| |
|
|
|
|
| |
Accueil >
Dossiers >
Impôts -
fiscalité |
|
| |
|
|
| |
Imposition
des revenus fonciers : les charges et déductions
(1ère partie) |
| |
|
| |
|
|
| |
Depuis
l'imposition des revenus de l'année 2006, les contribuables qui relèvent du
régime réel d'imposition des revenus fonciers peuvent déduire, sous certaines
conditions, les dépenses qu'ils réalisent au titre de l'administration et de la
gestion des immeubles procurant ces revenus. |
|
| |
|
|
 |
Les
déductions spécifiques |
|
| |
A compter de
l'imposition des revenus de 2006 (loi de finances 2006), du fait de
l'intégration dans le barème de l'abattement de 20% applicables aux salaires
et revenus assimilés, la déduction forfaitaire de droit commun de 14% est
supprimée, et les déductions spécifiques sont fixées à des niveaux moindres.
-
La déduction spécifique de
10% en cas de mobilité professionnelle
Dans le cadre d'un
déménagement contraint par des raisons professionnelles, vous avez dû
donner en location votre ancienne résidence principale pour en prendre
une nouvelle en location
(BOI 5 D-2-06).
La déduction est applicable jusqu'au 31 décembre de la 3ème année
suivant la mise en location avec l'obligation de respecter les
conditions suivantes :
- la nouvelle activité professionnelle doit avoir débuté entre le 1er
juillet 2005 et le 31 décembre 2007 et être exercée pendant au moins six
mois ;
- l'ancienne habitation principale doit avoir été donnée en location nue
à titre d'habitation principale dans l'année qui suit la date de début
de l'exercice de la nouvelle activité professionnelle ;
- la nouvelle habitation principale doit être prise en location dans
l'année qui suit la date de début de l'exercice de la nouvelle activité
professionnelle et être située à plus de 200 km de celle précédemment
occupée.
- le bailleur ne doit pas être un membre du foyer fiscal, ni une société
dont le contribuable serait associé.
-
La déduction spécifique de 30% pour la remise sur le marché de logements
soumis à la taxe sur les logements vacants
Cette déduction concerne les logements situés dans les 8 agglomérations
de la loi SRU et donc vacants depuis plus de 2 ans. Le logement doit
avoir donné lieu, au titre de l'année précédant celle de la conclusion
du bail, au paiement par le bailleur de la taxe sur les logements
vacants :
- le logement doit être mis en location nue par un bail conclu entre le
1er janvier 2006 et le 31 décembre 2007 ;
- cette déduction est cumulable avec la déduction de 30% accordée pour
un investissement réalisé dans le cadre du dispositif « Borloo-neuf » ou
de 45% en cas d'option pour le dispositif « Borloo - ancien ».
|
|
|
Les
indemnités d'éviction et frais de relogement |
|
| |
Les indemnités d'éviction sont
déductibles lorsqu'elles ont pour objet de libérer les locaux en vue de les
relouer dans de meilleures conditions. De la même façon, lorsqu'un
propriétaire, se trouvant dans l'obligation de libérer le logement pour y
procéder à des travaux de réparation indispensables, verse une indemnité
d'éviction au locataire, cette indemnité qui est indissociable des dépenses
de réparation est déductible au même titre que ces dernières.
Les frais engagés par le
propriétaire pour loger temporairement son locataire durant les travaux
affectant le logement loué sont déductibles, ces dépenses doivent être
effectuées pour continuer à louer le bien et leur montant doit résulter
d'une gestion normale. |
|
|
Les
frais d'administration et de gestion |
|
| |
La loi distingue quatre types de
frais d'administration et de gestion : les frais de rémunérations des
gardiens et concierges, les frais de rémunération, honoraires et commission
versés à un tiers pour la gestion des immeubles, les frais de procédures et
les autres frais de gestion (abattement de 20 € par local).
-
Les rémunérations des gardiens
et concierges
Les frais déductibles pour leur
montant réel comprennent toutes les rémunérations versées (charges sociales
et fiscales comprises), salaires en espèces, avantages en nature
(électricité, eau, gaz, chauffage).
-
Les frais de rémunération,
honoraires et commissions versés à un tiers pour la gestion de l'immeuble
Jusqu'à
l'imposition des revenus de 2005, les frais annexes aux frais de gérance
tels que les honoraires d'agence pour la recherche d'un locataire,
l'établissement du bail ou l'état des lieux n'étaient pas déductibles des
revenus fonciers.
