Observatoire FNAIM des marchés de l'ancien
juillet 2004
L’évolution générale
L’activité du marché a fléchi depuis le début 2004, de
l’ordre de 1,0% sur un an. Alors que le marché des
maisons s’est consolidé à haut niveau (+0 1% sur un an),
celui des appartements connaît un recul notable, de l’ordre de 3,1% sur un an.
Cette évolution pourra paraître normale compte tenu de la hausse des prix
qui se produit à un rythme toujours aussi vif et
préoccupant : +15,4% sur un an ; +46,9%
depuis trois ans ; +86,9% en six années. Pour autant, cette évolution est
singulière parce que le recul du marché reste en fait
très modéré, s’inscrivant “presque” dans le mouvement
saisonnier de baisse, habituel à cette période de l’année.
On pourra alors évoquer, à l’appui de ce réfléchissement finalement
modeste au regard de ce qui a été la hausse des prix, une
nouvelle baisse des taux d’intérêt du secteur concurrentiel
au cours du 2ème trimestre 2004 : ils sont revenus à 4,25%, soit leur
niveau le plus bas jamais constaté par le passé. De même,
le dynamisme de l’offre de crédit est bien réel et
constitue, sans aucun doute, un puissant soutien au marché de l’immobilier.
Pourtant, rien n’est très convaincant dans tout cela et la conjoncture générale du marché a de quoi surprendre. Si le marché de l’ancien tient toujours, c’est plutôt parce qu’il s’est profondément transformé au cours des dernières années : les primo-accédants, à revenus modestes pour une large part d’entre eux, ont cédé la place aux acheteurs avec revente préalable, apport personnel et taux d’effort encore supportable.
En résumé
La hausse des prix s’est accélérée au premier semestre 2004, pour s’établir à un rythme de 15,4% sur un an.
Les prix des maisons (+12,6% sur un an) progressent toujours moins vite que ceux des appartements (+17,5%).
L’activité recule depuis 6 mois. Mais cela est habituel à cette période de l’année et dans l’ensemble, l’activité reste satisfaisante.
C’est le marché des maisons qui résiste le mieux (-0,4% au cours du trimestre, +0,1% sur un an), alors que celui des appartements connaît un recul plus marqué (-5,0% au cours du trimestre, -3,1% sur un an).
Pour consulter l'étude complète : http://www.fnaim.fr/actu/lettre_conj/2004_07_obs.pdf
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