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La mise en place
de la Télévision Numérique Terrestre, qui doit être gratuite et accessible à
tous, fait subir à plus de 1,2 million de foyers raccordés au réseau câblé pour
la réception des chaînes hertziennes une croissance exponentielle du tarif du
service-antenne pouvant atteindre près de 600%.
Dans les immeubles collectifs qui ont supprimé l'antenne-râteau, le câble
constitue souvent l'unique moyen de réception des chaînes hertziennes et de la
Télévision Numérique Terrestre. La loi du 9 juillet 2004 a imposé aux
câblo-opérateurs de retransmettre les chaînes hertziennes, y compris les chaînes
gratuites de la TNT, à travers ce qu'il est convenu d'appeler un «
service-antenne ». Cette loi précise que les « frais d'installation, d'entretien
et de remplacement du réseau sont à la charge des utilisateurs », c'est-à-dire
compris dans les charges collectives des immeubles.
Exploitant le vide juridique s'agissant de la norme d'émission, les
distributeurs (Noos, NC Numéricâble) ont opté pour la norme DVB-C illisible par
les adaptateurs TNT vendus dans le commerce et les téléviseurs équipés d'un
décodeur, et exigeant un abonnement à un décodeur numérique complémentaire. Se
prévalant des « frais d'installation » précités, les câblo-opérateurs proposent
une hausse tarifaire inadmissible du service-antenne qui se répercute sur les
charges collectives.
A Paris, les locataires de l'OPAC s'acquittaient jusqu'à présent d'une modeste
redevance de 0,84 euros par mois alors que Noos demande désormais près de 5
euros, décodeur compris, pour ce service-antenne, soit une hausse de 600 %. Dans
certaines régions, le coût du service-antenne pour recevoir la TNT peut
atteindre 9,5 euros par mois.
Aucune garantie ne permettant d'affirmer que l'abonnement cesserait une fois
le décodeur amorti, l'UFC-Que Choisir dénonce les abus des câblo-opérateurs et
demande :
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au gouvernement
de combler le vide juridique existant en exigeant que la norme d'émission
soit la norme DVB-T et en limitant les « frais d'installation » à la charge
des utilisateurs au seul prix coûtant de la mise à niveau,
-
au CSA, que
l'Association vient de saisir, de sanctionner les câblo-opérateurs qui
exploitent le silence de la loi pour bénéficier d'une marge de prix
intolérable s'agissant de l'accès à un service universel.
Source :
www.quechoisir.org
Communiqué du 03/11/2005
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