Revenir à l'accueil
       

  Accueil > Etudes 2006    
 

 Le marché de l’immobilier résidentiel en 2005 - étude CB Richard Ellis

 

Que ce soit à la vente, à la location ou à l’investissement, les marchés de l’immobilier résidentiel auront connu une année 2005 très "riche".
Depuis 1998, l’immobilier résidentiel français est particulièrement dynamique. Les hausses de prix sont spectaculaires avec une augmentation annuelle à deux chiffres depuis 2002. En 2004, la hausse moyenne des prix sur le territoire français s’est élevée à 17,8 % pour les appartements et à 15,5 % pour les maisons. L’évolution des prix sur le marché du neuf est due à plusieurs facteurs : la hausse des coûts de construction, le prix élevé des charges foncières, la pénurie de foncier notamment dans les centres-villes… Sur le marché de l’ancien, l’augmentation des prix des logements résulte plus de l’insuffisance de l’offre face à une demande toujours très forte. Les loyers ont également poursuivi leur progression mais sur une pente plus douce et notamment en raison de la croissance de l’Indice INSEE du Coût de la Construction. Quant au marché de l’investissement, il a été favorisé par des dispositifs fiscaux (notamment les produits "Robien") et par de faibles taux d’intérêt, mais perturbé par des évolutions législatives en cours d’année 2005.

LE MARCHÉ DE L’ANCIEN
Le marché de l’ancien, qui représente près des 2/3 des acquisitions de logements par les ménages en France, demeure très dynamique, malgré le ralentissement de la hausse des prix constaté depuis début 2005.En effet, les ménages bénéficient d’un environnement financier particulièrement favorable (élargissement en février 2005 du Prêt à Taux Zéro (PTZ) aux appartements anciens sans travaux, allongement de la durée des prêts ; des taux d’intérêt historiquement bas).

LE MARCHÉ DU LOGEMENT NEUF
En 2005, le marché du logement neuf affiche toujours une très bonne santé, bénéficiant d’un environnement favorable, tant pour les promoteurs que pour les investisseurs ou même les particuliers. Cependant, la rareté persistante de terrains constructibles reste largement responsable des difficultés du secteur du logement en France.

LE MARCHÉ LOCATIF PRIVÉ
La progression plus modérée des loyers de marché constatée en 2004 se prolonge en 2005. Au cours des 6 premiers mois de l’année, le loyer moyen pour la France entière s’établit à 11,8 3/m2 (+ 3,5 %) pour les appartements et à 8,8 3/m2 (+ 1,1 %) pour les maisons, avec des évolutions contrastées selon les régions. Le ralentissement de la hausse des loyers de marché en France depuis un an se confirme donc. Paris reste toutefois une exception, avec des valeurs locatives moyennes toujours en forte progression (19,8 1/m2 ; + 5,2 % en 6 mois). Ce sont principalement les loyers des maisons qui enregistrent l’ajustement le plus significatif, notamment sur le littoral méditerranéen (10,3 1/m2 ; - 4,3 %).
Bien que l’évolution des loyers soit encore orientée à la hausse en moyenne, il convient de nuancer les chiffres évoqués. Cette hausse est, en effet, principalement due à la forte croissance de l’Indice INSEE du Coût de la Construction au cours des derniers trimestres. Toutefois, l’ensemble des professionnels du secteur s’accordent aujourd’hui pour parler d’un ajustement à la baisse des "nouveaux" loyers sur certaines catégories de biens (très grands appartements ou présentant des défauts), de l’ordre de 5 % à 10 %.

PERSPECTIVES
La forte progression des prix des logements au cours des 10 dernières années (+ 110 % de hausse cumulée depuis 1995) n'a pu être suivie et entretenue par les ménages qu'en raison de conditions d'emprunt de plus en plus favorables. Les taux d'intérêt sont historiquement bas : un "bon" candidat à l'accession peut ainsi bénéficier, en novembre 2005, d'un prêt à taux fixe de 3,45 % TEG sur 15 ans. La durée des emprunts s'est allongée de façon notable, la durée moyenne des prêts immobiliers s'établit désormais à 18 ans, avec une progression significative des emprunts longue durée (25 ans ou plus). Le recours aux taux variables s'est développé : cette technique, encore marginale, semble de plus en plus utilisée, en particulier par les primo-accédants qui y trouvent un moyen d'améliorer leur solvabilité immédiate.
Ainsi, entre 2002 et 2005, la combinaison de la baisse des taux et l'allongement de la durée d'emprunt a permis une hausse de la capacité d'emprunt de près de 35 %.

Dans un marché où l'offre reste très insuffisante par rapport à la demande, le seul facteur qui pourrait entraîner un retournement serait une réelle crise de solvabilité des ménages. Malgré tous les "amortisseurs" connus (taux bas, allongement de la durée des prêts, accroissement de l'endettement, déménagement vers des zones moins onéreuses), la hausse des prix ne pourra être indéfiniment compensée. Mais à l'heure actuelle le déclencheur d'une baisse significative des prix ne pourrait être lié qu'à un facteur exogène (forte remontée des taux d'intérêt, récession économique grave), ce qui ne semble pas se profiler pour les trimestres à venir, même si une légère hausse des taux directeurs est annoncée par la BCE.
Les comportements spéculatifs sont limités et sur le marché "utilisateurs", l'acquisition demeure dictée par le besoin de se loger et l'aspect patrimonial. Le risque de krach peut donc être raisonnablement écarté.

Source : http://www.cbre.fr/
CB Richard Ellis

 
 
 
www.mon-immeuble.com Web (Google)

Imprimer l'article

Conserver l'article

Envoyer à un ami

 
       
 

info@mon-immeuble.com

Copyright © 2006 MON-IMMEUBLE,
Dernière modification : 04/01/2008
réalisé par  Sitexpert

Partenaires : | Immobilier | Épargne Logement | Annuaire maison | Marrakech riad | Rachat credit proprietaire | Logement étudiant | Economie & Société