Remise en état des copropriétés touchées par une catastrophe technologique
La loi n°
2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques
et naturels et à la réparation des dommages a rétabli, dans un cas bien précis,
la majorité de l'article 24 de la loi du 10 juillet 1965 telle qu'elle était
calculée avant la loi SRU du 13 décembre 2000.
Après l'article 38 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut
de la copropriété des immeubles bâtis, il est inséré un article 38-1
ainsi rédigé :
« Art. 38-1. - En cas de catastrophe technologique, le syndic d'un immeuble
géré en copropriété dont les parties communes sont endommagées convoque
sous quinze jours l'assemblée générale des
copropriétaires.
« Cette réunion se tient dans les deux mois suivant la catastrophe ; les
décisions visant à autoriser le syndic à engager des travaux de remise en
état rendus nécessaires par l'urgence sont prises à la majorité des
copropriétaires présents ou représentés. »
Les décisions
relatives aux travaux à entreprendre afin de remettre l'immeuble en état devront
être prises à la majorité « des copropriétaires présents et représentés ». Cette
majorité, moins souple que celle de l'article 24 dans sa rédaction actuelle
issue de la loi SRU, qui n'exige que la majorité des « voix exprimées », est
cependant moins contraignante que celle de l'article 25, requise par l'article
38 pour la reconstruction de l'immeuble sinistré.
LOI n° 2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques
technologiques et naturels et à la réparation des dommages