En 2002,
environ 7 % des locataires ont connu des retards de paiement de leur
loyer - étude réalisée par la DREES
En 2002, environ 7
% des locatairesont connu des
retards de paiementde leur loyer
au coursdes deux dernières
années.
Les couples avec enfantset les
familles monoparentalessont les
foyers les plus souventconcernés
par ces retards de loyer.Ces
difficultés sont avant tout liées
à la faiblesse de leurs ressourceset à des situations de chômagemais les situations d’impayéssont aussi fréquemment liéesà des évènements familiaux
(séparation, naissance ou départ
d’un grand enfant du foyer).
Les locataires du parc social
sont plus nombreux à avoir connu
des retards de loyer au coursdes
deux dernières années (9 %)que
ceux du parc privé, cet écart
étant en partie dû au fait que
les logement sociaux accueillent
des locataires ayant un plus faibleniveau de vie.
Quatre groupesde ménages ayant connu des retardsde loyer peuvent être distingués :
des familles
dont le loyer est plutôt
faible mais les ressources
très réduites ;
des personnes
seulesou des familles
monoparentaleslocataires du
parc privé qui doiventpayer
un loyer relativement élevé
malgré de faibles ressources ;
des couples
avec enfantsaux revenus
modestes ;
enfin, des
couples sans enfantou des
personnes seules, en moyenne
plus aisées mais qui ont souventconnu des changements
de situation.
En 2002, parmi les
24 millions de foyers prisen
compte dans l’enquête Logement, 39 % sont locataires, 57
% sont propriétairesdu logement
qu’ils occupent et 4 % sontlogés
gratuitement. Au sein des 9,2 millions delocataires, près d’un sur sept déclare avoir
connudes difficultés pour régler
son loyer au cours desdeux
dernières années. Ces difficultés exprimées sesont concrétisées pour près de la moitié d’entre
eux,soit 610 000 locataires, par
un retard d’au moins
deux mois dans le paiement de leurloyer.
En 2002, les
proportions de locataires ayant
exprimé des difficultés à payer leur loyer (14 %) ouayant connu des retards de paiement (6,7 %) sontlégèrement inférieures à celles observées six ansauparavant, en
1996 (respectivement 16,6 % et
6,9 %). Cette légère amélioration s’est dérouléedans un
contexte de reprise économique et decontraction de la pauvreté.
L’étude repose
sur l’exploitation de l’enquête Logement de l’INSEE qui
s’est déroulée entre décembre
2001 et février 2002. L’enquête porte sur un échantillon
de 45 000 logements et permet de décrirele parc de logements et les conditions
d’occupation par les ménages de leur résidence
principale. Lechamp de l’enquête
est constitué des seuls logements dits ordinaires. Sont
ainsi non pris en compteles
logements collectifs, en particulier les foyers.
Pour l’étude, l’échantillon a été restreint aux ménages
locataires de leur logement dont la personne deréférence n’est pas étudiante : sont pris en
compte les locataires d’un logement vide, les locataires
d’unmeublé ou d’une chambre
d’hôtel et les sous-locataires.
Le revenu pris en compte dans l’étude est constitué de
l’ensemble des revenus déclarés par le ménageà l’enquête : revenus d’activité professionnelle,
retraites, prestations familiales, minima sociaux,indemnités de chômage, revenus des placements
financiers. Les aides personnelles au logement perçuesne sont pas prises en compte dans les revenus et
les impôts ne sont pas déduits des revenus.
Les calculs de taux d’effort des locataires rapportent
le montant des loyers et des charges locatives aurevenu du ménage, ce revenu ne prenant pas en
compte le montant des aides personnelles au logement.
Le taux d’effort brut ne prend pas en compte le montant
des allocations logement éventuellement
perçues par le ménage. Le taux d’effort net retire au
montant des loyers et charges le montant desaides au logement reçues.
Source :
http://www.sante.gouv.fr/drees/
Études et résultats est une publication de la DREES -
N° 534 • novembre 2006 "Les ménages ayant des difficultés pour payer leur
loyer" par Delphine Nivière, DREES
(Direction de la Recherche des Etudes de l'Evaluation et des Statistiques)