RALENTISSEMENT ET HOMOGÉNÉISATION DES MARCHES
IMMOBILIERS ANCIENS EN ILE-DE-FRANCE
OBSERVATOIRE FRANCILIEN DE L'IMMOBILIER
FNAIM PARIS ILE DE FRANCE - COMAREG
2ème semestre 2004 (12ême enquête depuis 1999)
Depuis la précédente enquête la dégradation économique s'est
confirmée et la baisse des indicateurs se poursuit. La consommation qui
était la base de la croissance économique française est en baisse de même
que l'emploi poursuit sa dégradation à tous les niveaux, ceci n'est pas
propre à la France, l'ensemble des pays européens se trouvent dans cette
situation. Ce qui est un fait nouveau c'est la situation économique
américaine confrontée aux problèmes du pétrole. De même, le continent
asiatique pour d'autres raisons devrait avoir une croissance moindre.
Dans ce contexte, les marchés immobiliers en Europe sont contrastés. La
Banque Centrale Européenne dans ses derniers rapports a montré une certaine
inquiétude quant à leur évolution. Il n'en est rien en France, contrairement
à ce que certains médias publient : les prix de l'immobilier en Île de
France sont sains et leurs niveaux par rapport aux prix du marché en France
et en Europe sont tout à fait raisonnables.
2ème fait important qui caractérise cette enquête, on note un ralentissement
sensible des prix dans le haut de gamme mais surtout une homogénéisation des
marchés immobiliers en lie de France. Cet élément est rassurant pour les
investisseurs comme pour les propriétaires de maisons ou d'appartements.
LOCATION
Les prix présentés sont les prix qui correspondent au marché dans le secteur
privé des professionnels de la Chambre FNAIM Paris-Ile de France.
On constate, de façon général un léger tassement des prix au m2 sur un an
notamment pour l'habitat individuel en Île de France, sauf pour les biens de
+ 150 m2 soit 16 €/m2.
Pour Paris, on constate une stabilité des loyers sur les 2/3 pièces et une
baisse sur un an pour les grands appartements (23 €/m2 au 2ème semestre
2003, 19 €/m2 au 2ème semestre 2004).
MANDATS
Île de France
Le nombre de mandats sur le 2ème semestre 2004 connaît un tassement (- 5 %
par rapport au le, semestre 2004) mais globalement le marché est positif sur
un an soit + 14 %. L'habitat collectif représente 54 % de mandats de mise en
vente pour les professionnels FNAIM Paris-Ile de France, l'habitat
individuel représentant 46 % au 2ème semestre 2004.
Paris
Par rapport au 1er semestre 2004 le nombre de nouveaux mandats obtenus
baisse de 25 % et de 22 % sur un an. La baisse la plus significative est
pour les appartements familiaux soit - 35 %, après un ter semestre positif
(+ 4 % au 1er semestre 2004).
MANDATS EXCLUSIFS
Les mandats exclusifs sont des mandats confiés exclusivement à une seule
agence pour une période donnée.
Entre Paris et l'Île de France la différence des mandats exclusifs obtenus
par les agents immobiliers FNAIM Paris-Ile de France continue : 1/4 pour
Paris et on constate une stabilité par rapport au 1er semestre 2004, 1/6
pour l'Île de France, en hausse par rapport au semestre précédent (1/7).
PROMESSES DE VENTE
Le nombre de promesses de vente signées est en baisse tant pour Paris que
pour l'Île de France.
Ile de France
- 3 % de promesses de vente signées par rapport au 1er semestre 2004, mais +
9 sur un an. L'habitat collectif représentant 62 % des promesses de vente,
l'habitat individuel 38 %.
Paris
- 19 % de promesses de vente signées par rapport au le, semestre 2004, - 19
% sur un an. Paris connaît une activité en net retrait après une période de
stabilité. Le nombre de promesses de vente est revenu au niveau du 2ème
semestre 1999 voire en dessous.
DELAIS ENTRE PRISE DE MANDAT ET PROMESSE DE VENTE
Il y a corrélation entre l'Île de France et Paris pour la première fois, les
délais sont courts.
