Le CSAB plaide pour un Monsieur « diagnostic et sécurité
des immeubles »
au Ministère délégué au logement et à la ville
Les textes de lois visant à prévenir les multiples dangers auxquels les
résidents des immeubles sont exposés s’empilent les uns sur les autres. Il est
devenu très compliqué pour les locataires, les bailleurs, les acquéreurs, les
vendeurs, et parfois même les professionnels de s’y retrouver. La mise en place
d’un dispositif de communication et d’information simple, pédagogique et
exhaustif devient indispensable.
« Depuis maintenant dix ans, le législateur a produit une quantité
impressionnante de textes dans le but de prévenir tous les dangers potentiels
des immeubles et d’améliorer les conditions de vie des résidents. L’objectif
poursuivi est louable mais la complexité qu’il engendre est énorme et ne semble
guère soucier la puissance publique » commente Alain de Kaenel, Président du
CSAB.
Les sujets de vigilance se sont en effet multipliés : l’amiante, interdite en
France depuis le 1er juillet 1997, nécessite un constat en cas de mutation ; les
insectes xylophages et l’obligation faite de leur repérage (selon le
département) pour s’assurer qu’ils n’attaquent pas le bâti des constructions ;
le plomb dans les peintures et dans les canalisations d’eau qui peut déclencher,
notamment, le saturnisme chez les jeunes enfants ; les installations de gaz
naturel qui lorsqu’elles ont plus de quinze ans peuvent représenter un risque ;
le radon, gaz d’origine naturelle, qui peut porter atteinte à la santé des
occupants des immeubles ; les risques naturels tant sismiques que du sol
(affaissement ou effondrement des mines, cavités souterraines et marnières) ; et
récemment la mise aux normes des ascenseurs qui devra avoir lieu d’ici 2018 au
plus tard.
Ainsi, sur ces 5 dernières années, les services juridiques du CSAB, sans
prétendre à l’exhaustivité, dénombrent sur ces sujets au moins 7 lois, autant de
décrets, 3 circulaires et 4 arrêtés. Et 4 décrets supplémentaires sont encore
attendus début 2005.
Et ce n’est pas tout. Est actuellement à l’étude, dans le cadre du projet de loi
d’orientation de l’énergie, l’identification des investissements utiles aux
économies d’énergie. Ce projet de loi conduira dans les prochains mois à des
mesures incitatives et dans quelques années à une approche certainement plus
coercitive. Parallèlement, sont également à l’étude des mesures de mise aux
normes afin de faciliter l’accès aux immeubles des personnes souffrant non
seulement d’un handicap physique mais également sensoriel, mental ou psychique.
Toutes ces mesures s’empilent les unes sur les autres et aucune action
particulière n’est entreprise pour harmoniser cet ensemble de plus en plus
touffu. Il n’existe aucun document de synthèse, aucun site Internet, ni aucun
guide en mesure de donner à chacun des explications précises sur ses droits et
ses obligations.
C’est pour cela que le CSAB suggère la nomination d’un Monsieur « diagnostic et
sécurité des immeubles » au Ministère Délégué au logement et à la ville. Son
rôle serait de mettre à la disposition des locataires, des propriétaires, des
acquéreurs, des vendeurs et des bailleurs une information adaptée à leur
situation particulière. Cette transparence évitera certainement bon nombre de
situations litigieuses.
Le C.S.A.B en bref
Le C.S.A.B, Conseil Supérieur de l’Administration de Biens, a été créé en 1996.
Il regroupe des administrateurs de biens et des syndics de copropriétés désireux
de valoriser une démarche déontologique et d’éthique basée sur la compétence, la
transparence et la qualité du service. Les membres du C.S.A.B assurent la
gestion de plus de 2,6 millions de lots immobiliers privés. Avec ses commissions
thématiques (assurance, formation, juridique, copropriété, médiation, etc.) et
ses antennes régionales, le C.S.A.B :
- conseille ses membres au quotidien, sur tous les aspects de leurs activités,
et met à leur disposition une base de données complète,
- permet aux adhérents de s’exprimer,
- est présent auprès des pouvoirs publics pour émettre des avis d’expert sur
l’évolution de la réglementation,
- entretient de nombreux contacts avec les élus, les autres organisations
professionnelles du secteur et de son environnement pour valoriser la profession
et contribuer à la formation de ses membres.
Source : Communiqué de presse du CSAB
Paris, le 23 décembre 2004