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Abandon : acte juridique par
lequel le copropriétaire d'un bien renonce sur ce bien à son droit de
copropriété au profit d'une personne déterminée afin de s'affranchir d'une
charge.
Achat en indivision :
L'achat en indivision permet à des personnes sans lien de parenté d'acquérir
ensemble un bien immobilier (personnes vivant en concubinage). Les acquéreurs
signent une convention d'indivision qui permet de définir la quote-part de
chacun, laquelle n'est pas obligatoirement égale. Chaque indivisaire peut
consentir sur sa part une hypothèque. L'indivision cesse soit par la vente de
la part de l'un des indivisaires, soit par le décès de l'un d'entre eux.
Acte authentique : Est réputé
authentique l'acte de vente rédigé selon les formalités requises. C'est un
acte passé devant un officier ministériel (notaire, huissier de justice) définissant
les droits et les obligations des parties contractantes. L'original est appelé
"minute" et demeure entre les mains du notaire. La copie appelée
"grosse" est remise à l'intéressé.
Acte sous seing privé :
Acte rédigé et signé par les parties sans intervention d'un officier public.
Dans le cadre d'une vente, il peut s'agir d'un acte préparatoire à la
conclusion d'une affaire, encore appelé acte préalable ou avant-contrat parce
qu'il est ensuite remplacé par un contrat définitif. L'acte sous seing privé
est courant en matière de location.
Administrateur : celui qui
est chargé de l'administration d'un bien ou d'un ensemble de biens
appartenant à autrui ou indivis entre l'administrateur et des tiers.
Agent général
d'assurance : Professionnel
mandaté par une ou plusieurs compagnies d'assurance en vue de conclure et éventuellement
de gérer des contrats. L'agent
général, qui exerce une activité libérale, ne peut accéder à la profession
s'il ne satisfait pas aux conditions d'honorabilité fixées à l'article L
511.2 du Code des assurances (absence de condamnations pour crime, vol,
escroquerie,...) et aux conditions de capacité professionnelle mentionnées aux
articles R 513.1 et A 513.1 et suivants du Code des assurances (diplômes requis
ou équivalences). Il est rémunéré au moyen de commissions allouées par la
(les) société(s) d'assurance qu'il représente. Par ailleurs, les actes qu'il
accomplit dans le cadre de ses fonctions, engagent la compagnie d'assurance
responsable des fautes, imprudences ou de ses négligences (Art. L 511.1 Code
des assurances).
Si l'agent général outrepasse ses pouvoirs, la société d'assurance peut néanmoins
être engagée à l'égard des assurés en vertu de la théorie du mandat
apparent.
Agent immobilier : professionnel pouvant réaliser toutes les démarches nécessaires à la mise en location ou à la vente de tous types de biens immobiliers. L'agent s'occupe de trouver un acquéreur ou un locataire présentant toutes les garanties financières et juridiques. Il réalise sa mission à travers un contrat définissant sa tâche et sa rémunération, appelé mandat. Il doit posséder une carte professionnelle. Cette profession est régie par les dispositions obligatoires de la
loi du 2 janvier 1970 (dite
loi Hoguet
et son décret d'application du 20 juillet
1972).
Amiante : matière composée
de silicate de calcium et de magnésium résistant au feu et aux acides, se
présente sous forme de filaments peu adhérents entre eux. L'amiante a été
utilisé dans la construction pour ses qualités de résistance au feu
(cloisons) et sa légèreté (tuyaux, faux-plafonds, plaques de couverture en
amiante-ciment). Cette matière s'est avérée cancérigène. Le
Conseil Supérieur d’ Hygiène Publique de France
impose sa recherche et son enlèvement dans les immeubles et bureaux. Décret N°
96-97 du 7 février 1996.
Anah : Agence Nationale
de l'Habitat, créée en 1970, l'ANAH est un établissement
public à caractère administratif, placé sous la tutelle du ministre du
logement et du ministre de l'économie et des finances. Sa mission est
d'attribuer des aides à l'amélioration de l'habitat locatif privé affecté à
l'habitation principale, sous forme de subventions.
Ancien : immeuble
construit avant 1948
ANIL : Agence Nationale
pour l'Information sur le Logement. Association loi de 190, créée en 1975 sous
l'impulsion des pouvoirs publics. Anime le réseau des ADIL (90 centres
d'information sur l'habitat et 500 permanences). Les Associations Départementales
pour l4information sur le Logement ont pour mission d'apporter gratuitement au
public une information complète sur les questions juridiques, financières et
fiscales relatives au logement et à l'urbanisme.
