Selon une étude de la Banque de
France, les ménages ont souscrit l’an dernier un niveau record de
nouveaux crédits à l’habitat avec une production de 134 milliards
d’euros. En dépit de la flambée des prix de l’immobilier ces dernières
années, cette activité reste donc très soutenue puisqu’elle enregistre
une hausse de 18,7% par rapport à l’année précédente, après 18,3% en
2004 et 22,1% en 2003.
Cette croissance est favorisée par un contexte de taux d’intérêt
particulièrement attractifs et l’allongement de la durée des crédits. Au
quatrième trimestre 2005, les taux effectifs globaux se sont établis
respectivement à 4,29% pour les prêts immobiliers à taux fixe, en baisse
de 68 points de base par rapport à la même période un an plus tôt, et à
4,02% pour les prêts à taux variable (-36 points de base).
L’effort financier de plus en plus important demandé aux ménages pour
l’accession à la propriété, a continué de modifier la structure de la
clientèle. Ainsi, selon le Crédit foncier de France (CFF), la part des
primo accédants s’est de nouveau réduite, tandis que celle des ménages à
revenus plus élevés a progressé.
Les tendances des évolutions de la structure de la production de crédits
nouveaux à l’habitat (CNH) observées ces dernières années se sont
poursuivies en 2005. En particulier, les prêts du secteur concurrentiel
dominent maintenant très largement le marché, aux dépens des autres
catégories de prêts (réglementés et aidés). Contrairement à l’évolution
observée en 2004, c’est la production des établissements non spécialisés
qui a connu la plus forte progression en 2005 (19,8 %), pour se situer à
117 milliards d’euros (soit 88,8 % du total des prêts non aidés), tandis
que celle des établissements spécialisés n’augmentait que faiblement
(3,4 %). |