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Le point sur l'ensemble des aides financières pour l’amélioration de l’habitat en 2007

Textes officiels

Code général des impôts

5 D-1-08 n° 13 du 7 février 2008 : Impôt sur le revenu. Revenus fonciers. Déductions spécifiques de 26 %, 30 % et de 45 %. Déduction au titre de l’amortissement. Actualisation des plafonds de loyer et de ressources des locataires.

LOI n° 2007-1824 du 25 décembre 2007 de finances rectificative pour 2007

LOI n° 2007-1822 du 24 décembre 2007 de finances pour 2008

LOI n° 2006-1771 du 30 décembre 2006 de finances rectificative pour 2006

LOI n° 2006-1666 du 21 décembre 2006 de finances pour 2007

Loi n° 2005-1719 du 30 décembre 2005 de finances pour 2006 (l'article 76 de cette loi supprime la déduction forfaitaire et la remplace par la déduction des frais réels).

Loi n° 2005-1720 du 30 décembre 2005 de finances rectificative pour 2005

   

Décret n° 2007-1427 du 3 octobre 2007 relatif à la déduction des charges foncières afférentes aux immeubles classés monuments historiques et assimilés et modifiant l'annexe III au code général des impôts

5 D-2-07 n° 43 du 23 mars 2007 : Revenus fonciers - Suppression de la déduction forfaitaire - Déduction pour leur montant réel des frais d'administration et de gestion et des primes d'assurance. Extension de la définition des dépenses d'amélioration déductibles pour les propriétés rurales.

5 D-1-07 n° 22 du 8 février 2007 : Impôt sur le revenu. Revenus fonciers. Déductions spécifiques de 26 %, 30 %, 45 % et de 46 %. Déduction au titre de l'amortissement. Actualisation des plafonds de loyer et de ressources des locataires.

5 L-3-06 n° 200 du 6 décembre 2006 : Contribution annuelle sur les revenus locatifs (CRL). Personnes imposables. Suppression de la CRL due par les personnes physiques et par certaines sociétés de personnes (art. 76-XI-E A J de la loi de finances pour 2006).

5 D-4-06 n° 179 du 2 novembre 2006 : Impôt sur le revenu - Revenus fonciers - Dispositifs d'encouragement à l'investissement immobilier locatif - Déduction au titre de l'amortissement - Déduction spécifique - article 40 de la loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement.

6 F-2-06 n° 128 du 31 juillet 2006 : Taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Mesures diverses (articles 100, 101, 102 et 103 de la loi n° 2005-1719 du 30 décembre 2005 de finances pour 2006).

5 D-1-06 n° 5 du 13 janvier 2006 : Impôt sur le revenu. Revenus fonciers. Déductions forfaitaires de 40% et de 60%. Déduction au titre de l'amortissement. Actualisation des plafonds de loyer et de ressources des locataires.

LOI n° 2004-1484 du 30 décembre 2004 de finances pour 2005 (rectificatif)

LOI n° 2004-1484 du 30 décembre 2004 de finances pour 2005 (J.O n° 304 du 31 décembre 2004 page 22459)

LOI n° 2004-1485 du 30 décembre 2004 de finances rectificative pour 2004 (rectificatif)

LOI de finances pour 2004 (n° 2003-1311 du 30 décembre 2003)

Adresses utiles

Déclaration des revenus par Internet
www.ir.dgi.minefi.gouv.fr

Calcul de l'impôt 2008 sur les revenus 2007
http://www3.finances.gouv.fr
/calcul_impot/2008/

Direction Générale des Impôts : Impôts service vous répond par téléphone du lundi au vendredi de 8H00 à 22H00 et le samedi de 9H00 à 19H00 au 0820 32 42 52
www.impots.gouv.fr

Formulaires

Cerfa n°10334*08 Déclaration des revenus fonciers (n°2044)

Cerfa n°10335*08 Déclaration des revenus fonciers spéciaux (n°2044 SPE)

Documentation

Revenus fonciers, contribution sur les revenus locatifs

Revenus fonciers et des capitaux mobiliers

 
 

  Accueil > Dossiers > Impôts - fiscalité  
     
 

Imposition des revenus fonciers : les charges et déductions (1ère partie)

 

