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Les décisions prises par
l'assemblée d'une union de syndicats ne peuvent être contestées que par
les syndics, membres de cette union, et non par les copropriétaires.
La Cour de cassation rend, pour la première fois semble t-il, une
décision relative aux unions de syndicats de copropriétaires. Cette
forme de groupement, peu utilisée auparavant, connaît un regain
d'intérêt depuis la loi SRU du 13 décembre 2000, qui en a fortifié le
régime pour le rendre plus attrayant. Il s'agit d'un groupement
réunissant plusieurs syndicats désireux de créer, gérer et entretenir en
commun des éléments d'équipement (chauffage, entretien des espaces
verts, des voies d'accès, parkings…). Cette union est cependant
différente des associations syndicales de propriétaires régies par la
loi du 21 juin 1865.
Le litige portait sur le point de savoir si un copropriétaire, membre
d'un syndicat représenté à l'union, pouvait contester les décisions
prises au cours de l'assemblée de cette dernière. La réponse est
négative. En effet, l'action en contestation des assemblées générales
du « droit commun », n'est ouverte qu'aux membres de l'assemblée, à
condition qu'ils soient abstentionnistes, opposants ou défaillants (L.
nº 65-557, 10 juillet 1965, art. 42, al. 2). Or, s'agissant d'une union
de syndicats, seuls les syndics des syndicats assistent aux assemblées ;
ils en sont les seuls membres (D. nº 67-223, 17 mars 1967, art. 44). Les
copropriétaires ne peuvent donc contester, individuellement, les
décisions qui y sont prises. |