Relancer la construction du logement en Ile de France

Conscient des difficultés que rencontrent un nombre croissant de nos concitoyens pour se loger, Gilles de ROBIEN, ministre de l'Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer a engagé depuis un an et demi, une série d'actions destinées à faciliter l'accès de tous au logement.

Un nouveau dispositif d'amortissement fiscal en faveur de l'investissement locatif privé a été mis en place.

L'accession sociale à la propriété est renforcée par un nouveau dispositif qui s'ajoute au prêt à taux zéro et qui concerne la location-accession.

Le projet de budget 2004 permet la réalisation de 80 000 logements locatifs sociaux, nombre jamais atteint depuis dix ans.

Pour que ces dispositifs puissent donner leur pleine mesure, le Code de l'Urbanisme a également été reformé, dans le cadre de la loi Urbanisme et Habitat, de manière à libérer davantage de terrains à construire, notamment dans les zones tendues.

La situation du logement en Île-de-France reste une préoccupation forte pour le ministre du Logement. La construction de logements dans la Région qui était de plus de 60 000 en 1998 a baissé régulièrement pour atteindre moins de 35 000 en 2002.

La situation du Logement en Ile-de-France

CARACTERISTIQUES DU MARCHE

Comparé globalement aux autres régions, le marché de l'habitat en Île-de-France se caractérise par les éléments suivants :

Ces problèmes dont souffre aujourd'hui le logement en Île-de-France s'expliquent, en grande partie, par la baisse continuelle de la construction depuis plusieurs années et par l'insuffisance de l'offre de terrains constructibles mis à la disposition des constructeurs, qu'ils soient privés ou sociaux.

ESTIMATION DES BESOINS

La prise en compte des dernières évolutions démographiques permet d'estimer le besoin de nouveaux logements à 45.000 par an. Ce chiffre ne prend pas en compte les besoins suscités par les évolutions économiques ainsi que les projets de démolition qui impliquent d'augmenter d'autant ce chiffre.

L'insuffisance de création de nouveaux logements au cours des dernières années a pu être partiellement compensée par la diminution de la vacance qui atteint maintenant sa limite basse. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Et la relance de la construction est le passage obligé d'une solution aux problèmes constatés.

DONNEES STATISTIQUES

Les tableaux ci-joints présentent la situation du logement en Île-de-France

Composition du parc
2002
en %
Parc total
5 165 976
100,0%
Nombre de résidences principales
4 726 482
91,5%
Nombre de logements vacants
322 462
6,2%
Nombres de résidences secondaires
117 032
2,3%

Caractéristiques du parc principal de logements 

Époque de construction
2002
en %
avant 1949
1 578 534
33,4%
1949-1974
1 766 149
37,4%
1975-1981
480 720
10,2%
Après 1982
901 708
19,1%
     
Type habitat
1 329 150
28,1%
Individuel
3 397 332
71,9%
Collectif    
     
Taille logement    
1 pièce
515 136
10,9%
2 pièces
958 863
20,3%
3 pièces
1 262 361
26,7%
4 pièces
957 763
20,3%
5 pièces ou +
1 032 358
21,8%
     
Confort    
Logements confortables
4 611 153
97,6%
Logements inconfortables
115 329
2,4%
     
Statut d'occupation
2002
en %
Tous propriétaires
2 170 225
45,9%
Tous locataires
2 333 634
49,4%
Dont locataires parc privés
1 155 949
24,5%
Dont locataires parc social
1 177 685
24,9%

Constructions en Île-de-France et Paris période 1990-2002

- logements commencés et autorisés en Île-de-France
- logements commencés et autorisés à Paris

Réforme du Logement locatif Intermédiaire

Un certain nombre de ménages disposent de revenus qui sont supérieurs aux plafonds ouvrant droit à un logement dans le parc locatif social, mais restent insuffisants pour supporter les niveaux de loyer du marché libre.

