Cet observatoire confronte plusieurs enquêtes en explorant la demande des particuliers (32000 ménages), l'offre des industriels (1300 sociétés) et des professionnels du bâtiment (5000 artisans et entreprises).
Le marché de l'amélioration énergétique des logements (travaux de réfection des toitures, de façade, de changement d'ouvertures, d'équipements de chauffage et d'isolation intérieure) est estimé en 2008 à 13 milliards d'euros HT. Il est en augmentation de 21% par rapport à 2006. Cette forte progression est liée à l'augmentation des travaux de chauffage performants +70% entre 2006 et 2008 et les travaux d'isolation intérieure +25%.
Cette progression serait la conséquence de plusieurs facteurs comme l'augmentation des prix de l'énergie, une importante communication sur les énergies renouvelables, des incitations et efforts de la part des industriels, et entreprises du bâtiment, enfin les crédits d'impôts ainsi que tous les dispositifs d'aides.
Toutefois, les rénovations techniques globales cumulant les trois types de travaux (ouvertures, chauffage et isolation) ainsi que la pose de solutions techniques performantes ne concernent qu'environ 100.000 logements. Plusieurs raisons sont évoquées : le coût élevé d'une rénovation globale (21000 €), la gêne occasionnées en logements occupés, pas assez d'artisants compétents pour ce type de travaux ou encore l'hypothèse de travaux réalisés en plusieurs tranches.
En 2008, le nombre de logements obtenant après travaux une efficacité énergétique *** atteint le nombre de 265.000. Si cette progression se renouvelle tous les ans, une grande partie du parc existant pourra être convenablement rénové d'ici 2050.
Le choix de solutions techniques performantes ont entraîné une hausse conséquente de près de 30% du coût moyen des chantiers thermiques en 2008. Plus de la moitié ont dépassé la barre des 5000 €. Les gros chantiers de plus de 7500 € ont été financés en 2008 à plus de 40% par des prêts bancaires. Le crédit d'impôt est le plus souvent utilisé en 2008 pour de petits travaux. Pour près de la moitié des ménages ayant engagé des travaux thermiques, il a permis de limiter le poids de cet investissement dans leur budget.
Si en 2008, la dynamique semble plus forte au sein de la chaîne des intervenants du chauffage, des signes de structuration sont décelables à tous les stades du marché de l'amélioration énergétique : développement des équipements performants, informations pour les ménages comme l'étiquette DPE, offres de prêt, recours aux professionnels, démarche de formation par les professionnels.
* OPEN : Observatoire Permanent de l'Amélioration Energétique du Logement

