De plus en plus de maisons individuelles
Alain Jacquot
Insee février 2003

Les maisons individuelles sont de plus en plus vastes alors que la surface des appartements stagne.
Globalement la surface moyenne des logements progressant et les ménages étant de plus en plus petits, chaque individu dispose de plus en plus de place : la surface moyenne par personne a augmenté de près de 20 % en vingt ans. Ce n’est pas pour autant que le surpeuplement régresse : en habitat collectif, il concerne encore un ménage sur cinq. En 1996, 32% des locataires candidats au déménagement souhaitaient devenir propriétaires. Cette aspiration ne se dément pas avec le temps : ils sont 41%en 2002.

Début 2002, on compte 24,5 millions de résidences principales en France métropolitaine. L’habitat individuel poursuit sa progression : il représente 62,2 % des logements construits depuis 1997. Les maisons individuelles, situées de plus en plus souvent en zone rurale ou en périphérie des villes, sont de plus en plus spacieuses : 108 m2 en 2002 contre 105 en 1996. Celles qui ont été construites depuis 1997 ont une superficie moyenne de 114 m2. À l’inverse, la surface moyenne des appartements stagne autour de 65 m2. 44 % des appartements construits depuis 1997 sont des studios ou des deux pièces, alors qu’ils ne représentent que 37 % de l’ensemble du parc des appartements. En conséquence, les appartements récents ne mesurent que 60,5 m2 en moyenne. Au total, le logement moyen a aujourd’hui une surface de 90m2 pour 4 pièces : 4,8 dans l’habitat individuel et 3,0 dans l’habitat collectif.

Un ménage sur quatre déclare vouloir changer de logement. Cette proportion est plus forte que celle qui avait été observée en 1996 et 1992 (18 %). Le souhait de mobilité, tout comme la mobilité effective, sont essentiellement une affaire d’âge : ils concernent plus de 40 % des ménages dont la personne de référence a entre 18 et 30 ans, près de 40 % des ménages entre 30 et 39 ans, et diminuent beaucoup ensuite. Les candidats au changement sont avant tout locataires, en secteur libre ou HLM, dans un immeuble collectif.
Déménager signifie pour 61 % des candidats avoir un logement plus grand, pour 42 % de ceux qui résident en appartement vivre en maison individuelle, et pour 41 % des locataires devenir propriétaires. En 1996, les proportions correspondantes étaient très voisines, sauf pour celle des candidats à la propriété : 32 %.
Si un déménagement peut résulter d’un choix, il est aussi parfois subi ; 8 % des ménages locataires risquent d’être contraints de déménager prochainement : pour raisons professionnelles dans près du tiers des cas, pour raisons familiales dans 15 % des cas, ou parce que le propriétaire souhaite récupérer son logement (15 % des cas également). Les raisons financières ne concernent que 12 % des ménages locataires contraints de déménager à brève échéance.
Les ménages occupent leur logement en moyenne depuis 14 ans et 4 mois. C’est bien sûr pour les propriétaires n’ayant plus d’emprunt à rembourser que l’ancienneté moyenne d’occupation déclarée à l’enquête est la plus élevée : 25 ans et 5 mois. Les occupants du parc HLM habitent leur logement depuis plus longtemps que les autres locataires : l’ancienneté moyenne est de 11 ans et 2 mois dans le parc HLM, contre 5 ans et 10 mois dans le parc locatif privé. Entre 1996 et 2002, l’ancienneté d’occupation est restée stable. 32%des ménages ont emménagé depuis moins de quatre ans, alors qu’en 1996, la proportion correspondante était de 30 %.

source : INSEE (février 2003)
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