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Normes AFNOR

La sécurité incendie en copropriété

La sécurité électrique dans votre immeuble - responsabilités en cas d'accidents.

Qui est responsable en cas d'incendie ?

L'incendie dans la maison

Textes officiels

Proposition de loi n° 2535 de MM. Pierre Morange et Damien Meslot visant à rendre obligatoire l'installation de détecteurs de fumée dans tous les lieux d'habitation Voir le dossier

Arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l'incendie des bâtiments d'habitation

Adresses utiles

GIFSID (Groupement Français des Fabricants en Sécurité Incendie Domestique)
39, rue Louis Blanc
92038 Paris la Défense Cedex
Tél. : 01 47 17 63 03

Fédération française du matériel incendie (fabricants, distributeurs et installateurs)
39-41, rue Louis-Blanc 92400 Courbevoie
Tél. : 01 47 17 63 03

Comité National Malveillance Incendie Sécurité
16 avenue Hoche
75008 PARIS
Tél. : 33 (0) 1 53 89 00 40
www.cnmis.org

Centre scientifique et technique du bâtiment
4, avenue du Recteur-Poincaré, 75016 Paris
Tél. : 01 40 50 28 28
www.cstb.fr

PROMOTELEC

Tour Chantecoq
5 rue Chantecoq
92808 PUTEAUX CEDEX
Tél : 01 41 97 42 22

www.promotelec.com

Sur le Web

www.prevention-incendie.gouv.fr
Toute l’information sur le
risque d’incendie et les moyens de prévention

Institut National de Prévention et d’Education pour la santé.
http://www.inpes.sante.fr

Fédération Nationale des sapeurs-pompiers de France
http://www.pompiers.fr

Fédération Française du Matériel d’Incendie
http://www.ffmi.asso.fr

Centre National de Prévention et de Protection
http://www.cnpp.com

Commission de Sécurité des Consommateurs
http://www.securiteconso.org

AFNOR Certification
http://www.afnor.org

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Prévenir les risques d'incendie

 

 

Sommaire

 

1.Comment survient et se développe un incendie ?

2.Les sources d'incendie

3.Comment réagir en cas d'incendie ?

4.Les détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF)

5.Les chiffres

     
 

Le nombre d’incendies a doublé ces vingt dernières années. 250.000 sinistres incendies d'habitations sont déclarés chaque année aux assurances. La meilleure action contre les incendies reste la prévention avec quelques principes simples comme l'examen de son habitation, en identifiant les sources possibles d’incendie ou l’installation d’un ou plusieurs détecteurs avertisseurs autonomes de fumée pour accélérer la détection de l’incendie. Il est indispensable de connaître les éléments qui permettent d’évacuer l’habitation ou d’y attendre les secours.

 
     
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 Comment survient et se développe un incendie ?

 
 

Un incendie se déclare lorsque sont réunis de l'oxygène (dans l'air), une matière inflammable (papier, bois, textile ...) et une source de combustion (étincelles, flamme, chaleur ...). Le feu se propage par contact direct avec la flamme, par des projections de particules enflammées, ou sans flamme, par conduction et dégagement de chaleur. Une simple flamme peut devenir hors de contrôle en 30 secondes. Une maison peut être embrasée par les flammes en moins de 4 minutes. La température d’une pièce en feu atteint près de 600°C en 5 minutes.

Le plus dangereux reste la fumée. Les gaz et vapeurs toxiques prennent la place de l’oxygène dans l’air. La fumée ne réveille pas, elle asphyxie et donc tue. Le monoxyde de carbone et le cyanure qu’elle contient plongent l’individu dans un sommeil profond qui l’empêche de réagir. C’est pourquoi la fumée est la première cause de décès dans les incendies. Une brève exposition aux fumées peut donner lieu à des complications comme un asthme chronique, une insuffisance rénale, hépatique, cardiaque et/ou respiratoire.

Les feux sont répartis en trois classes A, B et C qui correspondent à des feux de matériaux solides, des feux de liquides ou de solides liquéfiables - essence, alcool, solvants, paraffine -, et des feux impliquant le gaz - propane, butane, acétylène, gaz naturel ou méthane.

