus fonciers uniquement en fin de bail, si elle ne
vous ont pas été remboursées par le locataire à cette date.
Certaines dépenses d’entretien et de réparation incombent au propriétaire.
Le bail peut les mettre à la charge du locataire. Dans ce cas, le
propriétaire doit déclarer l’avantage retiré de cette prise en charge par le
locataire.
lorsque le montant du loyer est manifestement sous-évalué (très inférieur à
la valeur locative réelle du bien), le fisc peut retenir comme imposition un
loyer équivalent aux prix couramment pratiqués dans la zone où est situé
l’immeuble.
la
location à titre habituel de logements meublés relève de la catégorie des
bénéfices industriels et commerciaux et non de celle des revenus fonciers.
Les autres
recettes à déclarer
En tant qu’associé d’une SCI non soumise à l’impôt sur les sociétés, qui
encaisse des loyers, les revenus que vous tirez de vos parts sociales dans
cette SCI sont imposables au titre des revenus fonciers. S’il s’agit d’une
SCI soumise à l’impôt sur les sociétés, les revenus perçus en tant
qu’associé sont imposables dans la catégorie des revenus de capitaux
mobiliers.
En mettant à la disposition d’une personne des droits attachés à vos
propriétés (droit d’affichage, antenne-relais, droit de chasse, droit d’exploiter une
carrière…), à titre onéreux, les bénéfices que vous en tirez sont considérés
comme des revenus fonciers.
En vous réservant la jouissance d’un bien immobilier autre qu’un logement
(tel locaux professionnels, locaux commerciaux, terrains, lacs, étangs…à
l’exclusion des locaux à usage d’habitation), dont vous êtes propriétaire,
vous devez déclarer en revenus fonciers la valeur locative réelle de ce
bien, c'est-à-dire la valeur locative que ce bien produirait s’il était
loué.
Les indemnités et subventions perçues en 2007 sont imposables si elles ont
été versées pour couvrir des charges déductibles de vos revenus fonciers
(CGI, art. 29). Sont concernées, les subventions
versées par l'ANAH et par l'ANAHR, les indemnités d'assurance servant à
financer des dépenses déductibles.
la
location d'une dépendance meublée de son habitation
principale (chambre de service ou annexe) est exonérée d'impôt si le loyer
reste raisonnable : pour 2007 la recette annuelle ne doit pas dépasser 156
euros du M2 à Paris et en Ile-de-France et 115 euros dans les autres régions
(instruction 4F-1-06).
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Le
régime d’imposition "micro-foncier"
Si l’ensemble des revenus fonciers que vous
avez perçus en 2007 n’a pas dépassé 15.000
€, vous relevez de plein droit du
régime "micro-foncier" (CGI, art.32).
Vos revenus doivent provenir de la location d'immeubles non meublés.
Pour apprécier si la limite de 15.000
€ est ou non dépassée, il faut tenir
compte du revenu brut foncier, c'est-à-dire, la totalité des revenus
fonciers perçus par tous les membres du foyer fiscal en 2007.
Dans le cadre de ce régime simplifié, le fisc va appliquer
un abattement
forfaitaire de 30% sur les revenus fonciers déclarés. Cet abattement est
censé tenir compte de toutes les charges que vous avez exposées au cours de
l’année. La baisse de l'abattement forfaitaire augmente la
part imposable de vos revenus fonciers qui passe à 70%. Vous devez déclarer
vos recettes brutes directement sur la déclaration n°2042.
Il est toujours possible néanmoins d’opter pour le régime réel dans
l’hypothèse où vos charges sont plus importantes pour leur montant réel
et cela chaque année.
Vous devez remplir la case "BE"
de votre déclaration de revenus 2007 et joindre une déclaration 2044 sur
laquelle vous porterez vos charges réelles déductibles.
