| L'Indicateur
Crédit Foncier-Essec de la capacité moyenne pour un premier achat
immobilier dans l'ancien a reculé à 48,5 m2 au second semestre 2005
contre 50,7 m2 au premier semestre de l'an dernier.
Indicateur national
(France métropolitaine hors Corse)
Capacité d’achat moyenne
48,5 m² : dans
l’ancien, pour les ménages primo-accédants
éligibles, résidant sur le territoire français.
Marge de solvabilité
16,6 m² : écart
entre la capacité d’achat moyenne et la capacité
d’achat maximale.
L’effet de l’introduction du Nouveau Prêt à
Taux Zéro s’essouffle peu à peu : la capacité moyenne d’achat des
ménages primo-accédants sur l’ensemble du
territoire national pour le second semestre 2005 est revenue à sa valeur
d’il y a un an. En six mois, la capacité d’achat
moyenne des primo-accédants a baissé de plus de 2m² (soit une baisse de
plus de 4% depuis le premier semestre 2005) pour
s’établir à 48,5 m².
Cette dégradation est principalement due à une
hausse, toujours soutenue, des prix au m² dans l’ancien. En effet,
malgré le ralentissement du quatrième trimestre 2005, la hausse
des prix pour le second semestre 2005 (près de 15%
en glissement annuel) reste beaucoup trop importante pour être
compensée par la hausse des revenus ou par la baisse
des taux de crédits immobiliers : le pouvoir d’achat des ménages
est resté pratiquement constant sur la période et la
baisse des taux s’est ralentie au second semestre 2005.
La marge de solvabilité baisse brutalement au
second semestre 2005 (moins 1,4 m² contre moins 0,7 m² au 1er semestre
2005), correspondant à une baisse supérieure à 11% sur l’année
2005. Cette évolution s’explique en partie par
l’allongement de la durée des crédits ; en empruntant sur des durées de
25 ou 30 ans, les ménages primo-accédants
atteignent plus rapidement leur capacité d’achat maximale.
En conséquence, la capacité maximale d’achat
des ménages primo-accédants sur l’ensemble du territoire national
continue de baisser (65 m² contre 67,2 m², soit une baisse
supérieure à 3% sur un an).
Indicateur par région
La région où la capacité d’achat des ménages
primo-accédants est la plus faible reste l’Île-de-France avec 41,1 m²,
suivie par la région PACA.
La région où la capacité d’achat moyenne est la
plus élevée reste le Limousin, avec 121,4 m²,
soit trois fois la valeur de l’Île-de-France. Les variations les plus
fortes sur la dernière année considérée concernent
Rhône-Alpes avec une chute de 4,1% (hausse des prix marquée) et
Pays de la Loire avec une hausse de 2,1%.
Globalement, on ne constate pas un resserrement
des capacités d’achats d’une région à l’autre. Ainsi, à l’exception de
la région Languedoc-Roussillon, les régions où les capacités
d’achat sont faibles (l’Île-de-France, la région PACA ou la
région Rhône-Alpes) n’ont pas connu de hausses significatives de
leur capacité d’achat entre 2004 et 2005. En effet,
bien que les prix y soient déjà très élevés, ils continuent de
croître à un rythme comparable au reste des régions (voire
même supérieur pour la région Rhône-Alpes). A l’inverse, dans les
régions où les prix sont les moins élevés (le Limousin
ou l’Auvergne) les primo-accédants ont vu leur capacité d’achat
s’accroître de 0,3% entre 2004 et 2005.
Les grandes agglomérations
Les agglomérations de Nice et Marseille sont
celles où les capacités d’achat des ménages primo-accédants sont les
plus faibles (respectivement 37,1 et 48,8 m²). On
note en particulier la très forte chute de la capacité d’achat moyenne
sur l’agglomération marseillaise depuis le début
de l’année 2000 (une baisse de l’ordre de 20 m², soit 29%). Cette baisse
est supérieure à celles connues sur la plupart
des autres agglomérations.
A l’opposé, Lille et Bordeaux sont les deux
métropoles où la capacité d’achat moyenne est la plus élevée (plus de 64
m²). Lille est l’agglomération où la capacité
d’achat moyenne est la plus élevée (64,8 m² avec une légère augmentation
de 0,5% sur la dernière année considérée)
Toulouse et Lyon ont connu les plus fortes chutes de la capacité d’achat
des primoaccédants
sur leur agglomération depuis un an (-2,9% et -2,8% respectivement) en
raison principalement de fortes hausses des prix.
L’évolution générale montre deux périodes de
stagnation (2000-2001, 2004-2005) et une période de baisse de 2001 à
2004.
Bordeaux, Marseille et Lyon connaissent des évolutions similaires. Une
agglomération est restée quasiment stable :
Strasbourg. On retrouve des capacités d’achat moyennes similaires sur
toute la période entre Strasbourg et Lille ou Lyon et
Toulouse.
L’Île-de-France
La capacité d’achat des ménages primo-accédants
a fortement augmenté dans les Yvelines (78) et dans les Hauts-de-Seine
(92), c’est-à-dire dans les départements où la hausse des prix a été la
moins marquée. A l’opposé, la Seine Saint-Denis (93) est le département
de la Petite Couronne où les capacités d’achat moyennes sont les plus
élevées mais également les plus touchées par la
hausse des prix (-1,6%).
Les couples sans enfant ont moins bénéficié des
avantages du Nouveau Prêt à Taux Zéro que les couples avec deux
enfants, en raison des plafonds de revenus d’éligibilité, plus
souples pour ces derniers (déterminés en fonction de la
taille du ménage).
Toutefois, si l’on prend l’exemple de la Petite
Couronne, les couples avec deux enfants n’ont accès qu’à 51,9 m² et les
couples sans enfant à 48,5 m². Les couples avec enfants restent
donc, malgré tout, les ménages les plus fragilisés par la
hausse des prix, en dépit des avantages liés à l’instauration du
Nouveau Prêt à Taux Zéro.
La situation pour les célibataires reste
quasiment stable dans toute l’Île-de-France.
On remarque enfin qu’un ménage primo-accédant,
quelle que soit la composition du ménage, en choisissant de
s’éloigner en grande couronne, peut acquérir un logement deux
fois plus grand que dans Paris intra muros. |