Sommaire

1.Les déductions spécifiques

La déduction spécifique de 10% en cas de mobilité professionnelle

La déduction spécifique de 30% pour la remise sur le marché de logements soumis à la taxe sur les logements vacants

2.Les indemnités d'éviction et frais de relogement

3.Les frais d'administration et de gestion

Les rémunérations des gardiens et concierges

Les frais de rémunération, honoraires et commissions versés à un tiers pour la gestion de l'immeuble

Les frais de procédure engagés en vue de l'acquisition et surtout de la conservation de ses revenus fonciers

Les autres frais de gestion

4.Les primes d'assurance

5.Les taxes foncières et les taxes annexes

6.Les intérêts et frais d'emprunt

7.Les dépenses de travaux

Les travaux d'entretien et de réparation

Les travaux d'amélioration

Les travaux de construction, reconstruction et d'agrandissement

8.Travaux dans les parties communes

     
 

Depuis l'imposition des revenus de l'année 2006, les contribuables qui relèvent du régime réel d'imposition des revenus fonciers peuvent déduire, sous certaines conditions, les dépenses qu'ils réalisent au titre de l'administration et de la gestion des immeubles procurant ces revenus.

 
     
Aller vers le haut de la page  Les déductions spécifiques  
 

A compter de l'imposition des revenus de 2006 (loi de finances 2006), du fait de l'intégration dans le barème de l'abattement de 20% applicables aux salaires et revenus assimilés, la déduction forfaitaire de droit commun de 14% est supprimée, et les déductions spécifiques sont fixées à des niveaux moindres.

  • La déduction spécifique de 10% en cas de mobilité professionnelle

    Dans le cadre d'un déménagement contraint par des raisons professionnelles, vous avez dû donner en location votre ancienne résidence principale pour en prendre une nouvelle en location (BOI 5 D-2-06). La déduction est applicable jusqu'au 31 décembre de la 3ème année suivant la mise en location avec l'obligation de respecter les conditions suivantes :
    - la nouvelle activité professionnelle doit avoir débuté entre le 1er juillet 2005 et le 31 décembre 2007 et être exercée pendant au moins six mois ;
    - l'ancienne habitation principale doit avoir été donnée en location nue à titre d'habitation principale dans l'année qui suit la date de début de l'exercice de la nouvelle activité professionnelle ;
    - la nouvelle habitation principale doit être prise en location dans l'année qui suit la date de début de l'exercice de la nouvelle activité professionnelle et être située à plus de 200 km de celle précédemment occupée.
    - le bailleur ne doit pas être un membre du foyer fiscal, ni une société dont le contribuable serait associé.

  • La déduction spécifique de 30% pour la remise sur le marché de logements soumis à la taxe sur les logements vacants

    Cette déduction concerne les logements situés dans les 8 agglomérations de la loi SRU et donc vacants depuis plus de 2 ans. Le logement doit avoir donné lieu, au titre de l'année précédant celle de la conclusion du bail, au paiement par le bailleur de la taxe sur les logements vacants :
    - le logement doit être mis en location nue par un bail conclu entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2007 ;
    - cette déduction est cumulable avec la déduction de 30% accordée pour un investissement réalisé dans le cadre du dispositif « Borloo-neuf » ou de 45% en cas d'option pour le dispositif « Borloo - ancien ».

 
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 Les indemnités d'éviction et frais de relogement

 
 

Les indemnités d'éviction sont déductibles lorsqu'elles ont pour objet de libérer les locaux en vue de les relouer dans de meilleures conditions. De la même façon, lorsqu'un propriétaire, se trouvant dans l'obligation de libérer le logement pour y procéder à des travaux de réparation indispensables, verse une indemnité d'éviction au locataire, cette indemnité qui est indissociable des dépenses de réparation est déductible au même titre que ces dernières.

Les frais engagés par le propriétaire pour loger temporairement son locataire durant les travaux affectant le logement loué sont déductibles, ces dépenses doivent être effectuées pour continuer à louer le bien et leur montant doit résulter d'une gestion normale.

 
Aller vers le haut de la page   Les frais d'administration et de gestion  
 

La loi distingue quatre types de frais d'administration et de gestion : les frais de rémunérations des gardiens et concierges, les frais de rémunération, honoraires et commission versés à un tiers pour la gestion des immeubles, les frais de procédures et les autres frais de gestion (abattement de 20 € par local).

