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AU NOM DU PEUPLE
FRANCAIS
LA COUR DE
CASSATION, TROISIEME
CHAMBRE CIVILE, a
rendu l'arrêt
suivant :
Sur le moyen
unique :
Vu l'article 4 du
nouveau code de
procédure civile ;
Attendu, selon
l'arrêt attaqué
(Montpellier, 26
octobre 2006), rendu
en matière de
référé, que le
syndicat des
copropriétaires de
l'immeuble 12 rue du
Cheval Vert a
assigné le 6 juillet
2005 M. Y... X...,
propriétaire d'un
lot de copropriété
donné à bail à la
société Pharmacie
Annick Trévillot,
que ce dernier a
appelée en garantie,
pour obtenir la
condamnation de M.
Y... X... à enlever
le climatiseur que
sa locataire avait
installé sans
autorisation en 1995
sur la façade de
l'immeuble ; que M.
Y... X... et la
société Pharmacie
Annick Trévillot ont
soutenu que l'action
était prescrite pour
avoir été engagée
au-delà du délai de
dix ans prévu par
l'article 42, alinéa
1, de la loi du 10
juillet 1965 ;
Attendu que pour
accueillir la
demande du syndicat,
l'arrêt retient que
ce texte concernant
uniquement les
actions personnelles
entre
copropriétaires ou
entre
copropriétaires et
syndicat, nées de
l'application de la
loi sur la
copropriété, la
société Pharmacie
Annick Trévillot, en
sa qualité de
locataire, ne
pouvait se prévaloir
de l'article 42,
alinéa 1, susvisé,
pour soutenir que
l'action intentée à
son encontre par le
syndicat était
soumise à la
prescription abrégée
de dix ans ;
Qu'en statuant
ainsi, alors que le
syndicat des
copropriétaires
n'avait pas exercé
d'action directe à
l'encontre de la
société Pharmacie
Annick Trévillot,
locataire de M. Y...
X... lequel l'avait
seulement appelée en
garantie, la cour
d'appel, qui a
modifié l'objet du
litige, a violé le
texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE,
dans toutes ses
dispositions,
l'arrêt rendu le 26
octobre 2006, entre
les parties, par la
cour d'appel de
Montpellier ; remet,
en conséquence, la
cause et les parties
dans l'état où elles
se trouvaient avant
ledit arrêt et, pour
être fait droit, les
renvoie devant la
cour d'appel de
Montpellier,
autrement composée ;
Condamne le syndicat
des copropriétaires
de l'immeuble 12 rue
du Cheval Vert à
Montpellier aux
dépens ;
Vu l'article 700 du
nouveau code de
procédure civile,
condamne le syndicat
des copropriétaires
de l'immeuble 12 rue
du Cheval Vert à
Montpellier à payer
à la société
Pharmacie Annick
Trévillot la somme
de 2 000 euros ;
rejette la demande
du syndicat des
copropriétaires de
l'immeuble 12 rue du
Cheval Vert à
Montpellier ;
Dit que sur les
diligences du
procureur général
près la Cour de
cassation, le
présent arrêt sera
transmis pour être
transcrit en marge
ou à la suite de
l'arrêt cassé ;
Ainsi fait et jugé
par la Cour de
cassation, troisième
chambre civile, et
prononcé par le
président en son
audience publique du
vingt-quatre octobre
deux mille sept. |