ENQUETE SUR LES CHARGES DE COPROPRIETE EN 2002
Observatoire de la CNAB - Octobre 2003
par Michel Mouillart
Afin de contribuer à une meilleure connaissance des dépenses que les ménages engagent pour se loger et pour mieux décrire un secteur essentiel de l’économie immobilière pourtant si mal connu, la CNAB a choisi de mettre en place un Observatoire National des Charges de Copropriété.
Une photographie détaillée du parc des immeubles en copropriété gérés par des professionnels de la CNAB a donc été construite sur les années récentes. Elle concerne 11 547 immeubles répartis sur l’ensemble du territoire et regroupant 458 700 logements pour 35 389 700 m2 de surface habitable!: au regard des résultats du recensement de 1999, cette photographie prend donc en compte 7.2 % des logements en copropriété (France métropolitaine, hors DOM) et même 8.5 % si on se limite aux seules copropriétés gérées par des professionnels.
Cette photographie permet de détailler au niveau régional (et éventuellement, pour les régions les plus importantes, ville par ville) les niveaux d’équipement et de confort des immeubles, en tenant compte de leurs spécificités et de leur date de construction. Et aussi, d’identifier les vecteurs principaux de dépenses des copropriétés (chauffage collectif, ascenseur (s), personnel permanent, espaces verts, parking (s) …). Connaissant le parc, un échantillon d’immeubles a été constitué sur lesquels une analyse détaillée des comptes de charges a pu être réalisée. Elle concerne l’année 2002 et elle a permis de mesurer le rythme d’évolution des charges au cours des années récentes : 2 901 immeubles ont été sélectionnés pour cela, représentant 75 400 logements (1,2 % de l’ensemble des logements en copropriété).
Ainsi, alors que le niveau de l’ensemble des charges (hors travaux exceptionnels) s’est établi à 19.3 €/m2 en 2002, en progression de 0.5 % par an en moyenne depuis deux ans, de grandes disparités apparaissent entre les régions (l’écart de niveau est de l’ordre de 1 à près de 3.5 entre la Bretagne et le Languedoc-Roussillon d’une part et l’Ile de France d’autre part, par exemple). Ces disparités s’expliquent aisément, pour une large part d’entre elles, par les caractéristiques des immeubles gérés et par leurs niveaux respectifs d’équipement et de confort.