A compter de la
détermination des revenus fonciers de 2006 (déclarés en 2007), toutes sommes
ou commissions versées par le bailleur à un professionnel pour la gestion de
son bien sont déductibles au titre des charges.
- frais de gérance
supportés par les propriétaires qui, ne gérant pas eux-mêmes leur(s)
logement(s), ont recours aux services de gérants d'immeubles ou
d'administrateurs de biens ;
- rémunérations des salariés chargés de la tenue de la comptabilité et des
diverses tâches administratives ou de secrétariat;
- les commissions versées par un propriétaire à une agence de location;
- frais de syndics, ces derniers étant considérés comme des gérants des
parties communes des copropriétés ;
-
Les frais de procédure engagés
en vue de l'acquisition et surtout de la conservation de ses revenus
fonciers
Frais de procédure supportés par
un propriétaire ou par son mandataire dans le cadre d'un règlement de
différends, soit avec son locataire, soit avec un entrepreneur ou
prestataire ou pour le règlement de litiges portant sur la propriété de
l'immeuble donné en location. Il s'agit d'honoraires versés à un notaire,
avocat, huissier ou un expert.
-
Les
autres frais de gestion
- Frais de
correspondance, de déplacement, de téléphone.
- Acquisition de matériels, mobilier de bureau, équipements informatiques.
- Enregistrement des baux et actes de location
- Frais de promotion et de publicité.
Ces frais sont déductibles pour un montant forfaitaire fixé à 20 € par bien
bâti ou non donné en location.
|
|
 |
Les
primes d'assurance |
|
| |
Jusqu'à l'imposition des revenus de 2005, les primes d'assurance
afférentes à des contrats dont l'objet est de couvrir le risque de loyers
impayés étaient les seules primes déductibles.
A compter de la détermination des revenus fonciers de 2006
(déclarés en 2007), toute quittance d'assurance devient déductible dès lors
qu'elle entre en rapport avec l'activité locative : risque incendie, dégâts des
eaux, bris de glace, tempête, vol, catastrophe naturelle, responsabilité civile
du propriétaire bailleur, garantie d'un emprunt).
Le contribuable ne peut bénéficier pour un même contrat
d'assurance, du crédit d'impôt et de la déduction des primes d'assurances
versées en garantie du risque de loyers impayés.
La prime d'assurance pour une Garantie contre les Risques
Locatifs (GRL) assortie d'un crédit d'impôt de 50%, est par conséquent exclue
des charges déductibles. La GRL apporte une garantie complémentaire de celle des
assurances contre les impayés, ou complémentaire de la prise en charge du risque
d'impayés pour les bailleurs, tant dans le parc social que dans le parc privé.
Ce nouveau dispositif indemnise les propriétaires bailleurs en cas d'impayés
d'un locataire fragile (CDD, jeunes travailleurs, etc.) et ceci à tout moment
pendant la durée du bail, et pour une prise en compte de 24 mois maximum
d'impayés de loyers. |
|
 |
Les taxes foncières et les taxes annexes |
|
| |
Déduction des taxes suivantes :
-
La taxe foncière (sur les propriétés bâties et non
bâties, à l'exclusion de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, mise à
la charge du locataire) et les taxes annexes à cet impôt (taxe spéciale
d'équipement de la région Île-de-France, de l'établisse ment public
d'aménagement de la Basse-Seine et de l'établissement public foncier de la
métropole Lorraine...) ;
-
La taxe annuelle sur les bureaux en Ile-de-France,
bien que cette taxe soit perçue au profit de l'Etat.
|
|
 |
Les
intérêts et frais d'emprunt |
|
| |
Les intérêts des emprunts contractés pour l'acquisition, la construction, la
réparation, l'amélioration ou la conservation de logements destinés à la
location sont déductibles des revenus fonciers, même s'il s'agit d'un emprunt
non hypothécaire. Aucune limitation n'est prévue quant au montant ou à la durée
de la déduction.
En cas de déficit foncier, la fraction de ce déficit qui résulte des intérêts
d'emprunt s'impute exclusivement sur les revenus fonciers des 10 années
suivantes mais en aucun cas sur le revenu global. Autrement dit, les intérêts
d'emprunts ne peuvent, à eux seuls, générer un déficit foncier imputable sur le
revenu global.
