Revenir à l'accueil
           

 

Accueil > Actualités 2008  Syndication au format RSS 2.0  s'inscrire à la lettre d'information  
 

Interview de Jean Lardin, président de la CAPEB : « L’éco-prêt à taux zéro est une solution idéale pour aider les particuliers à financer les travaux de rénovation énergétique de leur logement »

 

Pour encourager les Français à réaliser des travaux d’amélioration globale de la performance énergétique de leur habitat, le gouvernement prévoit de mettre en place un prêt à 0 % dès 2009. Pour Jean Lardin, président de la CAPEB, ce dispositif va dans le bons sens : si les particuliers hésitent encore à se lancer dans des travaux de rénovation malgré les retours sur investissement importants qu’ils peuvent en attendre, c’est en effet souvent pour des raisons financières. Une fois ce frein levé, les Eco-Artisans® seront là pour conseiller et orienter leurs clients sur l’ensemble des aspects liés à la rénovation énergétique de leur logement.

Interview de Jean Lardin, président de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) :

Q : En quoi l’introduction d’un éco-prêt à taux zéro est-elle une solution pertinente pour accompagner la mise en place du Grenelle ?

Jean Lardin : « La CAPEB appelle de ses vœux ce type de mesures depuis l’origine, à travers sa participation aux groupes de travail du Grenelle. Le principal frein à la rénovation du bâti était, jusqu’ici, d’ordre financier : comment permettre aux particuliers de prendre en charge les travaux, quand leur principale préoccupation est le pouvoir d’achat ? Même s’ils sont de plus en plus sensibles à la thématique environnementale, les Français ne sont pas prêts à procéder spontanément à l’amélioration de la qualité énergétique de leurs logements. L’éco-prêt à taux zéro permet de lever cette barrière. »
 

Q : Est-ce que son montant (30 000 €) sera suffisant pour financer l’ensemble des travaux ?

Jean Lardin : « Nous avons estimé le coût de rénovation à environ 20 000 euros par foyer. Mais il s’agit d’une moyenne : l’éco-prêt devrait ainsi permettre de traiter l’essentiel des problèmes de déperdition d’énergie rencontrés dans les logements construits après 1980, que ce soit pour en améliorer l’isolation ou pour proposer des systèmes de chauffage basés sur l’utilisation d’énergies renouvelables tels que les chauffe-eau solaires ou les pompes à chaleur. En revanche, pour les bâtiments soumis aux règlementations thermiques antérieures, ce montant sera sans doute très insuffisant. »

Q : Quelles conséquences peut-on attendre de la mise en œuvre d’une telle mesure ?

Jean Lardin : « Le premier avantage est d’ordre environnemental : si les 31 millions de logements que compte actuellement notre pays sont rénovés dans les prochaines années, le bénéfice macro-économique est énorme, tant en termes d’émissions de CO2 que de d’économies d’énergies. Mais ce type de mesures permet également de soutenir l’activité économique et de créer des emplois. On le voit avec la TVA à taux réduit sur les travaux de rénovation, qui a permis de générer 2 milliards d’€ de travaux supplémentaires par an et de créer près de 53 000 postes, dont 40 000 dans le bâtiment ».

Q : Les professionnels du bâtiment sont-ils prêts à accompagner cette révolution ?

Jean Lardin : « Les artisans sont les conseillers privilégiés des particuliers en matière de rénovation de leurs logements : nous assurons 78 % du marché de la rénovation chaque année en France. Le Grenelle ne pourra pas se faire sans nous : nous sommes en première ligne pour mettre en œuvre les « bouquets de travaux » visés par l’éco-prêt à taux zéro, qu’il s’agisse de rénover les toitures, les huisseries, l’isolation des murs et des fenêtres, ou encore d’installer des modes de chauffage plus écologiques. Pour accompagner les particuliers dans cette révolution et répondre à la demande de rénovation à venir, nous lançons en janvier 2009 le label Eco-Artisan®, qui sera un repère pour ceux qui désirent bénéficier de conseils et de réalisations de qualité ».

Le magazine "Les Echos" semble confirmer dans son édition du 2 septembre que le projet de loi de finances pour 2009 intègrera un prêt à taux zéro pour encourager les Français à réaliser des travaux de performance énergétique dans leur logement. Il serait baptisé «éco-PTZ» et ne serait soumis à aucune condition de ressources, contrairement au PTZ classique. Un double plafond de 30.000 euros en valeur absolue et 300 euros par mètre carré serait toutefois introduit. Comme le précise le site www.lesechos.fr : "Cette mesure phare ne sera pas cumulable avec le crédit d'impôt accordé actuellement par l'Etat pour l'achat de nouveaux équipements économes en énergie. En revanche, il sera ouvert aux détenteurs du PTZ d'accession à la propriété".

La liste des travaux bénéficiaires du prêt sera définie par décret. Le quotidien économique évoque la rénovation de toiture, le changement de fenêtres et l’installation d’une chaudière performante. En revanche, la «simple installation de laine de verre dans un grenier ne suffira pas à y avoir droit», indique Les Echos. Eco-PTZ devrait avoir une durée de vie maximale de 5 ans, avec un impact budgétaire d’un milliard d’euros.

L'ensemble de ce dispositif fiscal est une des pièces maîtresses du Grenelle de l'environnement, dont la première partie du projet de loi doit être discutée à partir du 7 octobre prochain à l'Assemblée nationale.

 

Source : www.capeb.fr
Communiqué de presse du 2 septembre 2008
La CAPEB (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) est le syndicat patronal représentant l’artisanat du bâtiment

 

 
 

Pointez sur le lien suivant pour mettre cet article dans vos favoris, l'envoyer par mail, ou le partager sur Facebook, Google, Myspace, etc.

 
 

Chercher dans le site

Imprimer le dossier

Conserver le dossier

Envoyer à un ami

 

 

info@mon-immeuble.com

Copyright © 2008 MON-IMMEUBLE,
Dernière modification : 19/06/2009
réalisé par  Sitexpert

Partenaires : | Immobilier | Épargne Logement | Annuaire maison | Marrakech riad | Rachat credit proprietaire | Logement étudiant | Economie & Société