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Le régime de
la déclaration 2044
Pour le régime réel, l'option s'exerce pour 3
ans, ensuite l'option se renouvelle tacitement sauf si vous choisissez de
revenir au micro-foncier. Cette option vaut pour la totalité de vos revenus
fonciers. Cette déclaration 2044 concerne tous ceux qui ont encaissé, en
2007, des revenus supérieurs à 15.000 euros mais aussi les
propriétaires d’immeubles relevant des
dispositifs Périssol ; Besson, Robien, Borloo, de monuments historiques donnés en
location.
Les détenteurs de parts SCI ou de SCPI doivent déclarer les revenus locatifs
sur l'imprimé 2044. Toutefois le régime du micro-foncier peut leur être
applicable si les revenus fonciers n'excèdent pas 15.000 euros, la société
ne doit pas être soumise à l'impôt sur les sociétés et ne doit pas posséder
d'immeubles donnant droit à un régime fiscal de faveur. Par ailleurs,
l'associé doit être propriétaire d'un ou de plusieurs biens immobiliers
qu'il détient en direct et qu'il donne en location nue.
A la différence du micro-foncier, vous devez calculer vous-même votre revenu
net taxable en déclarant les loyers perçus et en déduisant les charges. Si
vos charges dépassent votre revenu locatif, vous constaterez un "déficit
foncier" qui viendra en diminution de votre revenu dans la limite de 10.700
euros par an ou de 15.300 euros si vous avez investi sous le régime
Périssol. L'investissement dans une demeure historique ou un placement
Malraux permet de déduire le déficit sans limitation de montant.
Les frais et charges à déduire
Pour tenir
compte de l'amortissement de vos biens en location, de vos frais de gestion
ainsi que de certaines primes d'assurance, le fisc vous autorise à pratiquer
une déductions forfaitaire sur vos revenus fonciers.
L’application des
déductions spécifiques
La déduction
spécifique de 10%
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En cas de déménagement pour des raisons professionnelles (BOI
5 D-2-06, CGI art 31-1);
- investissement dans le cadre du
dispositif Quilès-Méhaignerie sous certaines conditions.
La déduction
spécifique de 26%
- investissement
dans un logement ancien dans le cadre du dispositif Besson-ancien;
- location d'un logement neuf dans le cadre du dispositif Robien-ZRR.
La déduction
spécifique de 30%
- Investissement locatif dans le
neuf
- Investissement locatif dans le
cadre du dispositif Borloo-ancien en secteur intermédiaire. Cette déduction
est étendue aux logements donnés en location à des organismes privés ou
publics sous réserve de la signature d'une convention avec l'Anah (Loi de
finances rectificative 2007);
- remise en location en 2007 d'un logement vacant (si vous relouez un
logement vacant dans les conditions du dispositif Borloo-ancien, vous pouvez
bénéficier d'une déduction spécifique au taux de 60%).
La déduction
spécifique de 40%
Dans le cadre de
l'exploitation de carrières, sablières ou tout autre gisement minéral.
La déduction
spécifique de 45%
- Investissement locatif
dans le secteur social dans le cadre du dispositif Borloo-ancien (si vous
relouez un logement vacant dans les conditions du dispositif Borloo-ancien
dans le secteur social, vous pouvez bénéficier d'une déduction spécifique au
taux de 75%).
La déduction
spécifique de 46%
- Investissement locatif
dans le cadre du dispositif Lienemann.
Les charges déductibles pour leur montant réel
Toutes les charges supportées en 2007 pour les immeubles loués sont déductibles
de vos revenus fonciers pour leur montant
effectif dans le régime dit "réel".
Ainsi, vous pouvez déduire :
- les frais de
gestion et la rémunération des gardiens ou concierges.
Vous pouvez déduire la rémunération (cotisations sociales incluses) de vos
concierges et gardiens si elle se rapporte à des biens loués. Vous pouvez
également déduire les dépenses supportées en raison des avantages en nature
fournis (chauffage, eau, gaz, électricité ...). Ces frais sont pris en
compte et intégrés dans les provisions pour charge versés chaque trimestre
au syndic.
Les frais
de procédures, les frais de rémunération, honoraires et commissions versées
à un tiers pour la gestion des immeubles, agences de location ...
