Le logement neuf
Résultats 2002 - les perspectives 2003 : un marché qui résiste ?
FNPC- Communiqué de presse du 23/1/2003
Le nombre de logements neufs vendus
devrait s’établir à 82 000 pour l’année 2002, dont une proportion non
négligeable (29 000 contre 25 000 en 2002) de logements destinés à la location
au travers du dispositif Besson.
Ce chiffre, qui dépasse de 2,5 % celui de 2001, s’explique par une demande
soutenue, confortée par la faiblesse des taux d’intérêt et des cours de bourse.
L’augmentation des prix de vente a pesé sur le marché et pénalisé les jeunes
primo-accédants ; ces prix ont augmenté selon les régions et les produits de 8 %
et de 10 % dans les grandes villes (fin du 3ème trimestre 2002 par rapport à
celui de 2001) et ont atteint en moyenne sur la France, hors Ile-de-France, 2
100 euros.
Sauf crise internationale, il est vraisemblable que, comme cette année, les
marchés immobiliers résidentiels continueront de résister en 2003 dans un
contexte économique dégradé.
En effet, une croissance économique médiocre qui s’accompagnerait de taux
d’intérêt toujours attractifs et détendus ne devrait pas affecter de manière
significative le marché du logement.
Les mauvais résultats de la bourse et les difficultés attendues des régimes des
retraites renouvellent également l’intérêt d’un achat immobilier, d’autant que
le logement conserve la confiance des ménages.
Mais, les perspectives de l’offre de logements neufs comportent des risques
accrus.
Les contraintes administratives (allongement des délais d’instruction et
d’obtention des permis de construire), financières (coût du foncier et de
construction élevés) et politiques (frilosité des maires) sur la production
risqueraient de se maintenir et pousser les prix à la hausse ; le potentiel de
clientèle solvable pourrait s’en trouver réduit.
Ainsi, malgré des risques de fragilisation liés au contexte économique, la
demande devrait être soutenue en 2003. Mais la production globale annuelle de
quelque 305 000 logements ne répond pas aux besoins estimés par l’INSEE à 320
000 logements.
Afin de préserver la solvabilité des jeunes ménages, déjà largement érodée
par cette situation, la FNPC propose de :
- créer un PTZ urbain : doublement du prêt à taux zéro par l’Etat et/ou les
collectivités locales.
Pour assurer un logement aux actifs dans les zones où le marché locatif est particulièrement tendu :
- créer un dispositif
d’amortissement qui s’appliquerait au secteur libre, sans condition de plafonds
de ressources et de plafonds de loyers, tout en maintenant le dispositif
d’amortissement «Besson» qui a déjà fait ses preuves.
Enfin, pour développer l’offre foncière :
- raccourcir les délais
d’obtention des autorisations administratives,
- favoriser le partenariat public-privé d’aménagement de terrains urbains,
- favoriser les municipalités dynamiques en leur accordant des dérogations
financières, fiscales et juridiques.
Source :
FNPC - Service de l'Economie et du Financement
www.fnpc.fr/