Etude BVA - L'insécurité en France et l'immobilier
(FNAIM mars 2002)

Cette enquête a été réalisée en mars 2002 par l'institut BVA pour le compte de la FNAIM. 1006 personnes ont été interrogées parmi la population française dans des "quartiers non sensibles". Pour résumé, les Français s'estiment dans leur majorité en sécurité dans leur logement à la différence  du dernier sondage de février 2002 réalisé par l'IPSOS qui avait été mené dans les "zones urbaines sensibles"où l'on constatait que plus des deux tiers des locataires de HLM étaient préoccupés par l'insécurité et ce sentiment avait progressé pour 47% des locataires de HLM depuis trois ans.

Dans cette enquête BVA que seulement 20% des français se sentent inquiets en particulier dans les parties communes des immeubles en refusant toutefois de dépenser plus en charges pour leur sécurité. Cette enquête souligne aussi que parmi les habitants se déclarant en insécurité, 49% le sont "aux alentours immédiats de leur habitation" (caves, parkings, ascenseurs...) et 46% dans leur quartier. En revanche, à l'intérieur même de leur logement ils se déclarent rassurés.

Il apparaît que malgré ce sentiment d'insécurité dans les parties communes de leur logement, 70% des personnes interrogées refusent d'augmenter leurs charges locatives ou de copropriété pour améliorer leur sécurité. 25% en revanche y seraient prêtes.

Parmi ceux prêts à dépenser davantage pour se sentir plus en sécurité, 50% opteraient prioritairement pour la présence physique d'un gardien, 41% pour l'installation d'une vidéo-surveillance, 30% pour le recours à un service de sécurité extérieur et 26% pour l'existence de digicodes multiples.

La Fnaim estime que ce constat doit inciter les pouvoirs publics à prendre des mesures fiscales pour étendre aux gros travaux de sécurité le crédit d'impôt. Actuellement le crédit d'impôt concerne avant tout les travaux d'amélioration de l'habitat notamment pour réduire la consommation d'énergie.

Concernant la présence plus massive de gardiens dans les immeubles, la Fnaim plaide pour l'arrivée d'emplois jeunes à de tels postes.
Dans les zones urbaines sensibles où la fonction du gardien a depuis quelques années progressivement disparu, un décret vient de rendre obligatoire leur présence pour 100 logements.


Source : www.fnaim.fr
Pour consulter l'enquête : http://www.fnaim.fr/actualite/etudes_fnaim/etudes/2002_03_rapportBVA.pdf