- certains impôts (taxe foncière, contribution sur les revenus locatifs)
payés en 2007. Les taxes
d'habitation, de balayage et d'enlèvement d'ordure ménagère sont à la charge
du locataire. Elles ne sont pas déductibles, sauf si vous en avez fait l'avance
et qu'il ne vous les a pas remboursées en fin de bail.
- les provisions sur charges de copropriété,
vous pouvez déduire le montant total des provisions payées au syndic en
2007, diminué des régularisations effectuées au titre des charges de l'année
précédente, après l'approbation des comptes de la copropriété.
- les intérêts et frais des emprunts contractés pour acquérir, conserver,
réparer ou améliorer un bien immobilier loué. Frais de
dossier, d'assurance et d'hypothèque.
- les indemnités d’éviction et de relogement payées au locataire sortant
- les charges locatives avancées et non récupérées
(BOI 5 D-4-05,n°19) au moment du départ du locataire et non en cours de bail (depuis la loi de finances pour 2004).
Sont visées les fournitures ou les services destinés à l'usage privé ou
commun des locataires (frais de chauffage, consommation d'eau, éclairage,
ascenseur, vidange, ramonage) ou les taxes d'enlèvement des ordures
ménagères à la charge du locataire. Seules les charges que le locataire ne
vous a pas remboursées au 31 décembre de l'année de son départ sont
déductibles.
- toutes
les primes d'assurance liées
au bien loué, payées à partir du 1er janvier 2007 et
non plus seulement les assurances spécifiques comme
celles contre les loyers impayés,
assurance des immeubles ruraux, assurance des monuments historiques.
- les travaux sur le bien loué : déduction des travaux d’entretien et de
réparation quelle que soit l’affectation de l’immeuble y
compris sur les parties communes en copropriété, déduction des
travaux d’amélioration en principe que pour les immeubles à usage
d’habitation. Les travaux d'amélioration réalisés dans les
locaux professionnels ou commerciaux loués ne sont déductibles que dans deux
cas : lorsqu'il s'agit de travaux de désamiantage destinés à protéger les
locaux et lorsque ce sont des améliorations visant à faciliter l'accueil des
handicapés.
En ce qui concerne les travaux de construction,
reconstruction, agrandissement, ils ne sont jamais déductibles, à quelques
exceptions près.
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Plus-values
immobilières |
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La loi de finances pour 2004 a
réformé la fiscalité applicable aux plus-values immobilières réalisées par
les particuliers dans le cadre de la gestion de leur patrimoine privé.
Depuis le 1er janvier 2004, elles sont taxées à un taux proportionnel de 16%
(auxquels s’ajoutent les 11% de prélèvements sociaux) soit 27%
précompté directement sur le
prix payé par l’acquéreur. Elles ne sont plus soumises au barème progressif
de l’impôt sur le revenu.
Un mécanisme de retenue à la source est donc instauré à la place des
obligations déclaratives et de paiement antérieures. Il appartient dès lors
au notaire d’établir la déclaration de plus-value et de payer l’impôt dû par
prélèvement sur le prix de vente.
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La
notion de plus-value
Il y a plus-value immobilière
dès lors que vous cédez à titre onéreux un immeuble (ou des droits
immobiliers) pour un montant supérieur à celui auquel vous l’avez acquis
(peu important la façon dont vous avez acquis ces biens ou ces droits).
Les cessions à titre gratuit ne rentrent pas dans le champ d’application des
plus-values. Sont donc concernées les opérations suivantes : ventes,
échanges, expropriations, partages, apports à une société non transparente.
Peuvent aussi dégager une plus-value immobilière : les cessions de titres de
sociétés transparentes qui ont pour objet exclusif l’acquisition ou la
construction d’immeubles en vue de leur attribution aux associés, les
cessions de titres de sociétés à prépondérance immobilière soumises à
l’impôt sur le revenu.
