Les
capacités de traitement des déchets ménagers et assimilés en Ile de France
capacités 2004 - adéquation avec les besoins en 2002 - évolution de 2002 à 2014
Le traitement des déchets ménagers va devenir "problématique à court terme" en Île-de-France si de nouvelles installations de traitement ne sont pas créées, c'est ce que révèle une étude de l'Observatoire régional des déchets d'Île-de-France (Ordif), un organisme mis en place en 1992 par le conseil régional et l'Etat.
Selon
cette étude, incinérateurs, centres de stockage, usines de compostage -
utilisant la fraction organique pour fabriquer des engrais - et centres de tri -
sélectionnant les ordures recyclables issues de la collective sélective -
avaient une capacité totale de 8,5 millions de tonnes en 2002.
Ils ont permis de traiter 5,8 millions de tonnes d'ordures ménagères et
assimilées (déchets d'entreprises et d'artisans utilisant la collecte
municipale) dont 60% ont été incinérées, 22% mises en décharge, 7% compostées et
11% recyclées.
Ils ont également pu recevoir sans problème quelque 2 millions de tonnes de
déchets d'entreprises apportés directement par les industriels dans les
installations de traitement.
Mais la
situation va se détériorer dès l'année prochaine car des
centres de stockage, représentant deux tiers des capacités d'enfouissement
franciliennes, arrivent à saturation et doivent fermer (Plessis-Gassot
dans le Val-d'Oise en 2007 et Claye-Souilly en Seine-et-Marne en 2008).
Par ailleurs, de gros incinérateurs (Carrières-sur-Seine dans les Yvelines,
Issy-les-Moulineaux et Massy dans l'Essonne) devront être arrêtés temporairement
dès la fin de l'année pour être mis aux dernières normes de pollution de l'air
(dioxines et oxydes d'azote).
Même si la production de déchets ménagers était stabilisée, les capacités
seraient insuffisantes dès 2007. En 2011, la situation deviendra critique si de
nouveaux centres de traitement ne sont pas ouverts.
Les installations existantes permettront alors à peine de traiter les ordures
ménagères et assimilées. Elles ne pourront plus accueillir les déchets non
dangereux que les industriels y apportent directement aujourd'hui.
Consulter l'étude
:
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Le rapport 1e partie (format PDF, 900 Ko), :
méthodologie, tonnages de déchets ménagers collectés en 2002, capacités de
traitement en 2004, adéquation entre les capacités 2002 et les besoins
-
Le rapport 2e partie (format PDF, 400 Ko), : évolution
des capacités de traitement de 2002 à 2014, conclusions
Source :
http://www.ordif.com
Observatoire régional des déchets
d'Île-de-France