  • Les rémunérations des gardiens et concierges

    Les frais déductibles pour leur montant réel comprennent toutes les rémunérations versées (charges sociales et fiscales comprises), salaires en espèces, avantages en nature (électricité, eau, gaz, chauffage).

  • Les frais de rémunération, honoraires et commissions versés à un tiers pour la gestion de l'immeuble

    Jusqu'à l'imposition des revenus de 2005, les frais annexes aux frais de gérance tels que les honoraires d'agence pour la recherche d'un locataire, l'établissement du bail ou l'état des lieux n'étaient pas déductibles des revenus fonciers.

    A compter de la détermination des revenus fonciers de 2006 (déclarés en 2007), toutes sommes ou commissions versées par le bailleur à un professionnel pour la gestion de son bien sont déductibles au titre des charges.

    - frais de gérance supportés par les propriétaires qui, ne gérant pas eux-mêmes leur(s) logement(s), ont recours aux services de gérants d'immeubles ou d'administrateurs de biens ;
    - rémunérations des salariés chargés de la tenue de la comptabilité et des diverses tâches administratives ou de secrétariat;
    - les commissions versées par un propriétaire à une agence de location;
    - frais de syndics, ces derniers étant considérés comme des gérants des parties communes des copropriétés ;

  • Les frais de procédure engagés en vue de l'acquisition et surtout de la conservation de ses revenus fonciers

    Frais de procédure supportés par un propriétaire ou par son mandataire dans le cadre d'un règlement de différends, soit avec son locataire, soit avec un entrepreneur ou prestataire ou pour le règlement de litiges portant sur la propriété de l'immeuble donné en location. Il s'agit d'honoraires versés à un notaire, avocat, huissier ou un expert.

  • Les autres frais de gestion

    - Frais de correspondance, de déplacement, de téléphone.
    - Acquisition de matériels, mobilier de bureau, équipements informatiques.
    - Enregistrement des baux et actes de location
    - Frais de promotion et de publicité.

    Ces frais sont déductibles pour un montant forfaitaire fixé à 20 € par bien bâti ou non donné en location.

 
Aller vers le haut de la page  Les primes d'assurance
 

Jusqu'à l'imposition des revenus de 2005, les primes d'assurance afférentes à des contrats dont l'objet est de couvrir le risque de loyers impayés étaient les seules primes déductibles.

A compter de la détermination des revenus fonciers de 2006 (déclarés en 2007), toute quittance d'assurance devient déductible dès lors qu'elle entre en rapport avec l'activité locative : risque incendie, dégâts des eaux, bris de glace, tempête, vol, catastrophe naturelle, responsabilité civile du propriétaire bailleur, garantie d'un emprunt).

Le contribuable ne peut bénéficier pour un même contrat d'assurance, du crédit d'impôt et de la déduction des primes d'assurances versées en garantie du risque de loyers impayés.

La prime d'assurance pour une Garantie contre les Risques Locatifs (GRL) assortie d'un crédit d'impôt de 50%, est par conséquent exclue des charges déductibles. La GRL apporte une garantie complémentaire de celle des assurances contre les impayés, ou complémentaire de la prise en charge du risque d'impayés pour les bailleurs, tant dans le parc social que dans le parc privé. Ce nouveau dispositif indemnise les propriétaires bailleurs en cas d'impayés d'un locataire fragile (CDD, jeunes travailleurs, etc.) et ceci à tout moment pendant la durée du bail, et pour une prise en compte de 24 mois maximum d'impayés de loyers.

 
Aller vers le haut de la page  Les taxes foncières et les taxes annexes
 

Déduction des taxes suivantes :

  • La taxe foncière (sur les propriétés bâties et non bâties, à l'exclusion de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, mise à la charge du locataire) et les taxes annexes à cet impôt (taxe spéciale d'équipement de la région Île-de-France, de l'établisse ment public d'aménagement de la Basse-Seine et de l'établissement public foncier de la métropole Lorraine...) ;

  • La taxe annuelle sur les bureaux en Ile-de-France, bien que cette taxe soit perçue au profit de l'Etat.

 
Aller vers le haut de la page  Les intérêts et frais d'emprunt
 

Les intérêts des emprunts contractés pour l'acquisition, la construction, la réparation, l'amélioration ou la conservation de logements destinés à la location sont déductibles des revenus fonciers, même s'il s'agit d'un emprunt non hypothécaire. Aucune limitation n'est prévue quant au montant ou à la durée de la déduction.