En plus des intérêts annuels versés pour la somme empruntée, les bailleurs sont
autorisés à déduire les frais d'emprunt (frais de constitution du dossier, frais
d'inscription hypothécaire, agios ou commissions de banque, primes afférentes à
un contrat d'assurance - vie, ou d'assurance décès - invalidité temporaire, pour
garantir le remboursement de l'emprunt). |
|
 |
Les
dépenses de travaux |
|
| |
Les modalités de déduction des dépenses de travaux dépendent de leur nature, du
type d'immeuble et de son affectation.
-
Les travaux d'entretien et de
réparation
Travaux ayant pour objet de
maintenir ou de remettre un logement (immeuble) en état afin d'en permettre
un usage normal sans en modifier la consistance, l'agencement ou
l'équipement initial.
Ces travaux recouvrent notamment :
- la réfection des peintures et planchers ;
- la réfection d'une installation électrique ou le remplacement d'un
ascenseur pour le rendre conforme aux normes de sécurité;
- la réfection d'une évacuation d'eaux usées;
- les dépenses de traitement des bois contre les parasites, les frais de
diagnostic et de recherche d'amiante;
- Les dépenses engagées pour le maintien en bon état de l'environnement de
l'immeuble (débroussaillement, élagage...);
- les grosses réparations, recrépissage, ravalement, réfection ou réparation
de toitures, réfection des escaliers, réparation d'une cheminée...
Ces travaux ne doivent pas entraîner un accroissement de l'actif, ni
modifier la destination des logements.
Les dépenses locatives ne sont pas en principe déductibles, des dérogations
sont prévues pour les dépenses occasionnées par la vétusté ou la force
majeure, les dépenses engagées en vue de faciliter la location ou les
dépenses récupérables sur le locataire mais non récupérées.
-
Les travaux d'amélioration
Travaux ayant pour
objet d'apporter à un local d'habitation un équipement ou un élément de
confort nouveau ou mieux adapté aux conditions modernes de vie sans modifier
cependant la structure de l'immeuble.
Ne sont déductibles que les travaux concernant exclusivement les locaux
affectés à l'habitation au moment de l'exécution des travaux; sont toutefois
déductibles les travaux d'amélioration d'un logement vacant s'ils ont pour
but de le rendre propre à la location, et s'il est effectivement loué après
travaux, les travaux sur les annexes de l'habitation (garages, parkings,
voiries dépendantes du bâtiment d'habitation), ou encore les travaux
d'amélioration afférentes aux locaux professionnels et commerciaux destinés
soit au traitement des immeubles contre l'amiante, soit à faciliter
l'accueil des personnes handicapées, à l'exclusion des frais correspondant à
des travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement.
L'administration fiscale n'a pas fixé de typologie précise des dépenses,
elles sont examinées au cas par cas par les services fiscaux et tiennent
compte des décisions de jurisprudence. Ont été admises en déduction les
dépenses d'installation de chauffage central, salle d'eau, cuisine,
tout-à-l'égout, ascenseur, antenne collective de télévision, minuterie
d'éclairage d'escaliers communs, dispositif de sécurité contre les
cambriolages ...
Les subventions de l'ANAH et les indemnités d'assurance doivent être
déclarées en recettes si elles sont afférentes à des travaux déductibles :
en contrepartie, les dépenses de travaux qu'elles ont servi à financer
peuvent, toutes les conditions étant par ailleurs remplies, être portées en
charges déductibles.
Les dépenses d'amélioration réalisées après l'achèvement de l'immeuble
(immeuble neuf) ou l'acquisition d'un logement ancien (réhabilitation), au
titre de l'amortissement fiscal « Robien recentré » ou « Borloo - neuf » ne
sont pas déductibles immédiatement mais doivent faire l'objet d'une
déduction au titre de l'amortissement de 10% pendant 10 ans.
-
Les
travaux de construction, reconstruction et d'agrandissement
Sont considérés comme
travaux de construction ou de reconstruction, les travaux comportant
la création de nouveaux locaux d'habitation, notamment dans les locaux
auparavant affectés à un autre usage, ainsi que les travaux ayant pour effet
d'apporter une modification importante au gros œuvre de locaux d'habitation
existants ou les travaux d'aménagement interne qui, par leur importance,
équivalent à une reconstruction.
Exemples : la démolition complète d'un immeuble suivie de sa
reconstruction, la pose de nouveaux planchers ou de nouvelles cloisons,
démontage puis remontage d'une façade, reprise des fondations et des murs
porteurs, la dépose et la pose de la charpente et de la toiture.
Les travaux
d'agrandissement sont des travaux ayant pour effet d'accroître le volume
ou la surface habitable de locaux existants.
