4 juillet 2012 2 commentaire(s)
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COMMENTAIRE(S) SUR L'ARTICLE (2)
Contrairement à ce qu’affirme l’USH (Union sociale pour l’habitat), les chiffres cités dans la plainte de l’UNPI auprès de la Commission européenne sont parfaitement exacts et ont une source officielle : il s’agit de deux tableaux réalisés par le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la mer (MEEDDM), en collaboration avec le ministère des Finances (FILOCOM) et portant sur la situation des ménages en 2007.
Ces tableaux sont reproduits dans un article de « Profession Logement » du 12 novembre 2010. En 2007, comme indiqué dans notre plainte, il y avait bien en France, comme locataires du parc social, 378.000 ménages à revenus élevés, dont 53.000 parmi les plus riches.
Dans un communiqué en date du 4 juillet, l’Unpi essaie de justifier tardivement ses allégations jusque-là ni sourcées ni datées, sur la prétendue mauvaise gestion des Hlm, en citant pour sources deux tableaux qui proviennent d’analyses de fichiers Filocom 2007. Ces deux tableaux avaient en effet été reproduits dans un article de Profession Logement, paru le 12 novembre 2010.
Or, l’Union sociale pour l’habitat avait dès cette époque démontré méthodiquement que, dans Filocom, les logements sociaux sont identifiés par maître d’ouvrage et pas par statut (Hlm ou non Hlm) et que les maîtres d’ouvrages pris en considération incluent les organismes Hlm mais aussi les EPL, qui gèrent un parc significatif en Île-de-France de logements sociaux non soumis aux plafonds de ressources Hlm.
Autrement dit, il est impossible dans ces fichiers Filocom de distinguer les logements sous plafond de ressources Hlm et les logements dits « intermédiaires ». Qu’ils soient gérés avec ou sans condition de ressources (PLS, PLI, ILN), ces logements « intermédiaires », qui représentent un volume significatif d’environ 220.000 unités, sont par nature destinés à accueillir les classes moyennes, avec des niveaux de loyers plus élevés que les Hlm. D’une manière générale, pour ces logements, le plafond de ressources est croissant avec le niveau de loyer, et peut aller de 4.400 euros à 5.500 euros en province, 6.100 à 8.500 euros à Paris, pour une famille avec 2 enfants.
Le Mouvement Hlm ne peut donc que déplorer les amalgames commodes opérés par l’Unpi, qui visent à mettre gravement en cause la gestion des bailleurs sociaux et le bien-fondé de leurs missions d’intérêt général.