Le marché de l'accession à la propriété d'un logement neuf en Ile-de-France
Premières estimations pour 2000
> Ventes de logements neufs
1.
Une activité en repli mais toujours bien orientée
Avec un peu plus de 19.000 logements vendus en 2000, le marché est resté
globalement bien orienté en Ile-de-France. La baisse des ventes (de l'ordre de
20% environ de 1999 à 2000) n'a pas été supérieure à ce que l'on attendait. Les
résultats ne présentent plus le caractère exceptionnel des années 1998 et 1999,
où plus de 24.000 ventes étaient conclues. Une conjonction de facteurs
favorables (contexte économique et psychologique, solvabilité, excellente
adéquation entre l'offre et la demande et surtout un dispositif fiscal ponctuel
" Périssol " particulièrement attractif) avaient alors convergé pour permettre
une forte expansion des ventes. Les résultats 2000 restent encore très
honorables et se situent dans la tendance de bonnes années comme 1988 ou 1997.
2. La
contraction des ventes de petits logements à Paris et dans les Hauts-de-Seine
explique l'essentiel du ralentissement observé de 1999 à 2000
L'essentiel du repli de l'activité tient à la diminution du nombre des
investisseurs alors que le marché des propriétaires-occupants continue sa
progression modeste mais régulière. Le collectif en zone centrale et les petits
logements enregistrent les plus forts ralentissements. Plus des 2/3 de la baisse
de l'activité observée de 1999 à 2000 tiendraient au recul des ventes de studios
et de 2 pièces à Paris et dans les Hauts-de-Seine.
3. La baisse
du chiffre d'affaires est plus limitée
Le marché s'organise sur des bases un peu différentes de celles qui prévalaient
les années précédentes. Proportionnellement, les ventes de logements familiaux
sont plus nombreuses mais aussi plus fréquemment situées en grande couronne.
Alors que les ventes baissent de 20% de 1999 à 2000 en passant de 24.300 à
19.000 unités, le chiffre d'affaires réservé ne serait, d'après nos estimations,
qu'en baisse de 12%.
> Les mises en vente et l’offre
La décélération de l'activité s'accompagne d'un ralentissement sensible de
la production qui passerait de 23.200 à 21.000 logements de 1999 à 2000. Le
nombre de logements à l'offre augmenterait d'environ un millier d'unités en un
an et devrait se situer autour de 16.000 logements au 31 décembre 2000. Il
faudrait donc 10 mois pour écouler l'offre à la fin de l'année 2000 contre 7
mois à la fin 1999.
Prévisions pour 2001
Le marché de l'accession à la propriété devrait encore bénéficier en 2001 d'un
contexte économique soutenu, avec un marché du travail toujours vigoureux et une
politique de revenus dynamique. La confiance des ménages resterait globalement
bien orientée, sans que l'on puisse exclure une certaine volatilité qui pourrait
se renforcer si les campagnes électorales pour 2002 étaient lancées très en
amont.
Enfin et surtout, l'érosion de la solvabilité des ménages se poursuivrait
puisque les éléments constitutifs du prix de revient des logements (coûts du
foncier et des travaux) restent haussiers. Dans ce cadre, la clientèle
potentielle ne peut que diminuer. Il va sans dire que les conditions
d'acquisition restent, sans contexte, nettement meilleures que celles que l'on
observait au début des années 1990.
Le développement de nouvelles méthodes de commercialisation et de produits "
packagés " permettraient une montée en régime du dispositif en 2001, mais sans
que l'on puisse retrouver un impact identique à celui de la mesure précédente.
Au total, le volume des ventes ne devrait pas enregistrer d'évolutions
fondamentales même s'il paraît vraisemblable que l'activité connaisse un léger
tassement en 2001.
Source : Communiqué de presse de la Chambre Syndicale des
Promoteurs-Constructeurs d'Ile-de-France
du 12 janvier 2001 - CAPEM