Frédérique CALANDRA, adjointe au
Maire, a remis à Bertrand DELANOË son rapport d'activité en tant que Médiatrice
de la Ville de Paris. Ce rapport est consacré aux réclamations traitées entre le
1er septembre 2004 et le 31 août 2005.
Le recours en médiation fait partie
des outils mis à disposition par la Ville pour permettre aux Parisiens de
solliciter la révision d’une décision prise par les services municipaux. Nourri
d’exemples concrets, ce rapport constitue un outil utile pour les Parisiens qui
veulent comprendre le fonctionnement de leur cité. Comme les années précédentes,
un nombre important de réclamations enregistrées par la Médiatrice se rapportent
à la lutte contre les nuisances de toutes sortes.
LUTTER CONTRE LES NUISANCES SONORES
Source de fatigue et de stress, le bruit demeure l’une
des principales nuisances subies par les
Parisiens dans leur vie quotidienne. Contrairement
à l’idée répandue à tort, la réglementation
sur les bruits de voisinage concerne le jour et la
nuit.
Avant ou après 22 heures, selon les circonstances (heure,
volume, fréquence…) personne
n’est en droit de faire du bruit de façon excessive !
Ventilation
bruyante
Mademoiselle B occupe un logement géré par l'OPAC, dont
le système de ventilation occasionne
des nuisances sonores qu’elle juge insupportables.
Soucieuse de trouver rapidement une solution,
l'intéressée a contacté une entreprise privée, spécialiste de l'isolation
acoustique qui propose, suite à des travaux, de diminuer sensiblement voire de
supprimer ces nuisances. Bien entendu, cette démarche ne pourra se faire qu'une
fois l'accord obtenu de l'OPAC.
Lasse de l’inertie de son bailleur dans cette affaire, Mademoiselle B s’adresse
à la Médiatrice qui demande au directeur général de l’office de faire vérifier
par ses services le fonctionnement du dispositif de ventilation.
L’entreprise mandatée par l'OPAC ayant procédé à un changement de modèle de
bouche de ventilation de la chaudière, il a été constaté dans l’appartement de
l’intéressée une absence de bruit dans le séjour, un bruit moyen dans la cuisine
et très peu de bruit dans la salle de bains et les WC. Ce cas illustre
l’obligation qui est faite aux bailleurs sociaux, au même titre que les
propriétaires privés, de tout mettre en oeuvre pour lutter contre les excès de
bruit de toute nature et permettre ainsi aux locataires d’avoir la jouissance
paisible de leur logement, c’està-dire en toute tranquillité.
TRAVAUX D'ENTRETIEN
Depuis 2000, de nouvelles dispositions s'imposent au bailleur qui doit,
conformément à la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU) du 13 décembre
2000, remettre au locataire un logement décent.
Le décret du 30 janvier 2002 définit les caractéristiques de la décence en
précisant que le logement doit comporter une installation de chauffage adaptée,
d'eau potable chaude et froide, posséder une cuisine ou un coin cuisine
permettant de recevoir un appareil de cuisson des repas; dans les
logements de plus d'une pièce, il doit y avoir une installation sanitaire
complète. L'installation électrique doit aussi permettre le fonctionnement
des appareils ménagers courants. Enfin, il doit y avoir une pièce
principale d'une surface et d'une hauteur sous plafond minimales – 9 m2 sous
2,20 m de plafond – ou un volume minimal équivalent de 20 m3. La loi
indique que si un logement loué n'est pas décent, le locataire peut
demander au propriétaire sa mise en conformité et, faute d'accord entre
les parties, s'adresser au juge qui peut prescrire les travaux à réaliser.
Dans le cadre de l'étude des dossiers adressés à la Médiatrice, ce coût de mise
aux normes des vieux appartements sociaux, comme l’aménagement d'une salle de
bains ou la pose d'un ballon d’eau chaude, entraîne nécessairement une hausse
des loyers ; or, même si dans certains cas, l’aide au logement peut
compenser en partie cette revalorisation, l’accroissement de la précarité des
ménages, accentuée par une augmentation du nombre de familles monoparentales ou
recomposées, freine malheureusement ces opérations de réhabilitation. Il arrive
alors que les bailleurs sociaux
renoncent à ces améliorations lorsque leurs locataires, faute de ressources
suffisantes, les refusent.
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Source :
http://www.paris.fr
http://www.infobruit.org