« LE
MARCHE IMMOBILIER EN 2002
Enquête CENTURY 21 (6 février 2003)
Après un
premier semestre marqué par un ralentissement de la hausse des prix laissant
penser à une mise en palier voire au présage d'une baisse,
le second semestre est marqué par une réaccélération brutale de la hausse
particulièrement sensible dans l'habitation collective. (+ 10,23 % France
entière).
Plusieurs facteurs y concourent :
Une présence active des primo-accédants stimulés par le couple crédit à taux faible/pénurie locative
Présence renforcée des investisseurs occasionnels constatant que la croissance dont la reprise était annoncée pour la fin du premier semestre, n'était pas au rendez-vous, ces mêmes investisseurs disposant de peu de choix optionnels sur les marchés financiers.
Inquiétude sur les retraites qui alimente le marché du " placement immobilier " tant à vocation locative qu'à usage de résidence secondaire.
Ces
composantes du marché surcompensent la raréfaction des transactions de confort.
Les vendeurs entrant dans cette catégorie sont poussés à l'attentisme par la
morosité du climat économique et l'absence de rentrée d'argent frais issu des
marchés financiers. Cet attentisme s'auto entretient par la pénurie d'offre de
biens (de surfaces " familiales " et de catégorie moyen haut de gamme) qu'il
engendre.
LES PERSPECTIVES 2003
L'aggravation probable des facteurs économiques qui ont présidé à cette deuxième
partie de l'année 2002 et leur impact sur les indices de confiance des ménages,
renforceront l'effet " VALEUR REFUGE " de l'immobilier.
Les prix, notamment des appartements resteront orientés à la hausse,
probablement de façon plus modérée et tempérée par le risque de
désolvabilisation des primo-accédants.
Une plus forte variation du volume du marché pourrait être consécutive à une
réapparition des transactions de confort qui résulterait d'une reprise de la
croissance peu prévisible sinon peu probable tant que les incertitudes liées à
la situation de l'Irak ne seront pas levées.
Notons que même si les prix de 2002 atteignent les prix " dits record " de 1990,
nous sommes encore à 25 % de ces derniers en francs constants (pardon en euros
constants).
Pour consulter le détail de cette enquête
source : http://www.century21france.fr