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La cour d'appel de Paris
confirme le caractère abusif de certaines clauses insérées dans les
contrats de syndic.
Saisie par la Confédération de la Consommation, du
Logement et du Cadre de Vie (CLCV) qui souhaitait voir déclarées
abusives certaines clauses insérées dans le contrat-type d'un syndic, la
cour d'appel de Paris énumère les stipulations qui doivent être bannies
de telles conventions.
La cour rappelle tout
d'abord qu'un syndicat de copropriétaires, bien qu'ayant la personnalité
morale, est considéré comme un consommateur, car la conservation de
l'immeuble en copropriété et l'administration de ses parties communes ne
constituent pas l'exercice d'une activité professionnelle. Il est donc
protégé par la législation sur les clauses abusives.
Elle confirme
ensuite le jugement du tribunal de grande instance de Paris (TGI Paris,
8e ch., 7 sept. 1999, CSCV c/Foncia Franco-Suisse : RJDA n° 11/99, n°
1257) qui, à la suite de la Commission des clauses abusives
(Recommandations n° 96-01), a constaté le caractère abusif des clauses
qui :
- permettent au
syndic de résilier discrétionnairement le contrat le liant au
syndicat, alors que ce dernier doit, quant à lui, justifier d'un motif
légitime pour mettre fin au mandat ;
- ne proposent pas
l'ouverture d'un compte bancaire ou postal séparé, mais imposent la
tenue d'un compte unique, en contravention manifeste avec les
modifications introduites à l'article 18 de la loi du 10 juillet 1965
par la loi SRU, et violant ainsi la liberté de choix des
copropriétaires ;
- imputent les
frais de recouvrement des impayés au seul copropriétaire défaillant
avant toute décision judiciaire ;
- prévoient le
paiement d'honoraires supplémentaires à l'occasion de la transmission
du dossier du syndicat au successeur du syndic dont le mandat n'est
pas poursuivi, alors que le syndic est légalement tenu de transmettre
les documents du syndicat gracieusement, sauf s'il justifie de frais
supplémentaires excédant la gestion courante ;
- instaurent une
procédure de conciliation obligatoire lorsque survient un litige entre
le syndic et un copropriétaire, et contraignent ce dernier à saisir le
tribunal de grande instance même quand le tribunal d'instance est
compétent (ce qui rend obligatoire l'intervention d'un avocat, et
décourage les copropriétaires d'ester en justice).
Source : Dictionnaire
Permanent Gestion Immobilière • Bulletin
347. |