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L'annulation définitive de la vente sur le fondement de l'erreur
permet à l'acquéreur d'obtenir le remboursement de ces frais auprès
de l'administration fiscale et non auprès du vendeur.
Une
vente avait été annulée pour erreur sur les qualités substantielles
de la chose vendue et le vendeur condamné à rembourser à
l'acquéreur, outre le prix de vente, les droits de mutation et les
frais de publication.
L'arrêt confirmatif de la cour d'appel a été censuré au visa de
l'article 1961 alinéa 2 du CGI. Aux termes de ce texte, les droits
de mutation sont restituables par l'administration fiscale lorsque
l'annulation du contrat a été prononcée judiciairement par une
décision passée en force de chose jugée.
Les
conditions étant remplies en l'espèce il appartiendra à l'acquéreur
de formuler une réclamation par lettre simple adressée au service
des impôts compétent, accompagnée de toutes justifications utiles
telles que :
-
la
copie des actes sur lesquels les droits à restituer ont été
perçus ;
-
la
copie du jugement portant annulation de cet acte ;
-
et
les documents établissant que le jugement est passé en force de
chose jugée (par exemple le certificat de non-opposition ou de
non-appel délivré par le greffier).
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