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La ministre de l’Ecologie et du Développement
durable a présenté une communication relative au renforcement de la politique de
prévention des risques liés aux inondations qui concernent cinq millions de
personnes et près d’une commune sur quatre.
Le renforcement de cette politique de prévention s’organise autour de quatre
axes.
Une meilleure information préventive
L’information des acquéreurs et des locataires sur les risques naturels auxquels
sont exposés leurs logements est obligatoire depuis le 1er juin 2006. Les
éléments nécessaires pour établir cet état des risques seront directement
disponibles sur les sites Internet de toutes les préfectures d’ici la fin de
l’année. Un serveur national dénommé "cartorisque" rendra progressivement
accessibles les atlas de zones inondables et les plans de prévention de risques.
Cette information complètera les campagnes d’information auprès des populations
ou la pose de repères de crues obligatoire depuis janvier 2005.
Le renforcement des programmes de prévention des risques d’inondation par
bassins versants et la généralisation des plans d’actions pour les grands
fleuves
Depuis 2003, 42 bassins versants parmi les plus exposés ont été retenus pour la
mise en place de programmes incitant les collectivités territoriales à conduire
des travaux de réduction de la vulnérabilité et de protection. Une démarche
comparable est développée sur les bassins de la Loire et du Rhône.
En 2007, des programmes d’action seront lancés sur la Seine et la Garonne ainsi
que sur de nouveaux bassins versants sensibles pour couvrir plus des
trois-quarts des populations exposées aux risques d’inondation. 110 millions
d’euros seront engagés d’ici 2007 notamment grâce à une mobilisation du fonds "Barnier".
Pour mieux maîtriser l’urbanisation en zone inondable, 500 nouveaux plans de
prévention des risques d’inondation (PPRI) seront approuvés d’ici fin 2007.
Systématisation du contrôle de la sécurité des ouvrages hydrauliques
Un recensement des digues a été effectué par l’État. Il a permis d’identifier 7
000 kilomètres de digues dont un tiers conditionne directement la sécurité de
deux millions de personnes.
D’ici fin 2007, 30 % des digues feront l’objet d’un contrôle approfondi des
services de l’État. Les obligations des propriétaires des ouvrages les plus
sensibles seront renforcées : les propriétaires seront tenus d’assurer une
surveillance régulière de leurs ouvrages, dont les plus importants devront faire
l’objet d’une étude de danger.
Mise en place d’une carte de "vigilance crue" accessible sur Internet
Pour mieux anticiper le risque d’inondation, une carte de "vigilance crue" est
mise en ligne à partir d’aujourd’hui (www.vigicrues.ecologie.gouv.fr).
Elle affecte aux cours d’eau surveillés par l’État une couleur indiquant leur
niveau de danger potentiel. Elle est complétée par un bulletin pouvant comporter
des conseils de comportement.
Actualisés deux fois par jour, voire davantage en cas de crise, ces documents
accessibles au grand public prendront en compte les précipitations prévues, mais
aussi l’état d’humidité des sols, ce qui représente une avancée notable. Ils
donneront aux maires des 6 000 communes inondables par les grands cours d’eau et
aux autorités publiques une information plus précoce nécessaire à la préparation
et à la gestion d’une situation de crise.
Source :
http://www.premier-ministre.gouv.fr
Communiqué du 12 juillet 2006
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