En principe ces deux catégories de travaux ne sont pas déductibles, quel que
soit l'usage du bien (habitation, local professionnel ...).
Lorsque la restructuration est partielle, c'est-à-dire lorsqu'elle porte sur
certaines parties de l'unité de logement, à l'exemple du déplacement de
cloisons pour la création d'équipements sanitaires, ces travaux doivent être
regardés comme des dépenses de rénovation assimilables à des dépenses
d'amélioration déductibles.
Autre exception accordée par les services fiscaux, les biens donnés en
location sous le régime du Borloo-neuf, Robien recentré, Robien-classique,
Besson-neuf ou Périssol. Dans ce cas vous pouvez déduire le coût des travaux
de reconstruction et d'agrandissement réalisés après l'achèvement du bien
(amortissement étalé dans le temps et subordonné à un nouvel engagement de
location de neuf ans).
Lorsque des travaux d'agrandissement ou de construction sont effectuées en
même temps que des travaux de réparation ou d'amélioration, le caractère
déductible de chacune des dépenses dépend de leur caractère dissociable ou
indissociable les unes des autres. Après l'examen en détail des travaux, le
propriétaire doit être en mesure de justifier de la répartition du coût des
différents travaux afin de les rendre dissociables. En pratique, les travaux
de réparations ou améliorations entrepris sur un immeuble qui fait
simultanément l'objet de travaux de reconstruction ou d'agrandissement sont
déductibles lorsqu'ils portent sur la partie de l'immeuble qui n'est pas
affectée par la reconstruction.
|
|
 |
Travaux dans les parties communes |
|
| |
Lorsque le bien est situé dans un immeuble en copropriété, le copropriétaire
bailleur est tenu de verser chaque trimestre au syndic, une provision pour
charges, déductible l'année de son versement et doit faire l'objet d'une
régularisation l'année suivante (cas de charges non déductibles ou récupérables
sur les locataires).
Seules sont déductibles les provisions pour charges prévues aux articles 14-1 et
14-2 de la loi du 10 juillet 1965 sur la copropriété.
Il s'agit des provisions afférentes aux dépenses suivantes :
-
Les dépenses courantes de maintenance,
de fonctionnement et d'administration des parties communes et équipements
communs de l'immeuble comprise dans le budget prévisionnel de la
copropriété.
-
Les dépenses pour travaux
qui n'ont pas à figurer dans le budget prévisionnel et dont la liste est
fixée par le décret n°2004-479 du 27 mai 2004.
Les provisions spéciales destinées à faire face à des travaux non encore décidés
par l'assemblée ne sont pas concernés par cette déduction. Les dépenses ayant
donné lieu à ces provisions spécifiques sont déductibles dans les conditions de
droit commun, c'est-à-dire à la date de leur paiement si elles présentent le
caractère de charges déductibles.
En pratique, la prise en compte des charges de copropriété s'effectue en deux
temps : il faut déduire les provisions pour charges et pour travaux votés et
versés au syndic au cours de l'année puis en fonction du solde du relevé
individuel de charges adressé par le syndic suite à l'approbation des comptes de
l'exercice par l'assemblée générale des copropriétaires, procéder à la
régularisation des provisions que vous avez déduites de vos revenus fonciers
l'année précédente.
Si le montant des charges déductibles s'avère inférieur au montant acquitté au
titre de l'année N-1, il convient de procéder à une réintégration en recette
locative au titre de l'année N à due concurrence. Dans le cas inverse (appel de
charges insuffisant), le complément de charges fait l'objet d'une déduction en
N.
|
|
 |
Pour
obtenir un conseil personnalisé |
|
| |
Vous souhaitez obtenir un conseil personnalisé
concernant votre situation fiscale : déclaration des revenus
fonciers, crédits d'impôts, réductions d'impôts, dispositifs
d'incitation fiscale à l'investissement locatif (Robien, Borloo,
LMNP, LMP, Girardin...), conseils en investissements, FCPI, FIP,
transmission, donation ... N'hésitez pas à nous laisser vos
coordonnées, un conseiller prendra contact avec vous dans les plus
brefs délais.
|
|
|
info@mon-immeuble.com
Copyright © 2008 MON-IMMEUBLE,
Dernière modification :
21/03/2008
réalisé par
Sitexpert
Partenaires : |
|
Épargne Logement
|
Annuaire maison
|
Marrakech riad
|
Rachat credit proprietaire |
Logement étudiant |
Economie & Société
|
|
|
|