Certaines opérations sont exonérées :
- la plus-value réalisée lors de la cession de votre résidence principale,
c'est-à-dire celle que vous occupez personnellement à titre habituel, dont
vous êtes propriétaire, est exonérée d’impôt. La vente des dépendances est
aussi exonérée (garages et parkings situés à moins d'un
kilomètre, les passages, les cours mais aussi le terrain entourant votre
bien).
- la plus-value réalisée
en 2007 est exonérée si la vente de l’immeuble a été
faite pour un prix inférieur ou égal à 15.000
€ (CGI art. 150U-II) .
En revanche, en cas de cession d'un bien détenu en
indivision, ce seuil de 15.000 euros s'apprécie au regard de chaque
quote-part indivise. La cession d'un bien par deux indivisaires est donc
exonérée à concurrence de 30.000 euros.
- la vente d'un bien à un
organisme de logement social
Vente d'un immeuble, bâti ou non, ou des droits immobiliers à un organisme
en charge du logement social avant le 31 décembre 2007, la plus-value est
exonérée d'impôt.
- les titulaires de pension de retraite ou d’une carte d’invalidité
bénéficient d’une exonération de leurs plus-values s’ils ne sont pas
assujettis à l’ISF l’avant-dernière année précédant la vente du bien et si
leur revenu fiscal de l’avant-dernière année précédant celle de la vente est
inférieur à la limite prévue pour bénéficier des exonérations.
- en cas d’expropriation pour cause d’utilité publique, l’indemnité versée
est exonérée si elle est utilisée pour acquérir, construire, reconstruire ou
agrandir un immeuble dans un délai de 12 mois après sa perception, ou encore
pour acquérir des droits immobiliers ou payer des frais liés à
l’acquisition.
- les plus-values d’échange réalisées dans le cadre d’un remembrement sont
exonérées.
- la plus-value est exonérée si vous détenez le bien depuis plus de 15 ans.
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Le calcul de la plus-value
imposable
La plus-value est
égale à la différence entre le prix de vente du bien (minoré de certains
frais : commissions versées aux intermédiaires, dépenses liées aux
certifications et diagnostics obligatoires, indemnité d’éviction du
locataire…) et son prix d’acquisition (majoré de certaines dépenses :
honoraires du notaire, frais de timbre et de publicité foncière, droits de
succession ou de donation mais aussi les dépenses de construction, de
reconstruction, d’agrandissement ou d’amélioration réalisées sur le bien
vendu…).
Le résultat obtenu est réduit d’un abattement pour les cessions d’immeubles
détenus depuis plus de 5 ans. En effet, la plus-value imposable est diminuée
d’un abattement de 10% par année de possession de l’immeuble au-delà de la
5ème.
Depuis le 1er janvier 2005, cet abattement lié à la durée de détention ne
s’applique plus que sur les immeubles bâtis.
Il est ensuite réduit d’un abattement fixe de 1.000 €. Cet abattement
s’applique à chaque cession imposable et pour les immeubles détenus en
indivision à chaque indivisaire.
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Le nouveau mécanisme
Depuis le 1er
janvier 2004, c'est le notaire qui
se charge des formalités en cas de cession de bien constatée dans un acte
notarié. Il va procéder à la déclaration de l’impôt afférent à la
plus-value, dans un délai de 2 mois à compter de la date de l’acte
constatant la vente. L’impôt est versé lors du dépôt de la déclaration
( imprimé n°2848 IMM) à la conservation des hypothèques.
La déclaration doit être signée par vous-même ou par votre mandataire (le
notaire, par exemple), mandat joint à la déclaration ou figurant dans l’acte
de cession, indiquant précisément l’identité du mandant.
Il n’est pas nécessaire de procéder à une déclaration pour les plus-values
exonérées ou lorsque l’opération se solde par une moins-value.
A défaut de déclaration ou de paiement voire même en cas de paiement
partiel, la formalité d’enregistrement est refusée et la vente ne peut donc
pas être publiée. Cela entraîne l’inopposabilité de la vente aux tiers.
De plus, en cas de défaut ou de retard de déclaration, le fisc peut procéder
à une taxation d’office.
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