La mobilité des ménages s’est fortement réduite : à 25.8 % en 2009, son point le plus bas depuis 1998. En 2009, ce sont donc plus de 180.000 candidats à un logement locatif privé qui n’auront pas réalisé leur projet. Au début de l’année 2010, la mobilité est au niveau qui était le sien début 2009.

Le recul de la mobilité est le plus rapide, de l’ordre de 5 à 10 points contre 3 points pour la moyenne du marché, en Alsace, en Basse Normandie, en Champagne Ardenne, en Ile de France, en Lorraine et en Midi Pyrénées.

Il est en revanche un peu moins prononcé (un peu moins de 3 points) en Ile de France, dans le Limousin, dans les Pays de la Loire, en Picardie, en Poitou-Charentes, en PACA et en Rhône Alpes ; ailleurs, le taux de mobilité recule dans la moyenne du marché.

Moyenne annuelle
1998-2010
Taux de mobilité résidentielle (en %)
Studios et 1 pièce 35,4
2 pièces 29,1
3 pièces 25,2
4 pièces 21,8
5 pièces et plus 21,3
Ensemble 27,6

L’effort d’amélioration et d'entretien du parc privé se relève alors à haut niveau : 35.4 % depuis le début de l’année 2010. Les exigences de la demande, la nécessité de réduire les risques de vacance (+3,9% depuis le début de l'année 2010) sans que le retour sur investissement soit forcément assuré.

L'effort d'amélioration et d'entretien du parc est alors le plus élevé pour les 4 pièces avec 32.5 % des relocations concernées, en moyenne chaque année. Cet effort s’établit aussi à un niveau supérieur à la moyenne pour les 3 pièces avec 28.7 % des relocations concernées. Il est assez comparable pour les studios et 1 pièce, avec 27.8 % et pour les 5 pièces et plus, avec 26.7 %. Et il est le plus faible pour les 2 pièces avec 25.1 %.

Lorsque dans le cas des relocations les propriétaires bailleurs remettent leurs biens sur le marché, on constate en général un relèvement du niveau du loyer pratiqué entre l’ancien et le nouveau locataire : en moyenne, de 1998 à 2010, le relèvement des loyers pratiqués a ainsi été de 5.6 %.

  • Pour des travaux d’amélioration et d’entretien du bien effectués dans 27.8 % des relocations, permettant dans la plupart des cas une remise aux normes « techniques » du logement, le différentiel de loyer sera en moyenne de 7.8 % (de 10.6 % sur Paris, par exemple).

  • En revanche il ne s’agit que de travaux courants et pour des coûts d’intervention moins importants (dans 53.4 % des relocations), le différentiel de loyer sera plus faible en moyenne de 4.3 % (de 5.0 % sur Paris, par exemple).

  • Enfin le logement est présenté à la location en l’état (dans 18.8 % des relocations), le différentiel de loyer sera en moyenne de seulement 0.5 % (de - 0.5 % sur Paris, par exemple).

Moyenne annuelle
1998-2010
Variation des loyers en cas de relocation (en %)
Studios et 1 pièce 4,4
2 pièces 5,6
3 pièces 6,5
4 pièces 7,0
5 pièces et plus 5,2
Ensemble 5,6

 

Moyenne annuelle
1998-2010
Part des relocations après travaux (en %)
Studios et 1 pièce 27,8
2 pièces 25,1
3 pièces 28,7
4 pièces 32,5
5 pièces et plus 26,7
Ensemble 27,8

Les conséquences de la réalisation des travaux sur le niveau du loyer du nouveau locataire peuvent être précisées par type de logement :

  • Le différentiel est le plus faible pour les petits logements, studios et 1 pièce : la mobilité des locataires y est en effet plus élevée que pour les autres logements et leur loyer est plus fréquemment « dans le marché » que dans le cas des autres logements ;

  • dans le cas des 5 pièces et plus, en revanche, le temps d’occupation du logement est plus long (de près de 2 années, en moyenne). Et ces logements sont plus fréquemment que les petits logements situés dans des immeubles anciens. Les travaux qui sont réalisés sur ces logements sont de ce fait sensiblement plus lourds : le différentiel de loyer est ainsi plus élevé, d’autant que le loyer de l’ancien locataire est plus souvent « hors marché ».

  • Si le logement est présenté sur le marché sans travaux, il est très fréquemment nécessaire de baisser le loyer du nouveau locataire : sans cela, le délai de remise en location s’allongera et sera la cause d’une perte de recettes locatives (de l’ordre de deux mois de loyer, en moyenne).

Méthodologie :
CLAMEUR observe 1 005 villes, regroupements de communes et pays. Un partenariat sans précédent qui permet de représenter le marché au 1/8ème soit (hors les doubles comptes) : 85.5 % du marché locatif privé métropolitain et 71.2 % de la population résidente en métropole.