En cas de déficit foncier, la fraction de ce déficit qui résulte des intérêts d'emprunt s'impute exclusivement sur les revenus fonciers des 10 années suivantes mais en aucun cas sur le revenu global. Autrement dit, les intérêts d'emprunts ne peuvent, à eux seuls, générer un déficit foncier imputable sur le revenu global.

En plus des intérêts annuels versés pour la somme empruntée, les bailleurs sont autorisés à déduire les frais d'emprunt (frais de constitution du dossier, frais d'inscription hypothécaire, agios ou commissions de banque, primes afférentes à un contrat d'assurance - vie, ou d'assurance décès - invalidité temporaire, pour garantir le remboursement de l'emprunt).

 
Aller vers le haut de la page  Les dépenses de travaux
 

Les modalités de déduction des dépenses de travaux dépendent de leur nature, du type d'immeuble et de son affectation.

  • Les travaux d'entretien et de réparation

    Travaux ayant pour objet de maintenir ou de remettre un logement (immeuble) en état afin d'en permettre un usage normal sans en modifier la consistance, l'agencement ou l'équipement initial.

    Ces travaux recouvrent notamment :
    - la réfection des peintures et planchers ;
    - la réfection d'une installation électrique ou le remplacement d'un ascenseur pour le rendre conforme aux normes de sécurité;
    - la réfection d'une évacuation d'eaux usées;
    - les dépenses de traitement des bois contre les parasites, les frais de diagnostic et de recherche d'amiante;
    - Les dépenses engagées pour le maintien en bon état de l'environnement de l'immeuble (débroussaillement, élagage...);
    - les grosses réparations, recrépissage, ravalement, réfection ou réparation de toitures, réfection des escaliers, réparation d'une cheminée...

    Ces travaux ne doivent pas entraîner un accroissement de l'actif, ni modifier la destination des logements.

    Les dépenses locatives ne sont pas en principe déductibles, des dérogations sont prévues pour les dépenses occasionnées par la vétusté ou la force majeure, les dépenses engagées en vue de faciliter la location ou les dépenses récupérables sur le locataire mais non récupérées.

  • Les travaux d'amélioration

    Travaux ayant pour objet d'apporter à un local d'habitation un équipement ou un élément de confort nouveau ou mieux adapté aux conditions modernes de vie sans modifier cependant la structure de l'immeuble.

    Ne sont déductibles que les travaux concernant exclusivement les locaux affectés à l'habitation au moment de l'exécution des travaux; sont toutefois déductibles les travaux d'amélioration d'un logement vacant s'ils ont pour but de le rendre propre à la location, et s'il est effectivement loué après travaux, les travaux sur les annexes de l'habitation (garages, parkings, voiries dépendantes du bâtiment d'habitation), ou encore les travaux d'amélioration afférentes aux locaux professionnels et commerciaux destinés soit au traitement des immeubles contre l'amiante, soit à faciliter l'accueil des personnes handicapées, à l'exclusion des frais correspondant à des travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement.

    L'administration fiscale n'a pas fixé de typologie précise des dépenses, elles sont examinées au cas par cas par les services fiscaux et tiennent compte des décisions de jurisprudence. Ont été admises en déduction les dépenses d'installation de chauffage central, salle d'eau, cuisine, tout-à-l'égout, ascenseur, antenne collective de télévision, minuterie d'éclairage d'escaliers communs, dispositif de sécurité contre les cambriolages ...

    Les subventions de l'ANAH et les indemnités d'assurance doivent être déclarées en recettes si elles sont afférentes à des travaux déductibles : en contrepartie, les dépenses de travaux qu'elles ont servi à financer peuvent, toutes les conditions étant par ailleurs remplies, être portées en charges déductibles.

    Les dépenses d'amélioration réalisées après l'achèvement de l'immeuble (immeuble neuf) ou l'acquisition d'un logement ancien (réhabilitation), au titre de l'amortissement fiscal « Robien recentré » ou « Borloo - neuf » ne sont pas déductibles immédiatement mais doivent faire l'objet d'une déduction au titre de l'amortissement de 10% pendant 10 ans.