Ile de France
Les délais entre la mise en vente du bien et la signature de la promesse de
vente continuent de baisser soit 48 jours au 2èRe semestre 2004 (51 jours au
ler semestre 2004). Depuis 1999 cela représente un raccourcissement des
délais de 34 % (73 jours en 1999).
Paris
Les délais baissent à 48 jours pour le 2ème semestre contre 51 jours au 1er
semestre et de 21 % depuis 1999 (61 jours).
PRIX MOYEN DES BIENS
Ile de France, habitat collectif
Les prix se sont stabilisés lors du dernier semestre mais restent sur une
tendance à la hausse sur 1 an (+ 9 % pour les appartements de 2/3 pièces).
On remarque toutefois une baisse de - 5 % pour les appartements familiaux.
Ile de France, habitat individuel
La hausse des prix continue sur le 2ème semestre 2004, mais reste stable par
rapport au 1er semestre 2004. Sur un an les pavillons bourgeois de
construction traditionnelle ont le plus augmenté (+ 12 %).
Paris, habitat collectif
On constate une forte évolution des prix quel que soit le type de bien. Les
appartements familiaux continuent d'augmenter pour dépasser les 5 500 €/m2,
prix jamais atteint ! Ce sont les 2/3 pièces qui augmentent le plus soit +
18 %.sur un an.
Ile de France, habitat collectif
Le 2ème semestre se caractérise par un ralentissement très net de la hausse
des prix, les biens situés en banlieues résidentielles augmentent tout de
même de + 17 %, les biens situés dans les Nouveaux Espaces Urbains baissant
de - 6 %. Pour la première fois depuis 2000 les biens situés en banlieues
populaires baissent soit - 4 %.
Ile de France, habitat individuel
Net ralentissement de la hausse des prix par rapport au 1er semestre 2004.
Les prix des biens situés dans les quartiers résidentiels et dans les
quartiers commerçants sont stables sur un an.
PERSPECTIVES 2005
Comme nous l'avons indiqué lors de la présentation des résultats de la 11ème
vague de l'Observatoire Francilien du 25 novembre 2004, il n'y a pas de
modification intrinsèque des marchés immobiliers franciliens. Aucune mesure
jusqu'à ce jour ne permet d'augmenter le foncier nécessaire à Paris et en
Île de France pour répondre aux besoins des habitants. Le projet PLU à Paris
ne favorise pas non plus l'adaptation du logement dans Paris et sa
réhabilitation. Aucun élément ne permet de réduire les inégalités
territoriales et sociales dans notre région. Toutefois, il est important de
souligner que le contexte national en raison des conditions financières
d'emprunt avec des taux qui n'ont jamais été aussi bas et une ingénierie
financière permettant de trouver les réponses aux besoins de la clientèle au
cas par cas est exceptionnellement favorable. Par rapport à cette situation
nationale, l'Ile-de-France se démarque par un ralentissement de l'activité
générale dans l'ancien.
En outre, l'homogénéisation des différents marchés immobiliers en
Ile-de-France est en train de se réaliser à l'instar des grandes
agglomérations européennes.
CONCLUSION
Les résultats de l'Observatoire Francilien de l'Immobilier représentent
l'évolution des transactions des agents immobiliers FNAIM Paris-Ile de
France qui ont été traités et analysés par la COMAREG selon les techniques
de géomarketing depuis 7 ans.
Le 1er trimestre 2005 connaît une vigueur importante quant au nombre de
transactions inhabituel dans l'immobilier à cette époque. La solvabilité des
ménages s'est redressée et les prix actuels ne sont pas spéculatifs et
représentent l'activité d'un marché d'utilisateurs en Ile-de-France. Le
rapport du Conseil Economique et Social de la région Île de France sur la
chaîne du logement ne souligne pas suffisamment la nécessité de décloisonner
le parc social et le parc privé. Il est nécessaire aussi de rappeler les
conclusions de ce rapport sur la nécessité de créer, à juste titre, une
Agence Foncière Régionale, comme il en existe dans d'autres régions.
Enfin, il est indispensable de sensibiliser les élus locaux dans leurs
responsabilités en Ile- de-France quant à la production de foncier
indispensable pour créer une fluidité des marchés.
Source : Communiqué de presse Chambre
FNAIM Paris-Ile de France
Paris, le 14 avril 2005