Observatoire FNAIM des Marchés de l'Ancien
Lettre de conjoncture n°41 - juillet 2005

La banque de données immobilières de la FNAIM rassemble aujourd'hui de l'ordre de 500 000 références concernant des transactions réalisées sur le territoire métropolitain depuis 1995. Elle bénéficie d'une alimentation soutenue de l'ordre de 140 000 références par an. Les informations recueillies sont restituées par plus de 6 500 transactionnaires répartis dans toute la France, garantissant, de ce fait, une bonne couverture géographique. Environ 35% des transactions sur logements existants sont réalisées par des agents immobiliers FNAIM. Les références enregistrées sont donc représentatives de l'ensemble des transactions réalisées par les adhérents. Elle permet de présenter un Observatoire National des Marchés de l'Ancien qui propose chaque trimestre une Lettre de conjoncture analysant les évolutions récentes de l'activité et des prix. La Lettre de conjoncture, présentée dans la première quinzaine du trimestre t, concerne le marché observé au cours du trimestre t-1 sur un "grand échantillon"  (125 000 prises ou renouvellements de mandats et 35 000 compromis de vente chaque trimestre).

L’ENVIRONNEMENT DU MARCHÉ

L'ÉVOLUTION GÉNÉRALE
La hausse des prix de l'ancien, amorcée en 1999, a commencé à se ralentir dès l'automne 2004 : depuis le début de l'année 2005, le rythme de la progression diminue nettement sur le marché des appartements (en fait, le prix des appartements est quasi stable depuis six mois) alors que le ralentissement n'est sensible sur le marché des maisons que depuis le printemps 2005. Pour autant, l'activité n'a pas reculé, loin s'en faut : le 2ème trimestre a même été très dynamique sur à peu près l'ensemble du marché. Mais partout les clientèles se sont transformées : sur le centre des agglomérations se sont présentées des clientèles plus aisées que par le passé, prêtes à surenchérir pour accéder aux espaces les plus convoités. Les ménages qui jusqu'alors y résidaient ont saisi l'opportunité qui leur était offerte : en anticipant une mobilité résidentielle bien souvent déjà programmée (l'agrandissement de la famille, la construction d'une maison individuelle…), ils ont pu revendre dans de (très) bonnes conditions et aller réaliser leur projet ailleurs. Lorsqu'ils se sont présentés sur les sites qu'ils avaient eux-mêmes choisis (bien souvent du péri urbain), ils ont pu à leur tour surenchérir… Des conditions de crédit exceptionnelles et une offre de prêts particulièrement abondante ont permis, à tous, de réaliser leurs projets dans de bonnes conditions. Malgré la courbe des prix de vente, le marché a ainsi pu résister de façon plus qu'honorable. Et surtout, aucun espace du territoire métropolitain n'est resté à l'écart de ces évolutions. Si la hausse des prix se ralentit à l'avenir, tout laisse à croire que la conjoncture atterrira en douceur et rebondira même, peut-être, au-delà des attentes.

Consulter la lettre de conjoncture (Pdf)

Source : FNAIM
Lettre de conjoncture n°41 juillet 2005
www.fnaim.fr