Au premier semestre 2010, le prix moyen au m² France entière est de 2508 € (2021 € pour les maisons et 3243 € pour les appartements), il était de 2549 € au premier semestre 2008 (2125 € pour les maisons et 3218 € pour les appartements). L’écart se resserre ; en termes de prix, la crise semble pratiquement effacée.
Le Réseau CENTURY 21 enregistre + 24,6% de compromis signés au premier semestre 2010 par rapport au premier semestre 2009.
Ce dynamisme se traduit également par un raccourcissement des délais de vente : ces derniers sont passés de 101 jours au premier semestre 2009 à 82 jours au premier semestre 2010. Cette tendance se confirme sur la première partie de l’année 2010 : de 89 jours au premier trimestre 2010, le délai moyen de vente d’un bien n’est plus que de 76 jours au deuxième trimestre 2010. Même si les agences n’enregistrent aucun infléchissement dans le nombre de rentrées de mandats, ce resserrement des délais d’écoulement a pour corollaire un amoindrissement du nombre de biens en portefeuille.
Ainsi, le site century21.fr propose à ce jour 50 000 biens à vendre dans l’ancien contre 63 000 au 1er juillet 2009.
Qu’il s’agisse des prix, des volumes de
transaction, des délais de vente, du stock
ou des marges de négociation (4% pour les
appartements et 6,3% pour les maisons), tous
les indicateurs semblent indiquer que le
marché immobilier a entamé une véritable
course pour rattraper les niveaux atteints
avant la crise économique.
Deux raisons principales pour expliquer la résilience dont fait preuve le marché de l’immobilier ancien :
- Celui-ci est aujourd’hui soutenu par des taux d’intérêt historiquement bas ; profitant de la baisse des prix que le secteur a enregistré à partir du second semestre 2008, les primo accédants ont ainsi bénéficié de conditions optimales pour réaliser leur projet immobilier, et les agences ont constaté leur retour sur le marché dès le premier semestre 2009.
- depuis le second semestre 2009, une autre typologie d’acquéreurs vient tirer le marché vers le haut et soutenir son activité : il s’agit des secundo ou pluri accédants et des CSP +. En un an, la part des cadres supérieurs et des professions libérales parmi les acheteurs s’est accrue de 11,9%, tandis que celle des retraités a augmenté de 7,8% et celle des cadres moyens de 2,2%. A l’inverse, la proportion des employés/ouvriers ainsi que des commerçants artisans a diminué, respectivement de -6,2% et -2,3%.
Dans ce paysage, Paris fait une fois
encore figure d’exception.
Au premier semestre 2010, le prix
moyen au m² s’établit 5,4% au-dessus de
celui enregistré au premier semestre 2008
(7079 € versus 6717 €) et il est 15% plus
élevé qu’il y a un an.
Cette envolée n’affecte pas les volumes de
vente qui enregistrent une augmentation de
11,3% sur un an et de 13,2% sur les trois
derniers mois, tandis que le délai moyen de
vente est de 48 jours au premier semestre
2010 (42 jours au deuxième trimestre 2010) !
Si le marché parisien bénéficie d’une
santé insolente, c’est essentiellement grâce
aux CSP + dont la présence a augmenté de
30,3% pour représenter 41,8% des acquéreurs
(versus 14,8% France entière), et grâce à la
tranche des 60/70 ans qui progresse de 19,5%
en un an. Ce phénomène a pour conséquence
une « évaporation » des moins de
30 ans (-16,19% sur un an), ainsi que
des ouvriers et employés (-21,4% sur un an).
Dans ce contexte, comment appréhender le second semestre 2010 ? Sous condition d’un maintien des taux proche de leur niveau actuel, l’année devrait clôturer sur une hausse du prix au m² national limitée à 6%. Paris fera exception à la règle et les prix devraient évoluer dans des proportions supérieures.
Le Réseau CENTURY 21 en quelques
chiffres :
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