Le bâtiment toujours créateur d'emplois, un impératif : rendre définitive la tva à 5,5%

La croissance de l'activité en 2004 et les prévisions pour 2005 démontrent le dynamisme du secteur tout autant que la capacité des chefs d'entreprises à créer des emplois et à faire face aux besoins de construction.

Un premier trimestre bien orienté

La Fédération Française du Bâtiment confirme pour 2004 une croissance de la production de +3,3% avec la création de 20.000 emplois. Le premier trimestre est marqué par des carnets de commandes à un niveau très élevé (+6,3 mois) et une progression des effectifs (+5000). Le marché du logement neuf poursuit son ascension et un niveau de 390.000 à 400.000 constructions constitue une hypothèse réaliste pour 2005. Parallèlement, depuis le début de l'année, la production de bâtiments administratifs a augmenté de quelque 10%, le secteur de l'entretien de +1% alors que les bâtiments industriels poursuivent leur baisse. Au total, l'activité progresse au rythme d'environ 3% l'an.

Un impératif : le maintien de la TVA à 5,5%

La baisse de la TVA a permis la création de 60.000 emplois pérennes en France, depuis sa mise en place. Par ailleurs, elle a joué un rôle particulièrement efficace dans la lutte contre le travail au noir. La disparition de cette mesure provoquerait en quelques mois la destruction de 70 à 85.000 emplois dans le Bâtiment en France et de 200 à 250.000 emplois pour l'ensemble des États membres de l'Union qui l'appliquent. Alors que la France et l'Europe cherchent à relancer l'emploi, il serait inadmissible de ne pas obtenir son maintien définitif.

Des propositions concrètes pour encourager les emplois.

La FFB a pris connaissance avec intérêt des mesures d'urgence pour l'emploi annoncées par le Premier ministre dans son discours de politique générale. Ces propositions procèdent d'un constat lucide des blocages qui freinent la création d'emplois dans notre pays. Leur orientation est donc positive mais aurait mérité davantage d'audace et d'ampleur. Leur impact réel dépendra en définitive des modalités précises de leur mise en oeuvre qui ne seront connues que dans quelques semaines.

Deux mesures retiennent plus particulièrement l'attention des entreprises du Bâtiment car elles n'ont encore jamais été expérimentées :

  • le gommage des effets de seuil (prise en charge par l'État des cotisations supplémentaires pour l'embauche du 10ème au 20ème salarié ; non prise en compte des embauches de jeunes de moins de 25 ans dans le décompte des seuils d'effectifs),

  • la mise en place, à compter du 1 ` septembre 2005, d'un nouveau type de contrat de travail à durée indéterminée, le contrat « nouvelle embauche ».

Ces mesures sont limitées aux petites entreprises.
Cette nouvelle discrimination se comprend mal, à moins de la considérer comme une expérimentation avant sa généralisation.

Source : Communiqué de presse - FFB
15 juin 2005
Web : www.ffbatiment.fr