Mesurer la qualité de vie dans les grandes agglomérations
Martin-Houssart Géraldine et Rizk Cyril
Insee octobre 2002
Plus d'un ménage français sur deux habite dans une agglomération d'au moins 50 000 habitants. Ce sont aussi bien des villes moyennes comme Saint-Malo, Castres ou Nevers que de très grandes métropoles comme Lille, Lyon, Marseille ou Paris dont l'agglomération accueille à elle seule 16 % des ménages.
Que ce soit dans des quartiers résidentiels aisés ou dans des cités classées en zone urbaine sensible (ZUS), on cherche ici à comparer la qualité du cadre vie. Si un cadre de vie satisfaisant se caractérise par un logement en bon état dans un environnement peu bruyant, peu pollué et peu marqué par des actes de vandalisme, alors 42 % des ménages des grandes agglomérations vivent dans un tel cadre.
A l'inverse, 20 % des ménages déclarent subir des nuisances fréquentes et près de 10 % habitent un logement inconfortable dans un environnement relativement dégradé.
A la question « quels problèmes dans votre quartier ou
votre commune vous préoccupent le plus ? », les ménages urbains (ménages
habitant les unités urbaines de
50 000 habitants ou plus) répondent en premier lieu le bruit et le manque de
sécurité puis la pollution. Ces problèmes ainsi que ceux relatifs au logement
(humidité, chauffage…) permettent d’appréhender la qualité du cadre de vie.
L’absence de nuisances ou de problèmes dans ces domaines définit un cadre de vie
de bonne qualité alors que leur cumul est révélateur d’un cadre de vie dégradé.
Parmi les nuisances étudiées, le bruit est la plus fréquente. Il indispose plus
de la moitié des ménages interrogés :
54 % d'entre eux se déclarent gênés par le bruit lorsqu'ils sont chez eux, 28
% le sont souvent et 26 % de temps en temps.
Les transports sont la première source de bruit incommodant (circulation
automobile, ferroviaire ou aérienne). Plus du tiers des ménages urbains qui
habitent près d'une rue où le trafic est dense, d'une voie de chemin de fer ou
d'un aéroport déclarent être souvent gênés par le bruit.
L'intensité des nuisances sonores est la plus grande dans l'agglomération
parisienne : le bruit y est souvent une gêne pour 32 % des ménages ; dans les
agglomérations moyennes (de 50 000 à 200 000 habitants) ce chiffre est plus
faible : 24 %. Parmi les ménages habitant dans une cité ou un grand
ensemble, 37 % se disent souvent gênés par le bruit. Dans ce cas, la source la
plus souvent citée est le voisinage et non les transports.
source :
INSEE
(octobre
2002)
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