Le marché immobilier national  - 1er semestre 2005
une hausse des prix en « trompe l’œil »

Comme nous l’avions laissé entendre à l’issue du second semestre 2004, le premier semestre 2005 n’a pas vu les prix se calmer, bien au contraire. Le rythme de hausse s’est de nouveau accéléré, tiré par les départements franciliens, les banlieues des grandes agglomérations et les prix de certaines régions qui avaient jusqu’alors été plus sages.

Le marché reste toujours soutenu par les primo accédants, notamment les plus jeunes d’entre eux (53% des acquisitions sont réalisées par les moins de 40 ans) qui s’éloignent de plus en plus du centre des grandes villes et allongent leurs durées d’emprunt.

Cet allongement de la durée des emprunts, qui a progressé de 3 ans depuis 2002, passant ainsi de 15 à 18 ans en moyenne, devient le seul ressort de compensation de l’augmentation des prix.

Les investisseurs continuent un lent repli, entamé au premier semestre 2004, plus par manque de produits disponibles que par conviction.

L’acquisition de résidences secondaires, d'où « l’esprit de placement » n’est pas absent, représente toujours 10 % des acquisitions et demeure l’apanage des 50/60 ans qui sont des investisseurs utilisateurs, des « invesjouisseurs ».

Les tendances au second semestre

Pour la première fois depuis 1995, au cours de ce premier semestre, le délai de vente moyen amorce une augmentation (68 jours contre 64 jours en 2004).

Ceci indique, alors même que les marges de négociations restent extrêmement basses (4% en moyenne), que le rythme de la hausse va s’infléchir et que les prix vont entrer dans une phase d’atterrissage dès le mois de septembre.

La pente sera directement liée aux taux de crédit qui toutefois ne devraient pas subir de hausse brutale.

Nous serons selon toute vraisemblance à la fin du second semestre 2006 revenus à un rythme de hausse beaucoup plus raisonnable. Nous devrions dans le même temps constater une détente sur le stock de biens disponibles, phénomène déjà amorcé avec une offre supérieure de 10% à ce qu’elle était il y a 6 mois.

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Le marché immobilier national, 1er semestre 2005