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Rapport de l'OCDE sur les perspectives économiques mondiales à l'horizon 2007 : le rôle des fondamentaux dans l'évolution récente des prix des logements |
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Dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales à l'horizon 2007, l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) rappelle que "...des hausses relativement importantes des prix des logements se sont produites dans un nombre historiquement élevé de pays depuis le milieu des années 90. Les taux d’intérêt généralement bas dans les économies de l’OCDE, joints à l’apparition de produits financiers nouveaux et novateurs, ont incontestablement joué un rôle important. Les corrections à la baisse ont généralement été importantes. Sur les 37 fortes augmentations observées entre 1970 et le milieu des années 90, 24 se sont achevées par des baisses ayant effacé entre un tiers et largement plus de 100% de l’appréciation antérieure en termes réels, ce qui a eu des conséquences négatives pour l’activité, et notamment pour la consommation." "Des augmentations exceptionnelles et spectaculaires des prix des logements ne sont pas forcément le signe d’une surévaluation. Les résultats obtenus au moyen de modèles économétriques mettent en évidence une surévaluation au Royaume-Uni, en Irlande et en Espagne, mais pas ailleurs." En revanche, les prix en Suisse, en Allemagne et au Japon «semblent sous-évalués», souligne l'organisation. Pour l'Allemagne et le Japon, cela s'explique par « la construction d'un volume excessif de logements au cours de la période précédente ». La France, avec les Etats-Unis et les pays scandinaves, fait partie des pays où «les prix concordent à peu près» avec «leurs principaux déterminants», selon l'OCDE. "Un indicateur synthétique couramment utilisé pour évaluer la situation du marché du logement est le taux d’effort (rapport prix/revenu), qui permet de déterminer si un logement est financièrement accessible pour l’acheteur moyen. Si ce taux dépasse sa moyenne de longue période, ce peut être le signe que les prix sont surévalués. Dans ce cas, les acquéreurs potentiels auront du mal à acheter un logement, si bien que la demande devrait baisser, entraînant des pressions à la baisse sur les prix des logements. Dans les pays de l'OCDE, le taux d'effort des ménages, est «nettement supérieur» à sa moyenne sur longue période en 2005. S’agissant des coûts de financement, le coût du service de la dette, pour les ménages, est resté relativement stable en général." "Si d’autres aspects du marché du logement jouent aussi un certain rôle, l’évolution des taux d’intérêt exerce probablement une influence prépondérante. Si ces taux venaient à augmenter fortement au cours de la période à venir -- éventualité qui n’est pas considérée comme un risque dans les prévisions actuelles de l’OCDE -- des pressions à la baisse viendraient s’exercer sur les prix des logements. Dans ce cas, le profil et la durée de tout ajustement ultérieur à la baisse serait sans doute conditionné par le faible niveau actuel de l’inflation."
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