La consommation des ménages en 2002
Une progression modérée
Elisabeth Rignols
En 2002, la dépense de consommation des ménages augmente de 1,2 %, aux prix de l’année précédente, après + 2,6 % en 2001. Elle est freinée par le ralentissement du pouvoir d’achat et l’augmentation du chômage. Les dépenses d’audiovisuel et d’informatique augmentent fortement. La consommation de services de télécommunications est dynamique, mais beaucoup moins qu’en 2001. Les dépenses alimentaires progressent légèrement. En revanche, la consommation de boissons alcoolisées et de tabac diminue, de même que les achats d’automobiles neuves. Les dépenses de chauffage se réduisent également en raison de conditions climatiques favorables.
Après des hausses
importantes en 2000 et 2001, la dépense de consommation
des ménages ralentit en 2002 : + 1,2 %.
Le pouvoir d’achat est moins dynamique qu’au cours
des deux années précédentes : + 1,9 %, après + 3,2 % en
2001 et + 3,1 % en 2000. En effet, l’atonie du marché du
travail pèse sur les revenus d’activité, et les revenus
de la propriété diminuent. Mais de nouvelles baisses
d’impôts et l’accélération des prestations sociales
limitent le ralentissement du revenu
disponible.
Les ménages augmentent leur taux d’épargne (16,7 %, après 16,2 %). Les prix accélèrent légèrement en 2002 : + 2,0 %, après + 1,6 % en moyenne annuelle. Les prix des produits énergétiques baissent un peu moins qu’en 2001 (- 3,0 %, après - 5,4 %), et les dépenses en volume reculent (- 2,3 %, après + 3,6 %). Les prix des loyers accélèrent.
Recul des dépenses de chauffage et d’éclairage
Les dépenses liées au logement décélèrent en volume, sous l’effet du retournement à la baisse des dépenses de chauffage et d’éclairage (- 3,6 % en 2002, après + 6,4 %). En particulier, le repli des consommations de fioul domestique et de gaz est marqué. Il est favorisé par la douceur du climat jusqu’en décembre. Le prix du gaz ralentit très fortement et celui du fioul continue de baisser, un peu moins cependant qu’en 2001. Les dépenses d’électricité diminuent également, après quatre années de hausse ; le prix de l’électricité croît faiblement, alors qu’il baissait depuis 1997. Les dépenses immobilières (hors aides au logement) progressent de 1,9 % en volume (après + 2,0 %). Elles contribuent pour 0,3 point à la hausse globale de la dépense des ménages. Les prix des loyers augmentent plus vite que les années précédentes. Ils sont tirés par l’accélération de l’indice du coût de la construction et la sortie du gel des loyers de l’Union Nationale des Fédérations d’Organismes HLM. En outre, en 2000 et 2001, la hausse des prix avait été limitée par la suppression progressive du droit de bail.
Source : INSEE
(juin 2003)
: INSEE première n° 902 de juin 2003
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