Congés pour vente par lots : Marc-Philippe Daubresse regrette les oppositions à l'extension de l'accord collectif
Un accord
collectif de location relatif aux congés pour vente par lots a été signé en
commission nationale de concertation le 16 mars dernier. Les signataires en
sont les organisations nationales représentant les bailleurs et deux
associations de locataires, la CLCV et l’AFOC.
Cet accord renforce les dispositions de l’accord qui avait été passé en
1998, en particulier pour les locataires fragiles, les personnes à revenus
modestes ou moyens et les ménages qui sont en place depuis plus de six ans.
Il est immédiatement applicable aux propriétaires qui relèvent d’une des
organisations de bailleurs signataires.
Trois organisations de locataires le CNL, la CGL et la CSF, viennent de
faire savoir au ministre délégué au logement et à la ville qu’elles
s’opposaient à l’extension de cet accord par décret, comme la loi le leur
permet. Elles indiquent que « seul un texte législatif est de nature à
endiguer le développement de ces opérations spéculatives ».
Marc-Philippe DAUBRESSE regrette vivement cette opposition, qui empêche que
l’accord soit étendu par décret et donc que ses dispositions protectrices
soient immédiatement applicables au-delà des seuls signataires.
Le décret d’extension qui devait être pris début mai aurait permis de rendre
ces dispositions opposables aux autres propriétaires, en particulier ceux
qui ont acheté un immeuble en vue de le revendre par lots et qui ne relèvent
pas des organisations signataires.
Autant chacun peut comprendre qu’on s’abstienne de signer un accord qui ne
prend pas en compte toutes ses demandes, autant s’opposer ainsi à son
extension revient à s’opposer à l’amélioration de la situation des
locataires.
Car la position de ces associations prive de protections nouvelles les
locataires fragiles et va à l’encontre de l’intérêt de ces derniers. C’est
refuser de voir que seule la voie d’un accord et de son extension par décret
était capable d’améliorer sans délai la situation des locataires dans le
cadre des opérations en cours. L’accord non étendu le fait, mais seulement
pour une partie de ces opérations.
Quoiqu’il en soit, Marc-Philippe DAUBRESSE va, conformément à ses
engagements, proposer des mesures législatives, destinées à lutter contre la
spéculation et à renforcer les sanctions contre ceux qui ne respectent pas
leurs engagements. La possibilité d’étendre par la loi les dispositions de
l’accord sera également examinée. Ces mesures seront forcément plus lentes à
entrer en vigueur contrairement à ce qu’aurait permis le décret d’extension
d’application immédiate. Elles devraient pouvoir trouver place dans le
projet de loi Habitat pour tous.
Source :
COMMUNIQUE
DE PRESSE, Paris, le 26 avril 2005
Ministre délégué au logement et à la ville