Appel d'offres : Demande
de devis et mise en concurrence de plusieurs entreprises pour l'exécution
de travaux déterminés dans un cahier des charges et visant à obtenir le
meilleur rapport qualité-prix.
ARC : Association des
Responsables de copropriété. Créée en 1987, l'ARC est une association
à but non lucratif, indépendante, implantée sur près de 5000 immeubles en
copropriété. Sa mission est d'aider les responsables copropriétaires à
améliorer la gestion de leur immeuble. Rôle de conseil juridique et pratique.
Contrôle des professionnels (syndics, entreprises, prestataires de service). Adresse
: 29, rue Joseph Python - 75020 Paris
Architecte : Il est doté
d'un diplôme reconnu par l'état et inscrit au tableau de l'ordre des
Architectes
. La profession d'architecte est régie par la loi du 3 janvier 1977
et par plusieurs décrets d'application dont celui du 20 mars 1980 (règles
déontologiques de la profession). L'architecte a pour fonction de concevoir et
et d'établir un projet de construction ou un programme de rénovation, d'en
préparer, diriger et contrôler la mise en oeuvre et les coûts. Le recours à
un architecte est obligatoire pour toute construction ou transformation soumise
à une demande de permis de construire et portant sur une surface hors oeuvre de
plus de 170 m2.
Assemblée générale : cette
réunion annuelle permet aux copropriétaires de débattre et de voter à des
majorités différentes selon les questions traitées, du budget à venir, de la
gestion de la copropriété, des travaux de remise en état ou d'amélioration
qui sont inscrits à l'ordre du jour.
Assignation
Acte établi par un huissier qui informe le destinataire qu'un procès est engagé
contre lui et qui l'invite à se présenter devant le tribunal. Lorsqu'il y a eu
commandement de payer, l'huissier doit transmettre l'assignation au préfet deux
mois avant la date de l'audience, afin qu'une enquête sociale soit effectuée.
Association syndicale : groupement
de propriétaires fonciers s'unissant soit de leur seule initiative soit en
vertu d'un arrêté préfectoral, soit sur injonction de l'administrateur, en
vue d'effectuer certains travaux d'amélioration ou d'entretien intéressant
l'ensemble de leurs propriétés.
Association
syndicale libre (A.S.L.) : association réglementée par réglementée
par la
Loi
du 21 juin 1865
et le décret du 18 décembre
1927. Les ASL se développent
essentiellement dans le domaine des lotissements mais aussi dans celui
des ensembles immobiliers. Son objet est de gérer et d'entretenir les
biens et ouvrages d'intérêt commun comme les piscines, espaces verts, tennis, réseaux,
voiries, gardiennage, etc...Les propriétaires sont membres de droit de
l'association, directement ou par l'intermédiaire d'un syndicat des copropriétaires
lorsqu'une partie des terrains du lotissement ont donné lieu à construction
d'immeubles en copropriété.
Assurance
construction : cette
notion recouvre un système obligatoire de double assurance imposée par la loi
n° 78-12 du 4 janvier 1978 (dite "loi Spinetta") entrée en vigueur
le 1er janvier 1979. L'assurance construction comprend deux assurances spécifiques
:
-
l'Assurance de responsabilité civile décennale (Art. L 241-1 du Code des
assurances) qui s'impose aux constructeurs et professionnels assimilés pour
garantir leur responsabilité décennale .
-
l'Assurance dommages ouvrage (Art. L 242-1 du Code des assurances) qui s'impose
au maître de l'ouvrage, c'est-à-dire celui pour le compte duquel sont effectués
les travaux (propriétaire du terrain, celui qui fait édifier l'immeuble pour
son compte ou pour autrui, le vendeur d'immeubles (vendeur clé en mains,
vendeur d'immeubles à construire, promoteur)).
L'absence
de souscription de l'assurance de responsabilité civile (pour les
constructeurs) et de l'assurance dommages ouvrage (pour le maître de l'ouvrage)
est passible d'un emprisonnement de 6 mois et/ou d'une amende de 500 000 francs.
Toutefois, cette sanction ne s'applique pas au particulier qui construit un
logement pour l'occuper lui-même et sa famille.
