Alors qu’est annoncée ce jour la revalorisation de certains minima
sociaux et aides sociales, aucune disposition n’est intervenue sur les
aides au logement. Leur montant n’a pas varié depuis la revalorisation
très insuffisante de 2003 (intervenue avec 10 mois de retard en 2004),
nous en sommes maintenant à deux ans de gel des aides au logement. Le
pouvoir d'achat des ménages stagne, les charges financières liées au
logement ne cessent d'augmenter. L’indice de revalorisation des loyers
(ICC) ne cesse de croître. De nombreux ménages sont au bord de
l’asphyxie.
La récente ordonnance n°2005-655 du 8 juin 2005 stipule que désormais
les aides au logement ne seront plus revalorisées au 1er juillet mais à
une nouvelle date qui devrait être fixée par décret. Décret dont nous
n’avons malheureusement aucune nouvelle à ce jour…
D'autre part, la suppression, demandée depuis plusieurs années par la
CLCV, de la règle du non paiement de toute aide inférieure à 24 € (soit
288 € par an pour 200 000 ménages) n’a toujours pas fait l’objet d’une
décision par le Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.
Or cette demande, relayée par le Médiateur de la République, avait
pourtant recueilli l’accord de principe de M. Marc-Philippe Daubresse,
alors Ministre du logement.
Cette situation est inacceptable, insupportable et injuste. La CLCV
appelle de toute urgence :
- à une réévaluation des barèmes APL et AL pour qu’un rattrapage d’au
moins 15% soit opéré pour compenser la faiblesse des revalorisations des
années précédentes ;
- au versement de l’aide au logement quel que soit son montant.
La CLCV lance un véritable cri d’alarme aux pouvoirs publics face à
cette nouvelle pénalisation des locataires, d’autant plus
incompréhensible dans cette période de crise que connaît le logement.
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Source :
CLCV - Consommation Logement et Cadre de Vie
COMMUNIQUE DE PRESSE, Paris, le 1er juillet 2005