"La construction neuve - conjoncture du 1er trimestre 2002"
LE MARCHE DU LOGEMENT NEUF
Les ventes de logements collectifs continuent de progresser (6,6 %) par rapport
au 4e trimestre 2001. Les promoteurs ont enregistrés 21 800
transactions au 1er trimestre 2002. La hausse affecte toutes les tailles
de logements, mais plus particulièrement les studios dont la reprise des ventes
apparue au 4e trimestre 2001 se confirme. Elle montre que la vitesse de
croisière du dispositif Besson est atteinte.
LES PERSPECTIVES A COURT TERME
En 2002, le marché du logement neuf ne devrait pas connaître d'évolutions
fondamentales et pourrait se maintenir à un bon niveau, malgré un contexte
économique moins porteur. Le dispositif Besson devrait atteindre son régime de
croisière. Malgré la hausse des prix de vente qui devient préoccupante et
conduit à l’insolvabilité des jeunes ménages, le marché de l’accession reste
dynamique en raison de la forte demande.
Toutefois, les promoteurs qui devront faire face à une augmentation de leurs
contraintes pour produire des logements neufs risquent d’avoir quelques
difficultés à mettre sur le marché une offre abondante de résidences
principales, diversifiée et à des prix acceptables.
IMMOBILIER DE BUREAUX
L’environnement économique moins favorable affecte désormais le marché des
bureaux. En effet, on constate une forte baisse de la demande placée. En outre,
les sommes importantes que les fonds de pension étrangers, notamment allemands,
sont prêts à investir dans l’immobilier de bureaux pourraient fragiliser ce
marché très dépendant de la conjoncture économique.
PROPOSITIONS DE LA FNPC
Afin de favoriser l'accession à la propriété des primo-accédants et tout
particulièrement des jeunes ménages en zone urbaine, il semble nécessaire de
créer un PTZ urbain : doublement du prêt à taux zéro en zone urbaine avec
l’appui des collectivités locales.
Afin de développer l’investissement locatif, il conviendrait de :
supprimer les contraintes liées à la location d’un logement neuf placé sous le régime de l’amortissement «Besson», aux ascendants et descendants ;
créer un dispositif d’amortissement qui s’appliquerait au secteur libre, sans conditions de plafonds de ressources et de plafonds de loyers et qui aurait un taux et une période d’amortissement fixés comme suit :
8 % du prix d’acquisition du logement pour les 4 premières années, soit 32 % sur 4 ans,
2 % de ce prix pour les 14 années suivantes, soit 28 %, ce qui fait 60 % au total.
Ces
propositions se situent dans le cadre de la nouvelle loi sur la solidarité et le
renouvellement urbains qui vise à assurer un développement et un renouvellement
urbains cohérents, solidaires et durables.
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Source : FNPC (La
Fédération Nationale des Promoteurs-Constructeurs)
Site internet : http://www.fnpc.fr