Assurance de
responsabilité décennale : assurance
de responsabilité civile, obligatoirement souscrite par tout constructeur d'un
ouvrage (Art. L 241.1 du Code des assurances). Cette obligation d'assurance
permet de garantir la responsabilité présumée des constructeurs
édictée par l'article 1792 du Code civil dans certaines conditions. Les
constructeurs sont présumés responsables envers le maître
de l'ouvrage :
"... des dommages, même résultant d'un vice du sol, qui compromettent la
solidité de l'ouvrage ou qui, l'affectant dans l'un de ses éléments
constitutifs ou l'un de ses éléments d'équipement, le rendent impropre à sa
destination". Ils sont également présumés responsables selon l'article
1792-2 du code civil des dommages : "... qui affectent la solidité des éléments
d'équipement d'un bâtiment mais seulement lorsque ceux-ci font indissociablement
corps avec les ouvrages
de viabilité, de fondation, d'ossature, de clos ou de couvert".
D'autre
part, selon l'article 1792-4 du Code civil, le fabricant, l'importateur d'un
ouvrage, la personne qui présente un ouvrage ou une partie d'ouvrage comme son
oeuvre (c'est-à-dire en y faisant figurer son nom, sa marque de fabrique ou
tout autre signe distinctif) est, sous certaines conditions, solidairement
responsable de l'entrepreneur qui a mis en oeuvre l'ouvrage, la partie d'ouvrage
ou l'élément d'équipement. Tous ces constructeurs et personnes assimilées
sont donc soumis à l'obligation de souscrire une assurance de responsabilité
civile décennale.
Cette
garantie doit être souscrite avant l'ouverture du chantier et ne s'applique
qu'aux seuls dommages matériels à hauteur du coût des travaux permettant de
remédier aux désordres ; les dommages immatériels (perte d'exploitation, préjudice
moral...) n'étant pas indemnisés dans le cadre de cette garantie. La victime
des désordres ne peut se voir opposer aucune franchise dans le cadre de la
garantie obligatoire (il n'en est pas de même pour les dommages immatériels).
Par ailleurs, la garantie décennale est maintenue pour toute la durée de la
responsabilité même si l'assuré, c'est-à-dire le constructeur tombe
entre-temps en faillite ou si celui-ci n'a pas réglé la (les) prime(s)
d'assurance.
Enfin,
ne peuvent être indemnisés au titre de la garantie décennale :
- les dommages relevant du fait intentionnel ou du dol du souscripteur ou de
l'assuré ;
- les dommages résultant des effets de l'usure normale, du défaut d'entretien
ou de l'usage anormal ;
- les dommages résultant d'une cause étrangère : cataclysme, guerre civile,
sabotage...
Assurance dommages ouvrages :
doit être souscrite lors de la construction d'un immeuble par le maître
d'ouvrage (particulier ou entrepreneur) : coût : de 1,5 à 7 % du coût de la
construction selon les options (sont facultatives les garanties de biens d'équipements
tels que chauffage, volets roulants, etc.). Le bénéficiaire : le propriétaire
du logement construit. En cas de vente d'un logement de moins de 10 ans, l'acte
notarié doit être accompagné de cette garantie dommages ouvrages.
Assurance des
locataires : L'article
1732 du Code civil édicte un principe général selon lequel le locataire est
responsable des dégradations et des pertes qui se produisent pendant la location
sauf s'il prouve qu'elles ont eu lieu sans sa faute. Si les pertes ou
dégradations résultent d'un incendie, il ne peut s'exonérer qu'en prouvant le
cas fortuit ou la force majeure ou encore le vice de construction, la
communication du feu par une maison voisine (Art. 1733). Le locataire doit
répondre également des dégradations et des pertes qui arrivent par le fait des
personnes de sa maison ou de ses sous-locataires. Dans la pratique, les risques
locatifs sont garantis par la multirisque habitation, laquelle couvre les
dommages matériels (détérioration d'un bien) et immatériels (ex : perte des
loyers) résultant de la garantie incendie ou dégâts des eaux causés au
propriétaire mais également aux voisins et aux autres tiers . L'assurance
habitation inclut également des garanties couvrant les biens appartenant au
locataire (mobilier, embellissements dès lors qu'ils sont effectués par ce
dernier), et propose toute une série d'options (assurance contre le vol, bris de
glace, etc...). En fait, il n'existe pas de contrats spécifiques adaptés aux
locataires, la multirisques habitation est proposée dans sa globalité à tous les
particuliers qu'ils soient locataires ou propriétaires, la mise en jeu des
garanties se faisant selon la qualité de l'assuré.
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