 
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 Les sources d'incendie

 
 

La protection passive concerne toutes les mesures préventives prises dès la construction ou la rénovation d'un bâtiment destinées à éviter la progression d’un feu. Tissus ignifugés, cloisons ou encore matériaux d’isolation sont plus ou moins inflammables. Leur degré de résistance au feu fait l’objet de règlements. Dans les immeubles, la présence de portes anti-feu et de sas n’est pas anodine. C’est pourquoi il est important de ne pas empêcher leur bon fonctionnement. L'incendie peut se déclarer  dans un appartement voisin ou mitoyen, dans ce cas il est important d’agir avec autant de précautions que si le feu se déclarait chez soi. En prenant garde, notamment, aux appels d’air qui risquent de se produire si on ouvre la porte de son domicile, au risque d’y attirer l’incendie.

  • Les appareils électriques : un quart des incendies est dû à la vétusté des installations électriques ou à la mauvaise utilisation des appareils. Prises arrachées et fils électriques aux gaines usées présentent des risques facilement identifiables. L’intervention d’un électricien professionnel est la seule garantie possible d’une pose réglementaire.
    La surchauffe des lignes et prises est due à la multiplication des blocs multiprises placés en cascade. Les défaillances d'appareils électriques laissés en mode veille 24h/24 sont également en cause.
    La façon dont les produits sont installés est également sensible. Il est indispensable de prévoir une ventilation naturelle suffisante derrière les appareils électriques, notamment les téléviseurs et ordinateurs, de ne pas placer une lampe halogène trop près d’un rideau, et de valider que la grille de protection est encore en place ou encore éviter de faire sécher du linge sur des radiateurs électriques d'appoint rayonnants ou soufflants.

  • Les accidents domestiques : En dehors des installations et équipements électriques, les sources d’incendie sont multiples.
    La cigarette : Quand un fumeur s’endort et fait tomber sa cigarette sur le canapé, vide son cendrier sans vérifier que toutes les cigarettes sont bien écrasées, le risque d’incendie s’élève dangereusement.
    Côté cuisine : une huile sale de friture présente plus de risque d’incendie, La cuisinière à gaz : un feu de la cuisinière à gaz ne doit jamais rester allumé sans surveillance.
    Côté salon : le conduit d’insert ou de cheminée doit obligatoirement être ramoné une à deux fois par an pour éviter aux suies de s’enflammer. Le pare feu est indispensable pour que la flambée reste circonscrite dans le foyer. Les canapés rembourrés en mousse dégagent en brûlant des fumées très toxiques. Ne pas poser de bougies près d'un matériau inflammable comme un rideau, les mettre sur un support stable et ne pas laisser une bougie sans surveillance.
    Côté jardin : le barbecue est une source d’incendie s’il est installé à proximité de matériaux combustibles. Il ne faut pas raviver les braises du barbecue avec de l'alcool à brûler ou d’autre liquide combustible, à l’origine de nombreux accidents.

  • Les produits hautement inflammables : les produits inflammables sont installés dans un endroit ventilé, dans lequel personne ne fume ou ne produit de flammes ou d'étincelles.
    Quant aux bouteilles de propane, leur présence dans la maison ou le garage est particulièrement dangereuse en cas d’incendie. Mieux vaut les stocker au fond du jardin.

 
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 Comment réagir en cas d'incendie ?

 
 


Les secondes qui suivent l’alerte au feu sont essentielles. Le particulier doit évaluer l’état d’avancement de l’incendie, pour choisir rapidement entre tenter de combattre le feu ou fuir à cause des fumées. En présence de flammes sans fumée, il est encore temps d’intervenir pour essayer d’éteindre le feu. Mais si la fumée a pris le pas sur les flammes, il faut absolument entamer l’évacuation.

  • Contacter les urgences
    Appeler le 18 ou le 112 - appel européen - reste une priorité. Les secours prennent le temps de poser des questions, pour mieux préparer leur intervention. Ils demandent ainsi l'adresse précise du lieu du sinistre ou de l'accident, ses circonstances, une description de la situation actuelle, le nombre et l'état des victimes, l’éventualité d'un danger supplémentaire et le numéro de téléphone de l'appelant pour obtenir des renseignements complémentaires. C’est au service de secours d’indiquer à l’appelant quand il peut raccrocher son téléphone.

    Dans certains immeubles, des boutons-poussoirs rouges portent la mention « enfoncer/briser la vitre en cas d'incendie ». Ces boîtiers servent soit à sonner l'alarme générale, soit à commander une trappe de désenfumage. Dans tous les cas, il est nécessaire d’alerter les pompiers.

