Les bâtiments sont au cœur de la prospérité économique de l’Union européenne. Ils jouent un rôle important en ce qui concerne la réalisation des objectifs d’économies d’énergie de l’UE et la lutte contre le changement climatique, et ils contribuent à la sécurité énergétique. Ils recèlent un immense potentiel d’économies inexploité.
La refonte de la directive sur la performance énergétique des bâtiments (2002/91/CE) permettra d’exploiter ce potentiel tout en stimulant dans toute l’Europe les investissements durables et la création d’emploi, en particulier dans les PME.
Les bâtiments aux performances énergétiques élevées offrent de meilleures conditions de vie aux citoyens et leur font réaliser des économies. La refonte devrait permettre de réaliser des économies d’énergie de 60 à 80 Mtep en 2020, ce qui correspond à une baisse de 5 à 6 % de la consommation d’énergie totale de l’UE.
Il
existe d’énormes
différences de
consommation d’énergie
selon les bâtiments.
Alors que certains
bâtiments neufs se
contentent de moins de 3
à 5 litres de fioul (ou
équivalent) par mètre
carré par an, les
bâtiments existants
consomment en moyenne
environ 25 litres par
mètre carré, cette
valeur pouvant même
atteindre 60 litres par
mètre carré. Les
matériaux de
construction et les
techniques
d’installation actuelles
permettent d’améliorer
considérablement les
performances
énergétiques d’un
bâtiment, réduisant
ainsi sa consommation
d’énergie et produisant
un bénéfice net, les
économies annuelles
réalisées dépassant le
coût annuel du capital
investi. La construction
et la rénovation sont
les meilleurs moments
pour investir dans
l’efficacité
énergétique.
La directive en vigueur
sur la performance
énergétique des
bâtiments, adoptée en
2002, est un élément clé
de l’amélioration des
performances
énergétiques des
bâtiments existants.
Certains États membres
ont réalisé des progrès
prometteurs à cet égard
ces dernières années,
mais dans la plupart
d’entre eux, il existe
encore de vastes
possibilités
d’amélioration
inexploitées. La
Commission estime qu’il
y a matière à renforcer
l’efficacité et les
effets de la directive
pour réaliser ce
potentiel.
La
refonte de la directive
a pour but d’aider les
citoyens à améliorer
l’efficacité énergétique
de leurs maisons et de
soutenir les efforts du
secteur de la
construction en faveur
de bâtiments de plus
grande qualité. Les
effets macroéconomiques
prévus sont également
significatifs: la
consommation d’énergie
totale de l’UE sera
réduite de 5 à 6 % en
2020 (ce qui correspond
à la consommation
cumulée actuelle de la
Belgique et de la
Roumanie), et ses
émissions de CO2 de 5 %.
Les changements proposés
feraient du certificat
de performance
énergétique un véritable
label énergétique pour
les constructions. Il
devra notamment figurer
dans toutes les
publicités pour la vente
ou la location du
bâtiment, et, accompagné
de conseils pour la
réalisation d’économies
d’énergie, faire partie
des documents présentés
lors de la vente ou de
la location. Lors de
l’inspection des
systèmes de chauffage et
de conditionnement
d’air, des conseils
seront fournis aux
consommateurs pour une
meilleure utilisation ou
un meilleur
fonctionnement de ces
appareils, et, le cas
échéant, leur
remplacement sera
proposé. Les États
membres devront veiller
à la qualité des
certificats et des
inspections.
Les exigences précises
en matière de
performance énergétique
sont actuellement
déterminées par les
codes de la construction
nationaux ou régionaux.
Elles doivent pouvoir
être fixées à des
niveaux plus ambitieux.
Pour cela, un système
d’étalonnage sera mis en
place.
La
portée de la directive
est élargie. Elle
prévoit par exemple que
lors d’une rénovation
importante, tous les
bâtiments devront
atteindre certains
niveaux d’efficacité
énergétique, et pas
seulement ceux de plus
de 1000 m², comme c’est
le cas avec la directive
en vigueur.
Les États membres
élaboreront des feuilles
de route pour augmenter
le nombre de maisons à
consommation énergétique
et à émissions de
carbone faibles ou
nulles, telles que les
maisons passives. Le
secteur public devra
montrer la voie en ce
qui concerne
l’investissement dans de
tels bâtiments.
La Commission continuera
à aider les États
membres à mettre en
œuvre cette directive,
notamment via son
service d’information
«Buildings Platform»[1].
En 2009, la Commission
lancera une grande
initiative de
sensibilisation sur les
possibilités d’économies
d’énergie qui visera
tous les acteurs
concernés, des autorités
publiques aux citoyens
en passant par les
professionnels du
secteur. De nouveaux
systèmes de financement
sont prévus pour
surmonter les entraves à
l’investissement.
[1]
http://www.buildingsplatform.eu
