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Les travaux de retrait d’un flocage qui assure une fonction de
sécurité dans le bâtiment doivent être pris en charge par le
syndicat.
Une
fois l’amiante détecté dans un local mis en vente, le propriétaire
peut être amené, pour pouvoir conclure le contrat avec l’acquéreur,
à faire réaliser des travaux de désamiantage. Or, le coût de ces
travaux pouvant se révéler onéreux, il est intéressant, dans le cas
particulier de la copropriété, de savoir à qui, du copropriétaire ou
du syndicat, incombe une telle charge financière. La réponse va
résulter bien évidemment de la nature, commune ou privative, des
locaux sur lesquels portent les travaux.
Dans l’affaire soumise à la Cour de cassation, l’assemblée générale
des copropriétaires avait refusé de prendre en charge les opérations
de désamiantage sous prétexte qu’elles concernaient les parties
privatives du bâtiment. Contraint de réaliser les travaux à ses
frais, le copropriétaire concerné s’était ensuite retourné contre le
syndicat pour obtenir le remboursement de ces dépenses. Faisant
droit à cette demande, les juges ont considéré que le flocage,
appliqué dès l’origine de la construction sur le plafond du
rez-de-chaussée, remplissait une fonction de sécurité au profit de
tous les copropriétaires et devait être classé, dans le silence du
règlement de copropriété, parmi les parties communes de l’immeuble.
Le coût de son retrait devait donc être pris en charge par le
syndicat. |