  • Les travaux de construction, reconstruction et d'agrandissement

    Sont considérés comme travaux de construction ou de reconstruction, les travaux comportant la création de nouveaux locaux d'habitation, notamment dans les locaux auparavant affectés à un autre usage, ainsi que les travaux ayant pour effet d'apporter une modification importante au gros œuvre de locaux d'habitation existants ou les travaux d'aménagement interne qui, par leur importance, équivalent à une reconstruction.

    Exemples : la démolition complète d'un immeuble suivie de sa reconstruction, la pose de nouveaux planchers ou de nouvelles cloisons, démontage puis remontage d'une façade, reprise des fondations et des murs porteurs, la dépose et la pose de la charpente et de la toiture.

    Les travaux d'agrandissement sont des travaux ayant pour effet d'accroître le volume ou la surface habitable de locaux existants.

    En principe ces deux catégories de travaux ne sont pas déductibles, quel que soit l'usage du bien (habitation, local professionnel ...).
    Lorsque la restructuration est partielle, c'est-à-dire lorsqu'elle porte sur certaines parties de l'unité de logement, à l'exemple du déplacement de cloisons pour la création d'équipements sanitaires, ces travaux doivent être regardés comme des dépenses de rénovation assimilables à des dépenses d'amélioration déductibles.

    Autre exception accordée par les services fiscaux, les biens donnés en location sous le régime du Borloo-neuf, Robien recentré, Robien-classique, Besson-neuf ou Périssol. Dans ce cas vous pouvez déduire le coût des travaux de reconstruction et d'agrandissement réalisés après l'achèvement du bien (amortissement étalé dans le temps et subordonné à un nouvel engagement de location de neuf ans).

    Lorsque des travaux d'agrandissement ou de construction sont effectuées en même temps que des travaux de réparation ou d'amélioration, le caractère déductible de chacune des dépenses dépend de leur caractère dissociable ou indissociable les unes des autres. Après l'examen en détail des travaux, le propriétaire doit être en mesure de justifier de la répartition du coût des différents travaux afin de les rendre dissociables. En pratique, les travaux de réparations ou améliorations entrepris sur un immeuble qui fait simultanément l'objet de travaux de reconstruction ou d'agrandissement sont déductibles lorsqu'ils portent sur la partie de l'immeuble qui n'est pas affectée par la reconstruction.

 
Aller vers le haut de la page  Travaux dans les parties communes
 

Lorsque le bien est situé dans un immeuble en copropriété, le copropriétaire bailleur est tenu de verser chaque trimestre au syndic, une provision pour charges, déductible l'année de son versement et doit faire l'objet d'une régularisation l'année suivante (cas de charges non déductibles ou récupérables sur les locataires).

Seules sont déductibles les provisions pour charges prévues aux articles 14-1 et 14-2 de la loi du 10 juillet 1965 sur la copropriété.

Il s'agit des provisions afférentes aux dépenses suivantes :

  • Les dépenses courantes de maintenance, de fonctionnement et d'administration des parties communes et équipements communs de l'immeuble comprise dans le budget prévisionnel de la copropriété.

  • Les dépenses pour travaux qui n'ont pas à figurer dans le budget prévisionnel et dont la liste est fixée par le décret n°2004-479 du 27 mai 2004.

Les provisions spéciales destinées à faire face à des travaux non encore décidés par l'assemblée ne sont pas concernés par cette déduction. Les dépenses ayant donné lieu à ces provisions spécifiques sont déductibles dans les conditions de droit commun, c'est-à-dire à la date de leur paiement si elles présentent le caractère de charges déductibles.

En pratique, la prise en compte des charges de copropriété s'effectue en deux temps : il faut déduire les provisions pour charges et pour travaux votés et versés au syndic au cours de l'année puis en fonction du solde du relevé individuel de charges adressé par le syndic suite à l'approbation des comptes de l'exercice par l'assemblée générale des copropriétaires, procéder à la régularisation des provisions que vous avez déduites de vos revenus fonciers l'année précédente.

Si le montant des charges déductibles s'avère inférieur au montant acquitté au titre de l'année N-1, il convient de procéder à une réintégration en recette locative au titre de l'année N à due concurrence. Dans le cas inverse (appel de charges insuffisant), le complément de charges fait l'objet d'une déduction en N.
 

 
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Dernière modification : 21/03/2008
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