  • Limiter la progression de l’incendie
    Il est impératif de ne pas mettre sa vie en danger en tentant de lutter contre un incendie d’où l’importance d’en évaluer l’état. Plusieurs solutions se présentent pour tenter d’éteindre un début d’incendie : jeter de l’eau à la base des flammes ou près du sol si le feu a pris sur un objet (carton, canapé…), etouffer avec une couverture ou un tissu épais s’il s'agit d'un feu de poêle à mazout, pétrole…

    Le recours à un extincteur à poudre ABC ou un aérosol à fonction extinctrice reste privilégié puisqu’il est compatible avec tous les types de feu. La distance d'attaque doit être d'au moins 3 mètres pour un extincteur à poudre et au moins 1 mètre pour un extincteur à mousse. Le jet d'extinction sera dirigé vers la base des flammes mais jamais sur une fuite de gaz.

    Quand il n’est plus possible d’intervenir directement sur le feu, et tant que la combustion ne dégage pas trop de fumée, si un jet d’eau est à disposition, il est toujours possible d’arroser la pièce et notamment son mobilier pour limiter son embrasement. Enlever si nécessaire les produits très inflammables susceptibles d’aggraver la situation puis quitter rapidement la pièce en refermant la porte. Une porte fermée et arrosée d’eau ralentit la progression des flammes et de la fumée. Elle peut résister près de 30 minutes. Multiplier ces obstacles reste la meilleure façon d’éviter les appels d’air, de retarder la progression de l’incendie et d’en protéger les occupants.

  • Se protéger
    Quand on habite un appartement, il peut être dangereux de chercher à évacuer. Il faut être sûr que l’incendie et les fumées n’ont pas atteint la cage d’escalier de l’immeuble. En général, si le feu a pris dans un appartement situé au-dessous du vôtre, il ne faut pas chercher à sortir, les fumées ayant tendance à monter. Avant d'ouvrir une porte, il est nécessaire de la toucher. Si elle est chaude, l’incendie est actif de l’autre côté, il ne faut pas l’ouvrir. Il faut alors utiliser un autre itinéraire de sortie. Un point de rendez-vous, à l’extérieur, permet de valider que tout de monde est bien sorti.

    Quand l’incendie bloque l’issue ou que les fumées empêchent tout visibilité, il faut s’éloigner de la fumée en laissant dans la mesure du possible les portes fermées et en disposant un linge mouillé. L’idéal est donc de se réfugier dans un local qui comporte un robinet et de colmater la porte au maximum.

 
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 Les détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF)

 
 

Un détecteur avertisseur autonome de fumée est un petit appareil qui fonctionne sur pile - un signal sonore indique quand la pile doit être changée. Dès les premières fumées, il émet une alarme puissante d’environ ~ 85db, soit le bruit que ferait un TGV qui passe dans le couloir. Le prix d’un détecteur de qualité varie entre 10 et 30 euros. Il est impératif de le choisir certifié selon la norme européenne EN 14604.

Un incendie dégage très rapidement des fumées, lesquelles montent au plafond. Les DAAF seront donc prioritairement installés au plafond dans les espaces de séjour et le couloir menant aux chambres à coucher. Le détecteur permet également de réveiller un fumeur qui se serait endormi avec une cigarette au lit. Il faut par contre éviter d’installer un détecteur dans la salle de bains ou dans la cuisine, les particules de condensation pouvant déclencher l’alarme. Les espaces frais comme les buanderies sont également déconseillés, car un DAAF ne fonctionne bien qu’à une température définie entre 4°C et 38°C. Enfin, il ne doit pas être installé près d’une source d’air qui éloigne la fumée.

Un simple bouton permet de vérifier, au moins une fois par mois, si la sonnerie d’alarme fonctionne. Pour vérifier le système de détection de fumée, des bombes test existent. L’entretien du détecteur est indispensable pour éviter l’obstruction des entrées de la chambre de détection. Cet entretien sera réalisé au seul moyen de l’aspirateur pour éviter aux composants d’entrer en contact avec l’humidité.

Lorsque le taux d’équipement dépasse 80%, on constate une réduction de 50% des incendies d’habitation meurtriers ou nécessitant l’intervention des pompiers. En France, le taux d’équipement en DAAF s’élève à 2% alors qu'il est de 98% en Norvège, 95% aux Etats-Unis, 94% au Canada, 89% en Angleterre.