Ce constat justifie une intervention des pouvoirs publics en faveur d'un marché locatif dit "intermédiaire" qui assure une certaine continuité de l'offre entre le secteur social et le secteur privé, surtout dans les régions où la demande est extrêmement forte.

Ainsi à Paris, entre le loyer du secteur privé, qui peut atteindre 20€ du m² à Paris et le loyer du logement social qui est inférieur à 6€ du m², il y a place pour un produits adapté.[on vient de parler de Paris]

Or, si la réalisation de logements intermédiaires n'a pas été négligeable jusqu'au début des années 90, force est de constater que les flux actuels de prêts locatifs intermédiaires (PLI) sont très faibles.

Après la mise en place d'un nouveau dispositif d'amortissement fiscal pour les bailleurs privés par la loi Urbanisme et habitat du 2 juillet 2003, l'augmentation du programme de logements locatifs sociaux à 80.000 dans le cadre du budget 2004, il restait à réformer le cadre réglementaire actuel du secteur intermédiaire pour stimuler la production d'une offre locative nouvelle dans toutes ses composantes.

Les logements intermédiaires pourront, comme aujourd'hui bénéficier des prêts locatifs intermédiaires (PLI) qui sont adossés sur le livret d'épargne populaire et peuvent être associé à une participation du 1% logement.

Mais plusieurs améliorations sont prévues. D'abord, dans un souci de simplification et d'adaptation aux réalités du marché, la nouvelle définition du "logement intermédiaire" s'appuie sur le zonage défini pour l'amortissement fiscal. Par ailleurs, les plafonds de loyer et de ressources de l'intermédiaire sont adaptés pour les rendre plus attractifs et répondre véritablement à la demande des ménages concernés.

Les plafonds de loyers sont fixés aux deux tiers des plafonds prévus pour l'amortissement fiscal dans l'investissement locatif neuf.

Les plafonds de ressources s'établissent à 180% du plafond de ressources HLM (logement financé par un PLUS) en zone A, à 160% en zone B et à140% en zone C. D'après la dernière enquête nationale logement, 86,5% des ménages ont des ressources inférieures à ces plafonds.

Ces plafonds sont rappelés dans les tableaux ci-après.

Tableau 1 : plafonds de loyer du secteur intermédiaire

  Zone A Zone B Zone C
Loyer en €/m² de surface utile 12 8,4 6

Tableau 2 : plafond de ressources du secteur intermédiaire
Revenu fiscal de référence N-2 en €

Catégorie de ménage
Zone A
Zone B
Zone C
1
27 446
21 211
18 560

2

41 018

28 325

24 784

3

49 307

34 064

29 806

4

59 063

41 122

35 981

5

69 919

48 374

42 328

6

78 678

54 514

47 699

Par pers. sup.

8 766

6 080

5 320

Actions pour le Logement, notamment en Ile-de-France

CE QUI A DEJA ETE FAIT

Simplification de la loi S.R.U. pour permettre aux élus d'ouvrir des terrains à l'urbanisation.

Mise en place du nouveau dispositif d'amortissement locatif. Ce dispositif permettra d'une part, de développer une offre nouvelle, d'autre part, de remettre sur le marché des logements très dégradés. Alors que le précédent dispositif ne fonctionnait que dans les zones où la demande était faible, ce dispositif est adapté pour répondre à la demande dans les zones les plus tendues, notamment en Île-de-France .

Dans le budget 2004,

Relance de l'accession sociale à la propriété avec :


CE QUI EST ANNONCE AUJOURD'HUI

La nomination d'un délégué ministériel qui sera chargé de

La réforme du logement intermédiaire pour que se développe une offre de logement pour les populations qui n'ont pas accès au logement social et ne peuvent trouver à se loger dans le secteur libre.


* 80 000 logements locatifs sociaux en augmentation de 38 % par rapport à 2003.

 consulter le rapport Pommellet

Source : COMMUNIQUE DE PRESSE, Paris, le 3 octobre 2003
Ministère de l'Equipement, du Logement, des Transports, du Tourisme et de la Mer