Marie-Noëlle Lienemann secrétaire d'Etat au Logement

Marie-Noëlle Lienemann, une des principales animatrices de la ''gauche socialiste'', à la fondation de laquelle elle a participé en 1991, a fait son entrée au gouvernement.
Nommée le 27 mars, secrétaire d'Etat au Logement dans le cadre du mini-remaniement décidé par Lionel Jospin à la suite des élections municipales, Mme Lienemann hérite d'un dossier qu'elle connaît déjà bien. Celle qui préside actuellement le conseil national de l'habitat a déjà occupé la fonction de ministre déléguée chargée du Logement en 1992-1993, dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy.

Avec sa nomination au gouvernement, Marie-Noëlle Lienemann va devoir renoncer -règle du non-cumul des mandats imposée par Lionel Jospin oblige- à sa mairie d'Athis-Mons (Essonne), qu'elle occupe depuis 1989. Apparemment bien informée, la dame avait pris les devants : après avoir conduit la liste socialiste tout au long de la campagne municipale, elle avait renoncé au dernier moment dimanche, et à la surprise générale, à se faire élire maire.

Marie-Noëlle Lienemann a expliqué qu'elle entendait poursuivre l'action engagée par son prédécesseur, Louis Besson. Elle compte notamment faire appliquer la loi sur la solidarité et le renouvellement urbains (S.R.U.), adoptée en décembre dernier par le Parlement, elle souhaite accélérer les démolitions d'immeubles dans les quartiers en grande difficulté et aussi prendre des décisions pour améliorer la sécurité dans les cages d'escalier, dans le voisinage proche des logements. « Il y a besoin de relancer le logement social pour qu'il soit harmonieusement réparti sur tout le territoire, en particulier dans les villes qui n'en ont pas (...), pour faire des villes harmonieuses où le logement social n'est pas parqué d'un côté et où on arrive à vivre ensemble », a-t-elle expliqué.

Marie-Noëlle Lienemann veut « relancer le logement social pour qu'il soit harmonieusement réparti sur tout le territoire, en particulier dans les villes qui n'en ont pas (...), pour faire des villes harmonieuses où le logement social n'est pas parqué d'un côté et où on arrive à vivre ensemble » .

Plus généralement, l'animatrice de la gauche socialiste a souligné ''la nécessité de mieux faire entrer dans les faits les orientations de gauche déjà prises. Il y a des préoccupations à prendre en compte.'', a t-elle expliqué en évoquant le message adressé par les électeurs à l'occasion des municipales.

(Sources LCI 30/03/2001 et Mairie de Paris)