Les députés Damien MESLOT et Pierre MORANGE ont déposé (le 28 septembre 2005) à l’Assemblée nationale une proposition de loi  qui a pour objet de réduire le nombre de décès et de dommages corporels graves causés par les incendies domestiques en rendant obligatoire la mise en place de détecteurs de fumée dans les logements. Bien que l’utilité et l’intérêt de la mesure fassent consensus au Sénat et à l’Assemblée nationale, des divergences subsistent quant aux modalités de sa mise en œuvre.

Cette proposition de loi veut rendre obligatoire l’installation de détecteur. L’obligation concerne tous les logements - qu'il s'agisse de résidences principales ou secondaires, de logements privés ou publics, qu’ils soient neufs ou anciens – et s’applique à tous les occupants qu'ils soient locataires ou propriétaires. Cette obligation devra être respectée sous un délai de 5 ans maximum.

L’assureur peut prévoir une diminution de la prime d’assurance quand il est établi que l’assuré a respecté l’obligation de mise en place d’un détecteur de fumée. Cependant, l’assureur ne pourra pas sanctionner l’assuré qui n’aura pas répondu à cette obligation, notamment en refusant de prendre en charge l’indemnisation du sinistre causé par l’incendie. Un rapport sur l’application et l’évaluation de l’obligation d’installer des détecteurs de fumée doit être transmis au Parlement dans un délai de 5 ans. Ce rapport rendra également compte des actions d’information du public sur la prévention des incendies domestiques et sur la conduite à tenir en cas d’incendies.

Le texte de la proposition de loi a été rajouté par l'intermédiaire d'un "amendement" au projet de Loi Boutin du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement. L'amendement ramène le délai d'adoption de 5 ans à 3 ans, l'installation au frais de l'occupant qu'il soit propriétaire ou locataire. Les parties communes ne sont pas concernés par ce dernier. Le DAAF pour être conforme doit être de norme CE EN 14604. Depuis Août 2008, seuls ces appareils ont le droit d'être commercialisés en France. Cet amendement adopté le 10 février 2009 par les législateurs a été aussitôt réfuté par le conseil d'état qui l'a considéré comme "un cavalier" n'ayant rien à faire dans ce projet de loi pour le logement.

Les présidents des deux assemblées ont conjointement convoqué le 29 septembre 2009 une commission mixte paritaire qui devrait se tenir courant janvier 2010.

 
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 Les chiffres

   
 
  • Les incendies

    • Le nombre d'incendies a doublé ces vingt dernières années

    • 250 000 sinistres incendies d'habitations sont déclarés chaque année aux assurances

    • 100 000 d’entre eux ont nécessité l'intervention des sapeurs pompiers, soit 1 incendie toutes les 2 minutes

    • bien que 70 % des incendies se déclenchent le jour, 70 % des incendies mortels se produisent la nuit, faute d’avertissement

    • Le début de soirée est la plage horaire la plus critique : 20% des incendies domestiques ont lieu entre 18h et 21h ce qui coïncide avec la préparation du dîner et les activités qui suivent le repas

    • Le premier trimestre constitue la période de l’année la plus propice aux incendies avec près de 30% des feux.

  • Les victimes

    • 1 Français sur 3 sera victime d'un incendie au cours de sa vie

    • Plus de 800 personnes perdent la vie chaque année dans des feux d’habitation

    • Plus de 10 000 personnes sont gravement blessées dont 3 000 doivent vivre avec une invalidité lourde

    • 80% des décès sont dus à l’intoxication par la fumée

    • 2/3 des victimes succombent asphyxiées dans leur sommeil

    • L'incendie d'habitation est la seconde cause de décès par accident domestique chez les enfants de moins de 5 ans après la noyade

    • Dans 30 % des cas de décès chez les enfants de moins de 10 ans, les parents étaient absents lorsque l'incendie s'est déclaré.

  • Précisions techniques

    • La température d’une pièce en feu atteint près de 600°C en 5 minutes

    • Un incendie peut être maîtrisé dès la 1ère minute avec un verre d’eau, dès la 2ème minute avec un seau d'eau mais dès la 3ème minute, une citerne d'eau sera nécessaire

    • Localisation des départs de feu :
      Local vide ordure .......................... 29%
      Chambre à coucher....................... 23%
      Salle de séjour...............................21%
      Cuisine......................................... 20%
      Autre.............................................. 7%

    • 25% des incendies sont d’origine électrique

    • 75% des départs de feu résultent de maladresses ou d’actes volontaires

    • 30 secondes suffisent pour qu’un sapin de Noël s’enflamme.

   
 

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Dernière modification : 22/12/2009
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