Augmentations des loyers
HLM en 2004 : 75% des organismes ne respectent pas la recommandation
ministérielle !
Etude CLCV - 14 janvier 2004
L'enquête annuelle réalisée par la CLCV auprès de 137 organismes dans 46
départements et 17 régions, sur les hausses de loyer en HLM montre que les
augmentations votées pour 2004 sont, pour 75,18% d'entre elles, égales ou
supérieures à 2%.
Les plus fortes augmentations constatées se situent dans les régions :
Ile-de-France : 2,75%
Alsace : 2,67%
PACA : 2,60%
Bourgogne : 2,54%
Les plus
faibles sont, comme l'année dernière, dans les régions :
Languedoc-Roussillon : 1,73%
Bretagne : 1,73%
La moyenne nationale est de 2,24%.
Mais, ces
moyennes peuvent cacher des hausses bien différentes ; en effet, chaque
organisme HLM peut également pratiquer des modulations de loyer selon les
quartiers, les immeubles, etc. ce qui est le cas pour au moins 39,42% d'entre
eux.
Dans notre échantillon, les augmentations de loyers varient alors de 0% à 6,25%
; les locataires ne subissent donc pas tous les mêmes augmentations et pas
forcément celles qui sont annoncées.
Il faut rappeler que dans un communiqué en date du 22 octobre 2003, Gilles de
Robien, ministre de l'équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de
la Mer, avait demandé, comme la CLCV, que les hausses de loyer en HLM ne
dépassent pas 2% (indice des prix à la consommation). Il considérait même
qu'elles devaient se situer en dessous de cet indice, surtout si les organismes
HLM avaient augmenté les loyers plus fortement les années précédentes.
Il est à noter que 30 bailleurs sociaux (21,90%) procèdent au rattrapage des
loyers gelés en 2000 et 2001, malgré leurs engagements, ce qui est inadmissible.
Quel peut être l'intérêt de geler les loyers, si les augmentations non
effectuées sont ensuite rattrapées ?
De plus, rappelons que les organismes HLM ont bénéficié de la baisse du taux du
livret A qui leur permet d'obtenir des prêts à des taux d'intérêt plus bas et
donc d'emprunter à moindre coût.
Signalons enfin que les aides au logement qui sont normalement revalorisées tous
les ans au 1er juillet depuis 1978, ne l'ont toujours pas été au 1er juillet
2003.
Dans un climat économique dégradé, dans un contexte de restriction budgétaire,
les loyers continuent ainsi à augmenter fortement, les aides au logement ne sont
pas revalorisées… les locataires les plus modestes sont oubliés et leur perte de
pouvoir d'achat s'accentue.
La CLCV demande au gouvernement :
- qu'aucune hausse de loyer n'ait pour objectif de
rattraper les augmentations non effectuées durant la période de gel des loyers
(2000-2001) et d'intervenir auprès des organismes pour qu'ils les annulent.
- de veiller, par l'intermédiaire des préfets, au respect
par les organismes HLM de la recommandation de modération des hausses de loyers.
- de revaloriser au plus vite et de manière conséquente
les aides au logement avec effet rétroactif au 1er juillet 2003, ainsi que de
réévaluer les barèmes d'APL et d'AL afin qu'un rattrapage d'au moins 15% soit
opéré.
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complète
Source :
CLCV (communiqué du 14 janvier 2004)
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